Cette actualité en 30 secondes
- Inquiet de la volatilité post-Brexit ? Oriente ton épargne vers des valeurs refuge comme les SCPI, moins sensibles aux chocs boursiers que les actions bancaires.
- Marre des rendements en chute de l’assurance vie ? Les SCPI offrent autour de 5 % contre 2–3 % pour les fonds euros, tout en restant accessibles aux particuliers.
- Peur d’un krach immobilier à la britannique ? Les SCPI françaises sont diversifiées (bureaux, commerces, crèches, Ehpad, seniors, durable) et moins exposées au risque UK.
- Crains le gel des rachats comme au Royaume-Uni ? Choisis des SCPI gérées par des acteurs solides, avec une politique prudente de liquidité et de diversification.
Après brexit : un retour vers les valeurs refuge

Après le référendum britannique entérinant le Brexit, les tensions sur le marché immobilier britannique inquiètent les investisseurs. Si le risque de contagion est pour l’heure limité, il pourrait se traduire par un renforcement de l’attractivité de certains placements dont les SCPI font partie.
Le 23 juin dernier, le peuple britannique a rendu son verdict : la Grande-Bretagne quittera l’Union européenne (UE). Dans la foulée, quasiment toutes les valeurs bancaires ont été chahutées sur les marchés financiers, notamment les grandes banques américaines et asiatiques qui avaient installé leur siège européen à Londres. Plus largement, les valeurs européennes ont accusé des pertes plus ou moins significatives et les craintes de transmission de la crise à l’économie réelle sont bien… réelles.
Quel impact sur le marché immobilier britannique ?
Les investisseurs anticipent une récession au Royaume-Uni, qui tient tout à la fois à la modification des relations commerciales entretenues avec les pays de l’UE et le reste du monde, à la perte d’attractivité de la City et au risque de réduction des investissements. La banque d’affaires Goldman Sachs anticipe déjà une baisse de la croissance de 2,25% à 2% pour le second semestre 2016. Le Royaume-Uni risque donc de payer bien cher sa dépendance à l’industrie financière, dont il avait fait sa spécialité.
Le ralentissement de l’activité économique aurait pour conséquence directe la baisse de la valeur de l’immobilier commercial (bureaux et commerces) détenu par les fonds immobiliers. Sans parler de panique, on peut parler d’un changement de stratégie de la part des clients qui veulent sortir des fonds immobiliers et multiplient les ordres de ventes. Certains gérants, faute de cash en quantité suffisante pour les rembourser, ont été contraints de geler les rachats. Six gérants britanniques de fonds immobiliers au moins ont suspendu les rachats de parts temporairement : Standard Life, Aviva Investors, M&G, Henderson, Columbia Threadneedle Investments et Canadian Life.
Quelles conséquences pour la France ?
Ces conséquences sont de deux ordres : politiques et économiques. Au plan politique, certains responsables politiques français, de gauche comme de droite, regardent avec intérêt cette démarche. Pour autant, si l’avenir se trouve dans les urnes à l’approche de l’élection présidentielle de 2017, il est peu probable que le « oui » l’emporte en cas de référendum pour la sortie de l’UE. Mais on ne sait jamais…
Au plan économique et financier, en revanche, les conséquences sont beaucoup plus directes et faciles à identifier. La volatilité extrême, qui s’est traduite par une chute du CAC 40 de -8% (soit le double de la chute constatée au moment de la faillite de Lehman Brothers en 2008) a conduit à un mouvement sur les marchés que les experts appellent fly to quality. Les investisseurs se reportent sur des valeurs qu’ils considèrent comme sûres. C’est le cas, notamment, des obligations d’Etat qui devraient voir encore leurs taux baisser. C’est aussi le cas des contrats d’assurance vie, majoritairement investis en obligations (fonds en euros). Leur rendement, pourtant orienté à la baisse depuis plusieurs années, devrait continuer à diminuer. Récemment, le Haut Conseil de la stabilité financière (HCSF) a ainsi rappelé à l’ordre les assureurs en invitant ces derniers à ne pas trop puiser dans leurs réserves.
Dans ces conditions, la pierre-papier fait figure, une fois de plus, de valeur refuge. Ce placement sert des rendements de l’ordre de 5% contre 2 à 3% pour l’assurance vie. C’est aussi un placement flexible, pas uniquement concentré sur les bureaux et les commerces, mais aussi ouvert à d’autres secteurs comme les crèches, les Ehpad, les résidences seniors ou encore le développement durable. Comme l’indiquait Frédéric Puzin, président de Corum, sur BFM Business, les SCPI peuvent profiter de l’effet Brexit.
À propos de l'auteur
J'ai fondé MeilleureSCPI.com, Meilleur-GF.com, Meilleur-GFV.com, et Epargne-Mensuelle.com. J'adore tout ce qui touche à l'épargne, l'éducation financière, et la fixation d'objectifs.

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