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Baromètre TPE 2026 : les dirigeants entre optimisme et vigilance

Publié par Jonathan Dhiver
Mis à jour le 22 juil. 2026
17 min. de lecture
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Les dirigeants de très petites entreprises (TPE) abordent le second semestre 2026 dans un climat paradoxal : les indicateurs de confiance se redressent nettement par rapport au début de l'année, mais la vigilance reste de mise face aux enjeux de trésorerie, de facturation électronique et de développement commercial. Cette 84ᵉ vague du Baromètre de conjoncture des TPE IFOP pour Fiducial, réalisée en juin 2026 auprès de 1 003 dirigeants de TPE (0 à 19 salariés), intervient après plusieurs trimestres marqués par le pessimisme et les tensions financières.

Les résultats montrent une amélioration sensible du moral des dirigeants, tout en confirmant que l'environnement reste contraint : les vacances d'été ne sont pas synonymes de repos, la rentrée s'annonce chargée en chantiers prioritaires, et les attentes vis‑à‑vis des pouvoirs publics demeurent élevées.

Des vacances loin d'être synonymes de repos pour les dirigeants de TPE

Des congés plus courts que la durée légale des salariés

Selon le baromètre, les dirigeants de TPE prennent en moyenne 20,2 jours de congés par an, dont 10,9 jours pendant la période estivale. Ces niveaux sont très proches de ceux observés en 2015 (19,1 jours de congés annuels et 10,9 jours l'été), ce qui traduit une certaine stabilité des comportements sur plus de dix ans, mais ils restent inférieurs aux cinq semaines de congés payés auxquelles ont droit les salariés.

La contrainte est loin d'être marginale :

  • 13 % des dirigeants déclarent ne prendre aucun congé sur l'ensemble de l'année.
  • 31 % n'envisagent pas de partir pendant l'été 2026.

La taille de l'entreprise influence directement la capacité à décrocher :

  • Dirigeants sans salarié : 19,2 jours de congés annuels en moyenne.
  • Dirigeants de TPE employant 10 à 19 salariés : 24,8 jours de congés.

Plus la structure est dotée en ressources humaines, plus le dirigeant peut déléguer et s'autoriser une coupure. À l'inverse, l'isolement du chef d'entreprise dans les TPE unipersonnelles se traduit par une disponibilité quasi permanente.

Une majorité continue de travailler autant, voire plus, pendant l'été

Contrairement à l'image d'un été ralenti, l'activité reste soutenue pour une majorité de dirigeants :

  • 53 % déclarent travailler autant que le reste de l'année.
  • 22 % travaillent davantage.
  • 25 % indiquent travailler moins durant juillet‑août.

Les écarts sectoriels sont marqués :

  • Hôtellerie : secteur le plus sous tension, 46 % des dirigeants déclarent travailler davantage l'été, porté par la saison touristique.
  • Industrie : 30 % des dirigeants signalent une hausse de l'activité estivale.
  • Services aux entreprises : ce secteur est proportionnellement plus nombreux à réduire son temps de travail, profitant davantage du creux saisonnier.

L'été apparaît ainsi comme une période stratégique plutôt qu'un temps de pause, avec une forte dépendance au cycle sectoriel.

Pourquoi certains dirigeants renoncent‑ils à leurs congés ?

Parmi les 31 % de dirigeants ne prévoyant pas de partir en vacances en 2026, plusieurs déterminants se cumulent, souvent liés à la trésorerie, au niveau d'activité et aux contraintes de ressources humaines.

Principales raisons de ne pas partir en congés :

  • Manque de moyens financiers : 27 %
  • Chiffre d'affaires particulièrement important durant l'été : 26 %
  • Manque de personnel pour assurer le suivi de l'activité : 21 %
  • Préférence pour partir à une autre période de l'année : 21 %
  • Priorité donnée aux salariés : 13 %

Ces motifs montrent que le renoncement aux congés est rarement un choix de confort. Il s'inscrit dans une logique d'arbitrage économique et organisationnel, où la survie et la continuité de l'activité priment sur la récupération du dirigeant.

Un état d'esprit partagé entre motivation et interrogations

À l'approche de l'été, les ressentis des dirigeants sont loin d'être homogènes. Le premier sentiment cité est celui d'un retour de motivation pour développer l'activité, mentionné par 26 % des répondants.

Les autres états d'esprit exprimés :

  • 23 % s'interrogent sur l'avenir de leur entreprise.
  • 15 % disent reprendre leur souffle après une période difficile.
  • 12 % se déclarent sous pression avant la rentrée.
  • 12 % préfèrent reporter certaines décisions importantes à septembre.

Ce mix d'énergie retrouvée et de prudence traduit un regain d'optimisme, mais sans bascule vers l'euphorie : les dirigeants restent sensibles à la fragilité de leur environnement, notamment après plusieurs trimestres marqués par les hausses de coûts et les tensions sur la demande.

Des salariés qui réduisent également leurs congés estivaux

Les évolutions ne concernent pas que les dirigeants : les salariés de TPE adaptent eux aussi leurs comportements de congés. Pendant l'été 2026 :

  • 55 % des dirigeants indiquent que leurs collaborateurs prennent au moins trois semaines de congés sur juillet‑août.

Cette proportion reste majoritaire, mais recule fortement par rapport à 2005, où elle atteignait 74 %, soit une baisse de 19 points en vingt‑et‑un ans. Le baromètre relie cette tendance à la pression du pouvoir d'achat et à des comportements plus prudents, certains salariés cherchant à maximiser leurs revenus par davantage de temps travaillé.

Concernant l'organisation des congés :

  • 53 % des dirigeants n'imposent aucune restriction sur les périodes de congés.
  • Parmi les 47 % ayant une politique de gestion des congés :
    • 21 % incitent leurs salariés à poser leurs congés sur les périodes de moindre activité.
    • 15 % privilégient une répartition des congés entre collaborateurs.
    • 14 % imposent certaines périodes de congés.
    • 5 % interdisent certaines périodes.

Cette flexibilité relative souligne la volonté des dirigeants de concilier attractivité sociale, continuité de service et contraintes de business.

Plus d'un tiers des entreprises fermeront pendant l'été

Le baromètre indique que 36 % des dirigeants prévoient de fermer leur entreprise pendant l'été 2026. Cette proportion est stable par rapport aux données recueillies vingt ans plus tôt, ce qui montre que la fermeture estivale reste un mode d'organisation bien ancré dans certaines professions.

La réalité est toutefois très différente selon les secteurs :

  • Dans l'hôtellerie, seules 18 % des TPE envisagent une fermeture estivale, la saison étant au contraire un pic d'activité.

Principaux chiffres de l'été 2026 (Baromètre TPE – Vague 84) :

  • Dirigeants prévoyant de prendre des congés : 69 %
  • Dirigeants ne prévoyant pas de congés : 31 %
  • Entreprises qui fermeront durant l'été : 36 %
  • Dirigeants ne prenant aucun congé dans l'année : 13 %
  • Durée moyenne des congés annuels : 20,2 jours
  • Durée moyenne des congés estivaux : 10,9 jours

À retenir : l'été demeure une période sous contraintes pour les dirigeants de TPE. Les arbitrages entre trésorerie, maintien de l'activité et gestion des équipes conduisent une part non négligeable d'entre eux à réduire leurs congés, voire à les sacrifier entièrement, tout en préparant déjà une rentrée placée sous le signe de la sécurisation financière et réglementaire.

Une rentrée 2026 marquée par des priorités clairement identifiées

Après l'été, les dirigeants abordent la rentrée avec un moral plus favorable qu'en début d'année : 63 % se disent optimistes à l'approche du second semestre 2026, même si 12 % continuent d'indiquer ressentir une pression particulière. Cette amélioration s'accompagne d'une rentrée structurée autour de trois chantiers majeurs : trésorerie, obligations réglementaires (dont la facturation électronique) et développement commercial.

les-grands-chantiers-prioritaires

La préservation de la trésorerie, chantier central de la rentrée

La préservation de la trésorerie arrive en tête des priorités, citée par 45 % des dirigeants comme principal chantier pour la rentrée 2026. Dans un environnement marqué par l'inflation des coûts (énergie, achats, charges) et une demande jugée incertaine, ce focus traduit une volonté de :

  • Sécuriser les liquidités ;
  • Réduire les fragilités de financement ;
  • Anticiper d'éventuels à‑coups de conjoncture.

Cette priorité est cohérente avec l'évolution récente des difficultés financières : la proportion de TPE déclarant rencontrer des difficultés de trésorerie ou de financement recule à 33 %, soit 13 points de moins qu'au trimestre précédent, mais reste suffisamment élevée pour maintenir la vigilance au cœur de la stratégie.

La préparation à la facturation électronique au cœur des enjeux réglementaires

La deuxième priorité concerne les nouvelles obligations administratives, fiscales et réglementaires, citées par 42 % des dirigeants. Derrière ce terme générique, le baromètre met en avant la mise en œuvre de la facturation électronique, qui va progressivement s'imposer aux entreprises dans le cadre de la réforme de la TVA et de la dématérialisation des flux.

Pour les TPE, cet enjeu recouvre plusieurs dimensions :

  • Investissements logiciels et choix de solutions compatibles ;
  • Adaptation des processus de facturation et de suivi de la clientèle ;
  • Montée en compétences internes sur les outils numériques ;
  • Articulation avec l'expert‑comptable et les obligations fiscales.

La facturation électronique agit ainsi comme un levier de digitalisation forcée, mais aussi comme un risque de désorganisation si elle n'est pas anticipée.

Le développement commercial reste une priorité forte

Le développement ou la relance de l'activité commerciale est la troisième priorité, citée par 40 % des dirigeants. Ce niveau, très proche des enjeux de trésorerie et d'adaptation réglementaire, montre que les TPE ne sont pas dans une posture uniquement défensive :

  • Volonté de conquérir de nouveaux clients ;
  • Diversification des débouchés pour réduire la dépendance à certains segments ;
  • Relance de projets différés pendant les périodes de tension.

Dans la dynamique observée depuis début 2025, où la stagnation de l'activité est devenue le scénario dominant pour plus de la moitié des dirigeants, ce retour de l'axe commercial marque une forme de réactivation des ambitions de croissance.

Les autres priorités de la rentrée

Au‑delà de ce trio de tête, les dirigeants mentionnent une série d'autres chantiers, de moindre ampleur mais révélateurs des enjeux structurels du tissu TPE :

  • Faire face à la hausse des coûts : 17 %
  • Accélérer la digitalisation de l'activité : 17 %
  • Investir dans du matériel ou moderniser les locaux : 16 %
  • Réduire la dépendance à certains fournisseurs : 15 %
  • Engager des actions liées à la transition écologique ou à la sobriété énergétique : 8 %
  • Recruter des salariés : 6 %
  • Ne mentionner aucun chantier particulier : 9 %

Ce classement met en évidence une focalisation sur la gestion et la sécurisation du modèle économique avant les enjeux de croissance externe ou de structuration de l'emploi. Les sujets de transition écologique et de sobriété énergétique montent, mais restent encore cités par une minorité.

Des priorités différenciées selon les secteurs

Le baromètre souligne plusieurs spécificités sectorielles dans le choix des chantiers prioritaires :

  • Industrie et hôtellerie accordent davantage d'importance à la digitalisation (respectivement 25 % et 26 %, au‑dessus de la moyenne).
  • Le secteur du BTP cite plus fréquemment les actions liées à la transition écologique et à la sobriété énergétique (14 %).

Ces écarts illustrent la façon dont la transformation numérique et la transition énergétique s'inscrivent différemment selon les modèles économiques et les contraintes réglementaires propres à chaque secteur.

Le recrutement, une priorité clairement secondaire

Le recrutement apparaît comme l'un des sujets les moins cités, avec seulement 6 % des dirigeants le considérant comme un chantier majeur pour la rentrée. Ce faible niveau est cohérent avec la situation de l'emploi observée dans le baromètre :

  • 7 % des dirigeants ont recruté ou prévoient de recruter.
  • 7 % ont supprimé ou envisagent de supprimer des postes.
  • Le solde net de créations d'emplois est nul.

Par ailleurs, le recours à l'emploi saisonnier reste limité, avec 9 % seulement des dirigeants déclarant recruter des saisonniers pour l'été. Dans un contexte où le moral remonte mais où la visibilité sur la demande reste imparfaite, la priorité est donnée à la stabilisation plutôt qu'à l'expansion des effectifs.

Les attentes des dirigeants envers les pouvoirs publics

Au‑delà de la gestion interne, le baromètre interroge les dirigeants sur les mesures qu'ils souhaiteraient voir mises en œuvre avant la fin du quinquennat. Les résultats confirment une exigence forte vis‑à‑vis de la puissance publique, dans un contexte où la confiance dans l'exécutif national reste très faible.

Baisse des charges et simplification administrative en tête

Les principales attentes exprimées sont les suivantes :

  • Baisser les charges des entreprises : 61 %
  • Simplifier les démarches administratives : 35 %
  • Réduire le coût du travail pour faciliter le recrutement : 23 %
  • Mettre en place des mesures face à la hausse des prix de l'énergie : 22 %
  • Faciliter la transmission et la reprise des entreprises : 16 %
  • Soutenir l'apprentissage et la formation professionnelle : 15 %

Ce socle d'attentes traduit une demande d'allègement du poids normatif et fiscal pesant sur les TPE et de soutien à leur compétitivité. Les hausses de prix de l'énergie, déjà identifiées comme une source majeure de préoccupation dans les vagues précédentes du baromètre, restent au cœur des demandes.

Une confiance limitée envers le gouvernement

Malgré l'amélioration des indicateurs économiques, la confiance envers le gouvernement reste très faible : seulement 17 % des dirigeants déclarent lui faire confiance, un niveau en légère hausse (+1 point) mais toujours marginal.

À l'inverse :

  • 83 % des dirigeants déclarent ne pas avoir confiance, dont :
    • 28 % " plutôt sans confiance " ;
    • 55 % " pas du tout confiants ".

Cette défiance prolonge les constats dressés dans les vagues précédentes, où près de 90 % des dirigeants déclaraient ne pas faire confiance aux mesures économiques portées par l'exécutif. Elle explique en partie la demande de simplification et de baisse de charges : dans un environnement perçu comme incertain et peu lisible, les TPE recherchent des repères stables et une réduction des contraintes.

Un regain d'optimisme porté par une meilleure perception de l'activité

La 84ᵉ vague du Baromètre de conjoncture des TPE met en évidence une amélioration nette des indicateurs de confiance, après une séquence 2025‑début 2026 marquée par des records de pessimisme. Ce redressement reste partiel, mais il dessine un paysage moins sombre qu'auparavant.

L'optimisme progresse concernant le climat des affaires

Concernant le climat général des affaires, 26 % des dirigeants se déclarent désormais optimistes, soit une progression de 9 points par rapport au trimestre précédent. Il s'agit du niveau le plus élevé depuis le deuxième trimestre 2024, alors que le pessimisme avait atteint des niveaux record en 2025 (85 % de dirigeants pessimistes).

Le pessimisme demeure toutefois majoritaire :

  • 73 % des dirigeants restent pessimistes, dont :
    • 42 % " assez pessimistes " ;
    • 31 % " très pessimistes ".

Le mouvement observé est donc celui d'un allègement du pessimisme plutôt que d'une bascule vers l'optimisme généralisé.

Une majorité de dirigeants optimistes pour leur propre activité

L'amélioration est plus nette lorsqu'il s'agit de la situation propre de chaque entreprise :

  • 54 % des dirigeants se déclarent optimistes pour l'évolution de leur activité, soit +14 points par rapport au trimestre précédent.
  • Il s'agit de la première majorité d'opinions favorables depuis le deuxième trimestre 2025.

En face :

  • 46 % des dirigeants demeurent pessimistes, dont :
    • 37 % " assez pessimistes " ;
    • 9 % " très pessimistes ".

Après une période où le scénario dominant était la stagnation voire la contraction, cette inversion du rapport de forces entre optimistes et pessimistes signale un redressement de la confiance dans le business model des TPE, même dans un environnement macroéconomique jugé encore fragile.

Des écarts importants selon les secteurs

Les niveaux d'optimisme varient fortement d'un secteur à l'autre :

Sur le climat général des affaires :

  • BTP : niveau d'optimisme supérieur de 14 points à la moyenne.
  • Hôtellerie : niveau supérieur de 8 points à la moyenne.
  • Industrie : 10 points en dessous de la moyenne.
  • Services aux entreprises : -8 points par rapport à la moyenne.
  • Santé et action sociale : -7 points.

Sur les perspectives propres à l'entreprise :

  • Santé et action sociale : optimisme supérieur de 8 points à la moyenne.
  • Hôtellerie : +6 points par rapport à la moyenne.
  • Industrie : -14 points sous la moyenne.

Ces écarts traduisent des conjonctures sectorielles très différenciées : l'hôtellerie bénéficie de la dynamique touristique estivale ; le BTP reste porté par la continuité des chantiers et les besoins de rénovation ; l'industrie continue de subir les effets des hausses de coûts et des incertitudes sur la demande.

niveau-d-optimisme

Les difficultés financières reculent

Sur le plan financier, le baromètre enregistre une amélioration notable :

  • 33 % des entreprises déclarent rencontrer des difficultés financières, soit une baisse de 13 points par rapport au trimestre précédent.
  • 67 % des dirigeants indiquent ne pas rencontrer de difficultés de ce type.
  • Parmi les entreprises en tension, 15 % qualifient leurs difficultés d'importantes.

Selon Fiducial, il s'agit de l'un des niveaux les plus faibles enregistrés depuis la création de cet indicateur en 2023, alors qu'il pointait encore à près de 46 % de TPE en difficulté en 2025. Cette accalmie apparente explique le renforcement de l'optimisme sur l'activité, mais n'empêche pas la trésorerie de rester en tête des priorités de rentrée.

Un marché de l'emploi stable, sans rebond

Les perspectives d'emploi restent globalement stables et peu dynamiques :

  • 7 % des dirigeants ont recruté ou prévoient de recruter.
  • 7 % ont supprimé ou envisagent de supprimer des postes.
  • Le solde net de créations d'emplois est nul.

Le recours aux saisonniers est limité à 9 % des TPE, confirmant que l'ajustement aux variations d'activité se fait davantage via l'intensité du travail des dirigeants et des équipes existantes que par des recrutements temporaires.

Ce qu'il faut retenir du Baromètre TPE 2026

Le Baromètre de conjoncture des TPE – Vague 84 (juin 2026) met en lumière un paysage nuancé :

  • Les indicateurs de confiance se redressent sensiblement :
    • 54 % des dirigeants sont optimistes pour leur activité.
    • 63 % abordent la rentrée avec optimisme.
    • La part de TPE déclarant des difficultés financières recule à 33 %.
    • La perception du climat des affaires progresse de 9 points.
  • Les priorités de gestion restent clairement centrées sur :
    • la préservation de la trésorerie ;
    • la préparation aux nouvelles obligations administratives et réglementaires, en particulier la facturation électronique ;
    • le développement ou la relance de l'activité commerciale.
  • Les attentes envers les pouvoirs publics demeurent élevées, avec un focus sur :
    • la baisse des charges ;
    • la simplification administrative ;
    • le soutien à la compétitivité face à la hausse des coûts et aux incertitudes de demande.

Au total, le Baromètre TPE 2026 décrit des dirigeants entre optimisme et vigilance : soulagés de voir les difficultés financières se desserrer, mais pleinement conscients que la solidité de leur trésorerie, l'adaptation aux nouvelles règles – notamment la facturation électronique – et la capacité à relancer l'activité commerciale resteront les déterminants essentiels de la résilience de leurs entreprises dans les prochains mois.

À retenir

Le Baromètre TPE 2026 révèle un moral en amélioration mais encore fragile : les dirigeants restent concentrés sur la trésorerie, la facturation électronique et le développement commercial, tout en faisant face à une pression de travail estivale forte et à une confiance limitée envers l'État. L'optimisme progresse, mais la vigilance demeure la règle.

Sources

  • Baromètre de conjoncture des TPE IFOP pour Fiducial – Vague 84, juin 2026.
  • Vagues précédentes du Baromètre TPE 2023‑2025 (IFOP / Fiducial).
  • Analyses économiques Fiducial sur la situation financière des TPE.

Conseil de l'expert

En tant que conseiller en gestion de patrimoine, je recommande aux dirigeants de TPE de transformer ce regain d'optimisme en plan d'action concret : établissez un tableau de trésorerie glissant sur 12 mois, anticipez dès maintenant votre migration vers la facturation électronique avec votre expert‑comptable, et identifiez 2 à 3 leviers commerciaux rapides (fidélisation, relance clients inactifs, hausse ciblée des prix) pour sécuriser votre marge. Cette approche graduelle limite les risques tout en renforçant la résilience de votre entreprise.



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À propos de l’auteur

Jonathan Dhiver

Jonathan Dhiver

J'ai fondé MeilleureSCPI.com, Meilleur-GF.com, Meilleur-GFV.com, et Epargne-Mensuelle.com. J'adore tout ce qui touche à l'épargne, l'éducation financière, et la fixation d'objectifs. Je pense qu'une des clés est de mettre de l'argent de côté dès le début du mois. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à me contacter (via le formulaire de contact) !

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