BFM Business : Baromètre des SCPI au 2T 2018

Publié le 25 sept. 2018 par Jonathan - Mis à jour le 24 janv. 2019

Jonathan Dhiver, fondateur de MeilleureSCPI.com,était l'invité de l'émission Intégrale Placement sur BFM Business. Il y présentait les résultats des SCPI de rendement au second trimestre 2018 (collecte, performances des SCPI), mais livrait également les conseils à connaitre avant de commencer un investissement.

 

Les SCPI poursuivent leur lancée au 2T 2018

L'année 2018 se poursuit sur la même dynamique qu'au premier trimestre pour les SCPI de rendement. Avec 1,4 Md€ de collecte, elles enregistrent une hausse de 24 % par rapport au 1T 2018. Les investissements se sont poursuivis avec 900 M€ investis au cours de cette seconde période.  MeilleureSCPI.com prévoit un TDVM 2018 entre 4,30% et 4,35 %. 

Retrouvez l'intégralité de l'interview ci-dessous : 

 

Retrouvez la retranscription du baromètre des SCPI au 2T 2018 

Cédric : On va parler SCPI avec Jonathan Dhiver ! Bonjour Jonathan !

Jonathan : Bonjour Cédric !

Cédric : Merci de nous avoir rejoints. Le président et fondateur de MeilleureSCPI.com. On rappelle d’abord un peu les différents types, c’est toujours pas mal de remettre un petit peu l’ouvrage sur le métier quand même : la pierre-papier.

Jonathan : Qu’est-ce que c’est que la pierre-papier ? C’est important de le rappeler, parce qu’il y en a différentes. On va commencer avec les SCPI. Cela fait plus de 50 ans que cela existe : Société Civile de Placement Immobilier. On a aussi les SCI qui sont encore plus anciennes. Quelque part, c’est aussi de la pierre-papier. On a les OPCI grand public. Et puis on a aussi les foncières cotées. Donc en fait, la pierre-papier, c’est de l’investissement immobilier locatif qui est détenu sous forme d’actions ou de parts de société.

Cédric : Comment cela a collecté ce trimestre ?

Jonathan : Eh bien, c’était un bon trimestre! On a eu un trimestre qui était très positif. Je pense que tout le monde s’attendait à peut-être un petit recul, mais non…

Cédric : Pour le coup, la chaleur n’a pas joué sur la SCPI.

Jonathan : Non, pas du tout. En tout cas, cela a été positif.

Cédric : On ne vend plus de voyages, on ne vend plus de fringues, mais on vend des SCPI.

Jonathan : Mais justement, au contraire, je pense que les épargnants veulent pouvoir partir au chaud. Et justement avec les SCPI, c’est très bien parce que du coup, on n’a pas la contrainte de la gestion locative en direct. Donc plutôt un trimestre très positif : 1,4 Milliard d’euros en hausse de 24 % par rapport au premier trimestre 2018. Au sein de meilleureSCPI.com, on est vraiment persuadé sur le fait que la tendance va se poursuivre. C’est un produit de placement qui répond à beaucoup de problématiques. Et les jeunes aujourd’hui, ils n’ont plus envie de s’enquiquiner avec un locataire en direct.

Cédric : Il y a un autre avantage ou c’est le vrai avantage qui fait que finalement, cela séduit ?

Jonathan : Eh bien, je pense qu’un des principaux avantages de la SCPI, c’est le fait que l’on puisse investir à partir de quelques milliers d’euros. Vous n’êtes pas obligé de dépenser 150 000 € pour acheter. 170 000 € c’est l’investissement locatif moyen, les chiffres sont tombés ce matin. En SCPI, vous pouvez investir à partir de 1 000 € et c’est vraiment la différence par rapport à l’immobilier locatif direct. Et c’est totalement géré. Vous n’êtes pas obligé de gérer quoi que ce soit.

Cédric : On dit toujours quand on fait un petit bilan patrimonial etc, qu’il faut se poser la question un peu : à quoi va servir tel et tel produit dont je dispose dans mon « portefeuille », une SCPI aujourd’hui, cela sert à quoi patrimonialement ?

Jonathan : Alors, la SCPI, généralement, cela sert à un horizon de la retraite, de bénéficier de revenus complémentaires. Parce que c’est vrai qu’il faut quand même anticiper qu’il va y avoir une grosse baisse des retraites. On a beaucoup de clients qui, quand ils arrivent, ils voient leur niveau de retraite chuter fortement. C’est important de le préparer. Donc c’est pour cela qu’on appelle cela des revenus complémentaires, préparer des revenus complémentaires avec la SCPI. On peut avoir des problématiques aussi de constitution du capital. Vous pouvez investir à crédit en SCPI, le montant minimum est généralement aux alentours des 30 000 € si vous n’avez pas de capital, mais que vous avez une épargne possible chaque mois, eh bien vous pouvez le faire à travers un crédit. Donc vous voyez que vous pouvez avoir différentes façons d’investir en fonction des projets que vous avez, sachant que vous pouvez investir comptant, à crédit, en assurance-vie et puis récemment depuis une petite année, en version reprogrammée. Si vous souhaitez mettre 50 € par mois en SCPI, c’est possible, il y a un gérant qui vous le propose.

Cédric : Ce sont des formules effectivement pour investir en SCPI. Malgré tout, de la SCPI, vous l’avez rappelé au début, c’est de la pierre-papier, c’est de l’investissement « locatif ». Bon, voilà, c’est un bien immobilier. On a un locataire, on touche un loyer. Il n’y a rien de très innovant ou très nouveau, si ? Il y a de quoi se motiver en se disant : « Tiens, là, j’ai un truc nouveau, c’est diversifié, c’est… »

Jonathan : C’est vrai que sur le papier, on pourrait se dire : « Mais au final, ce n’est que de l’investissement locatif », mais c’est quand même un immobilier auquel les épargnants ne vont pas forcément avoir accès facilement. Quand vous voulez acheter un immeuble de bureau, du commerce, des maisons de retraite, de la logistique, forcément, tout de suite, le montant, il est important : plusieurs millions d’euros. En SCPI, c’est cela ce qui est intéressant, c’est que vous allez pouvoir investir dans une catégorie qui va vous intéresser, une catégorie, je ne sais pas : bureaux, commerce, spécialisées. Vous pouvez investir dans de l’immobilier de santé, c’est ce que beaucoup de Français font à travers la SCPI. On a une SCPI qui régulièrement atteint le record de collecte, c’est la SCPI Primovie. Parce qu’on a investi dans de la santé, dans des cliniques et vous donnez un sens un peu à votre épargne. Et aujourd’hui, on voit bien que les épargnants, ils sont intéressés par cela. Et que demain, avec les fonds SCPI qui seront ISR (Investissement Socialement Responsable), on va avoir encore une thématique encore plus forte. Les gérants font un travail assez exceptionnel par rapport à cela, pour faire en sorte que les épargnants donnent un sens supplémentaire à leur épargne.

Guillaume : Il va y avoir des SCPI ISR, labellisés ISR ? Il y a déjà peut-être d’ailleurs ?

Jonathan : Alors, pas encore, mais c’est les premières informations qu’on a. On sait que c’est…

Cédric : En gestation.

Jonathan : C’est en gestation importante de la part des gérants. Et je pense qu’on peut imaginer des SCPI qui sont investis dans le développement durable. Il y en a certaines qui le sont déjà. Des SCPI qui sont investies dans du logement à loyer modéré. Il y en a déjà aussi avec Pierre 48. Vous voyez ? Donc vous avez quelque part une ribambelle de possibilités de labélisation ISR pour les fonds, ce qui est une bonne nouvelle, parce que cela veut dire que les gérants de SCPI sont dans une dynamique extrêmement forte, socialement responsable. Et puis, cela permettra quelque part sans doute, d’avoir aussi des valeurs capitales qui seront bonifiées. On voit que les performances sur les fonds ISR sont généralement excellentes.

Cédric : Juste pour rappeler que ces derniers mois on a pointé du doigt, et vous y compris, l’énorme engouement bien évidemment que suscitaient ces SCPI. On s’est interrogé pour savoir s’il y avait une bulle. La réponse était souvent : mais il faut que ces pays se diversifient. Il n’y a pas que le huitième arrondissement dans l’Haussmannien et on a vu pas mal de SCPI partir notamment à l’étranger. C’est toujours le cas ? Ça donne quoi ? Ça marche ?

Jonathan : Alors définitivement, les SCPI sont des fonds immobiliers paneuropéens. Il faut que les épargnants aient cela en tête. Les SCPI, depuis 4-5 ans investissent de manière massive dans différents pays d’Europe, que ce soit l’Europe du Nord ou du Sud, parce que cela permet de diversifier, de mutualiser encore un peu plus les fonds immobiliers, les fonds SCPI. On voit qu’il y a aussi des opportunités de marché. On peut aller se positionner dans certains marchés immobiliers d’entreprise qui offrent des prix au mètre carré qui sont peut-être inférieurs au marché français, des rendements supérieurs. Donc, on voit bien que c’est une tendance lourde. Et on a eu au cours du trimestre une SCPI qui est même allée se positionner en Angleterre. Donc vous voyez que la diversification, elle est importante. Et puis, elle n’est pas très lointaine, mais en tout cas, elle est engageante.

Cédric : On termine juste avec un petit mot, on a une idée du rendement que ça va afficher ?

Jonathan : Le rendement, selon nos perspectives depuis le début d’année, on était entre 4,30 et 4,40 %, on resserre entre 4,35 et 4,40 %. Voilà, le rendement pour l’année 2018 prévisionnel.

Guillaume : Il y a la question sur la valorisation des parts aussi on entend beaucoup que les prix dans l’immobilier sont élevés en général, y compris dans les bureaux. Donc si j’achète aujourd’hui des SCPI, je peux espérer ce rendement-là, mais est-ce que plus tard, quand je revendrai mes parts, je risque une moins-value, parce que j’achète aujourd’hui au plus haut ?

Jonathan : C’est une excellente question Guillaume parce qu’on voit bien qu’il y a toute cette logique de quantitative easing qui fait que quelque part les valeurs d’actifs sont importantes. La bonne nouvelle, c’est que le marché immobilier de bureau en Île-De-France est extrêmement porteur. On voit que les taux d’occupation sont records, qu’il y a des revalorisations de loyers, qui sont importantes, avec le Brexit, qui fait qu’il y a beaucoup d’entreprises qui se rapatrient en Île-De-France. En tout cas, je pense qu’il y a des perspectives qui sont bonnes au niveau de la revalorisation des loyers. Il faut être prudent quand les épargnants investissent en SCPI, on ne met pas tous ses œufs dans le même panier et on investit régulièrement.

Cédric : Merci beaucoup pour ces quelques éclairages sur le monde des SCPI, Jonathan Dhiver pour MeilleureSCPI.com.

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