Cette actualité en 30 secondes
- Pour profiter du rebond 2014, ciblez lâimmobilier de bureaux en investissement : volumes en hausse de 48 % et retour Ă des niveaux dâavant-crise en Ăle-de-France.
- Pour limiter le risque locatif, privilĂ©giez Paris QCA, QAO et La DĂ©fense : ces marchĂ©s concentrent lâessentiel des transactions et affichent des performances record.
- Pour sécuriser vos implantations, anticipez un marché locatif encore prudent : la reprise est là mais reste dépendante des incertitudes économiques et fiscales.
- Pour optimiser vos arbitrages, concentrez-vous sur les grandes surfaces > 5 000 mÂČ : segment le plus dynamique avec 62 transactions et forte demande des grands comptes.
Bilan immobilier bureaux 2014 : record d'investissements et reprise du marché locatif
La fin de lâannĂ©e est lâoccasion pour les grands acteurs de lâimmobilier de bureaux de revenir sur les performances du marchĂ© des bureaux en 2014. Câest lâexercice auxquels se plient entre autres Jones Lang LaSalle, Cushman & Wakefield ainsi que BNP Paribas Real Estate, qui nous livrent leur vision de lâannĂ©e Ă©coulĂ©e, afin de mieux envisager celle Ă venir. Un tel bilan est riche dâenseignements, car lâannĂ©e 2014 a Ă©tĂ© inĂ©gale dans ses performances. En effet, le marchĂ© locatif nâa pas suivi le fort rebond du marchĂ© de lâinvestissement, qui revient pour sa part Ă des niveaux dâavant-crise (avec une spectaculaire hausse de 46% pour lâIle-de-France). On constate Ă©galement de fortes disparitĂ©s gĂ©ographiques, avec des chiffres record pour Paris QAO (quartier des affaires de lâouest) et La DĂ©fense.
Lâinvestissement au beau fixe
La bonne santĂ© du marchĂ© de lâinvestissement se vĂ©rifie aussi sur lâinvestissement dans lâimmobilier de bureaux, qui reprĂ©sente la majoritĂ© des transactions. Selon Cushman & Wakefield, 14,4 milliards dâeuros ont Ă©tĂ© investis dans ce type de biens en France, soit une hausse de 48% par rapport Ă 2013. Si Paris QCA reste privilĂ©giĂ© avec 28% du volume investi, La DĂ©fense atteint cette annĂ©e les 13% (contre 9% en 2013). Stephan von Barczy de Jones Lang LaSalle note que ce marchĂ© est âdĂ©correlĂ© du marchĂ© locatif et de lâĂ©conomie locale pour rĂ©pondre Ă une logique de marchĂ©s financiersâ, ce qui explique de telles performances dans un contexte locatif un peu moins extatique.
La reprise tranquille du marché locatif

Si la moyenne dĂ©cennale nâest pas atteinte en 2014, le marchĂ© locatif des bureaux en France se redresse de 13 % aprĂšs une annĂ©e 2013 difficile et se rapproche des rĂ©sultats de 2010.Alors que lâannĂ©e avait bien commencĂ©, lâattentisme a finalement pris le dessus au second semestre, pour Cushman & Wakefield, les doutes sur la reprise de la croissance nâĂ©tant toujours pas dissipĂ©s. MalgrĂ© les stimuli gouvernementaux, monĂ©taires et pĂ©troliers qui bĂ©nĂ©ficient Ă lâĂ©conomie et restaurent les taux de marge des entreprises, lâenvironnement macroĂ©conomique incertain a dĂ©couragĂ© des acteurs locatifs en manque de visibilitĂ©. Les incertitudes sur lâenvironnement politique, rĂ©glementaire et fiscal ont freinĂ© le retour Ă une meilleure situation.
JLL insiste nĂ©anmoins sur le dynamisme du dernier trimestre. Au regard des demandes, lâactivitĂ© locative devrait ainsi confirmer sa reprise en 2015.
Des disparités fortes par quartier et par type de bien
On notera dans ce contexte la surperformance de certains quartiers particuliÚrement recherchés par les investisseurs et les locataires. Ainsi, La Défense se démarque par des résultats exceptionnels, en hausse de 123% par rapport à 2013 pour Cushman & Wakefield (124% selon la BNP). Ceux-ci sont portés par 13 transactions de plus de 4 000 m2 (30 000 m2 pour AXA IM, 23 000 m2 pour HSBC par exemple...) qui représentent 74% du volume total de la demande placée dans ce quartier.
Paris QCA demeure une valeur sĂ»re mĂȘme si, pour la BNP la hausse de 17% des transactions se fait en trompe-lâĆil. En effet, plus de la moitiĂ© des transactions supĂ©rieures Ă 4000 m2 dans ce secteur ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es au premier trimestre.
De son cÎté, Paris QAO regagne en dynamisme avec des niveaux supérieurs de 16% à la moyenne décennale. A noter, la surperformance de Levallois-Perret qui bat son record en captant à elle seule 43% de la demande placée à Paris QAO.
En revanche, les boucles Nord et Sud de Paris sont en retrait avec des baisses respectives de 36% et 29% du volume des transactions et de moins en moins de chantiers en cours (en repli de -35% et -41% sur 2014).
Les grandes surfaces (> 5000 m2) représentent le créneau le plus dynamique du trimestre (+24 par rapport à 2013), avec 62 transactions. Les petites et moyennes surfaces ont bien performé (+8 % selon BNP), tandis que les surfaces intermédiaires sont en repli.
Ă propos de l'auteur
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