
Collecte et dividendes Ă©levĂ©s, liquiditĂ© maĂ®trisĂ©e : malgrĂ© un contexte sanitaire et Ă©conomique inĂ©dit la pierre papier a rĂ©sistĂ© en 2020. Les SCPI de bureau, dont le patrimoine est composĂ© d’actifs rĂ©silients, rentables et de bonne qualitĂ©, ont particulièrement bien su tirer leur Ă©pingle du jeu. Il devrait en ĂŞtre de mĂŞme en 2021.Â
Plus de 4 % de rendement en 2020
Les SCPI investies dans l’immobilier tertiaire (bureaux, commerces, entrepôts…) ont rapporté en moyenne 4,40 % en 2020. Comme souvent, cette moyenne recèle des disparités. Ainsi, les SCPI diversifiées, parmi lesquelles on retrouve les SCPI dites « opportunistes », ont rapporté en moyenne 4,82 % alors que celles de commerces, plus impactées par la crise de la Covid-19, n’ont versé que 3,67 % à leurs associés.
Les SCPI de bureaux, quant Ă elles, ont rapportĂ© 4,04 % en 2020. Un rĂ©sultat lĂ©gèrement en-deçà de la moyenne car elles sont le plus souvent anciennes (Ă l’origine, les SCPI investissent seulement dans des bureaux) avec un patrimoine très qualitatif et très bien placĂ© (dans le QCA, Quartier Central des Affaires Ă Paris, par exemple).Â
Une collecte élevée
En 2020, les SCPI ont collecté 6,03 milliards d’euros. Un résultat certes en baisse (-29,5 %) par rapport au niveau –record- de 2019 (8,55 milliards) mais cela reste néanmoins la troisième meilleure collecte de l’histoire de la pierre papier. Les SCPI de bureaux ont encore collecté près de 3 milliards l’année dernière. Ce montant devrait leur permettre de saisir les opportunités du marché, plus nombreuses depuis le début de la crise sanitaire
Une stabilité des parts attendue
En 2020, les SCPI de bureaux ont augmentĂ© leurs parts de 1,40% en moyenne, davantage que la moyenne des SCPI (1,12 %). Cette annĂ©e, la valeur des parts des SCPI de bureaux devrait rester stable car leurs patrimoines sont de bonne qualitĂ©. MĂŞme si quelques rares actifs pourraient voir leur valeur locative baisser, cela n’affectera pas la valeur des parts de SCPI. En effet, celle-ci est fixĂ©e en fonction de la valeur rĂ©elle (dite de reconstitution) du patrimoine au sein d’une fourchette comprise entre -10 et +10 %. Or, on estime qu’aujourd’hui les parts des SCPI sont, en moyenne, valorisĂ©es Ă un niveau de 5 Ă 7  % infĂ©rieur Ă leur valeur de reconstitution. Si cette dernière venait Ă diminuer, cela ne se rĂ©percute donc pas sur le prix des parts.Â
L’impact du tĂ©lĂ©travail sur l’immobilier de bureaux Â
Selon une Ă©tude rĂ©alisĂ©e pour le conseil international en immobilier Savills, 73 % des salariĂ©s et des dirigeants souhaitent limiter le recours au tĂ©lĂ©travail Ă 2 jours par semaine. Bien loin donc du concept de « remote companies », c’est-Ă -dire des sociĂ©tĂ©s sans bureaux, voire sans siège. Le tĂ©lĂ©travail tel qu’il est envisagĂ© ne devrait pas avoir d’incidences importantes sur le marchĂ© des bureaux, tout au plus permettra-t-il d’instaurer des rotations d’effectifs et donc l’alternance de salariĂ©s Ă un mĂŞme poste. L’Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière (IEIF) a estimĂ© que cette stratĂ©gie diminuerait de 14 % les besoins en surface.Â
Source des chiffres : IEIF / Rock n Data
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