
Les SCPI restent un placement solide pour investir sur le long terme dans la pierre. Même si elles sont touchées par des conditions du marché moins favorables, elles permettent aux épargnants de s’en sortir, grâce à la mutualisation du risque locatif.
L’investissement en SCPI en cas de crise
Rebond de l’inflation, tension sur les taux d’intérêt, baisse des prix de l’immobilier... plusieurs facteurs peuvent entraîner des variations de prix plus ou moins importantes dans le secteur immobilier. Il est clair que ces conjonctures immobilières auront un effet sur les SCPI, et elles peuvent en souffrir. Mais il faut toujours considérer les SCPI comme un investissement de long terme et un outil de diversification offrant un couple rendement-risque attractif par rapport aux autres placements.
Avant d’investir dans une SCPI, il faut aussi accepter l’idée que la volatilité et la moindre liquidité de l’actif sont bien présentes. En cas de cycle défavorable, le prix de l’immobilier baissera et la liquidité du marché sera incertaine. Il appartient à l’investisseur de ne pas toucher à ses liquidités pour continuer à rentabiliser son investissement. De leur côté, les SCPI acquièrent régulièrement des actifs, que ce soit en bas de cycle ou en haut de cycle, afin de lisser le prix d’acquisition. C’est le meilleur amortisseur en cas de crise, une solution qui n’est pas envisageable en investissant dans l’immobilier en direct.
Bien choisir la SCPI dans laquelle investir
La diversification est aussi, pour les SCPI, un moyen efficace d’amortir les difficultés en cas de baisse du marché. D’ailleurs, les SCPI sont différentes les unes des autres, que ce soit dans la composition de leur patrimoine ou dans la qualité de leurs actifs.
Certaines SCPI peuvent avoir du mal à résister à un retournement des tendances de l’immobilier, car elles ont choisi des villes secondaires ayant un taux de vacance élevé ou ont investi dans des immeubles obsolètes, etc. D’autres, par contre, peuvent très bien limiter les risques grâce à une stratégie de diversification de leurs investissements, aussi bien géographique que typologique. Par exemple, les SCPI qui ont investi dans une ville où l’activité économique est variée pourront limiter les risques.
Comme dans l’immobilier en direct, l’emplacement est le premier critère qui impacte sur la valeur d’un immeuble. Investir dans des biens en Europe ou encore des biens liés à des activités acycliques peut aussi s’avérer efficace pour limiter l’impact d’une crise sur la valeur de l’immeuble.
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À propos de l'auteur
Jonathan Dhiver, fondateur de MeilleureSCPI.com et conseiller en gestion de patrimoine, est passionné d'épargne (SCPI, GFI, Assurance-vie, fonds pro immobilier). Il a développé avec son équipe la méthode Monujo : une approche globale pour comprendre son patrimoine, en suivre la rentabilité et faire des choix adaptés à ses objectifs.

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