Cette actualité en 30 secondes
- Anticipez la hausse de la demande de bureaux : la baisse du chĂŽmage 2015â2016 dope lâoccupation et sĂ©curise vos loyers.
- Profitez des taux réels encore attractifs pour investir avant la remontée mécanique liée à la faible inflation.
- Ciblez les marchĂ©s les plus porteurs (Allemagne, puis France) oĂč la croissance tirera en prioritĂ© lâimmobilier tertiaire.
- Misez sur la reprise de la construction dĂšs miâ2015 : repositionnez vos actifs ou lancez vos projets avant la concurrence.
- IntĂ©grez la baisse du pĂ©trole et de lâeuro : marges des entreprises en hausse = capacitĂ© accrue Ă louer et Ă investir.
Perspectives Ă©conomiques pour 2015/2016 : une reprise de lâemploi positive pour le marchĂ© de lâimmobilier
Les perspectives Ă©conomiques dâhiver pour 2015, publiĂ©es le mois dernier par la Commission europĂ©enne dans le cadre du semestre europĂ©en*, font Ă©tat dâune reprise de la croissance en Europe en 2015 et 2016 sur fond dâamĂ©lioration de lâenvironnement macroĂ©conomique international. MarquĂ©e par un faible regain dâactivitĂ©, lâannĂ©e 2014 devrait donc laisser place Ă une croissance plus dynamique au cours des deux prochaines annĂ©es. En particulier, la baisse du taux de chĂŽmage devrait se traduire par une augmentation de la consommation de bureaux dans certains Etats membres.
LâannĂ©e 2014 sâest achevĂ©e sur le constat dâune reprise faible, mais rĂ©elle, de lâactivitĂ© en Europe, avec une progression de 0,8 % dans la zone euro et de 1,3 % dans lâUnion. La poursuite du dĂ©sendettement des administrations publiques, des entreprises et des particuliers a cependant constituĂ© un frein Ă la reprise. La Commission dĂ©plore Ă©galement un rythme trop lent dans lâadoption de politiques structurelles visant Ă amĂ©liorer la flexibilitĂ© du marchĂ© du travail et renforcer la croissance potentielle.
Les deux prochaines annĂ©es devaient toutefois enregistrer de meilleures performances, avec respectivement + 1,3 % et + 1,9 % en zone euro, ainsi que + 1,7 % et + 2,1 % pour lâUnion dans son ensemble. Cette relative embellie serait essentiellement due Ă une augmentation de la consommation des mĂ©nages, les investissements et les exportations demeurant stables sur la pĂ©riode. Ces moyennes cachent des disparitĂ©s importantes selon les Etats : aprĂšs 0,4 % de croissance lâannĂ©e derniĂšre, la France devrait renouer avec un rythme plus soutenu, de 1 % en 2015 et 1,8 % en 2016. LâAllemagne conserverait une croissance supĂ©rieure, de 1,5 % Ă 2 %. Lâinflation, quant Ă elle, restera proche de 0 % cette annĂ©e. Elle pourrait mĂȘme atteindre - 0,1 %, mais devrait passer Ă 1,3 % en 2016 sous lâeffet notamment du plan de rachats de titres de la BCE.
Deux facteurs macroĂ©conomiques internationaux auront un impact positif sur la croissance en Europe. La baisse des prix du pĂ©trole, initiĂ©e lâannĂ©e derniĂšre, devrait se poursuivre en raison dâune stagnation de la demande et dâune production en hausse. Ce phĂ©nomĂšne, qui se traduit par une augmentation du pouvoir dâachat des mĂ©nages, permettra de soutenir la consommation. Il aura aussi un impact direct sur les marges des entreprises, qui pourront ainsi se dĂ©sendetter ou financer leurs investissements plus facilement. Seul bĂ©mol, la pression Ă la baisse sur le niveau des prix entraĂźnera mĂ©caniquement une hausse des taux dâintĂ©rĂȘts rĂ©els, alors que la BCE nâa plus de marge de manĆuvre sur les taux nominaux. DeuxiĂšme facteur positif, la dĂ©prĂ©ciation de lâeuro, causĂ©e par le changement de politique monĂ©taire aux Etats-Unis et une reprise Ă©conomique plus vigoureuse dans ce pays. Cette baisse de lâeuro permettra dâabord aux entreprises europĂ©ennes de gagner en compĂ©titivitĂ©. Elle constituera aussi, via le renchĂ©rissement des biens importĂ©s, une pression inflationniste bienvenue.
La Commission prĂ©voit une lĂ©gĂšre amĂ©lioration sur le marchĂ© de lâemploi, avec un taux de chĂŽmage en repli, de 10,4 % en 2015 Ă 10,2 % en 2016. DĂ©jĂ , pendant les quatre derniers mois de lâannĂ©e 2014, lâemploi avait progressĂ© de 0,2% dans les services. La hausse du taux de participation** sur lâannĂ©e ayant pour effet de peser sur les chiffres de lâemploi, ces chiffres relativement faibles font en fait Ă©tat dâune situation significativement meilleure. Plus gĂ©nĂ©ralement, lâemploi devrait bĂ©nĂ©ficier de lâadoption de politiques de flexibilisation du marchĂ© du travail, comme cela a dĂ©jĂ Ă©tĂ© fait en Espagne et au Royaume-Uni au lendemain de la crise. Un retour au plein-emploi est cependant exclu pour les prochaines annĂ©es en raison dâun niveau de croissance encore trop faible.
ConsĂ©quence directe de la reprise Ă©conomique et de la diminution du taux de chĂŽmage, le secteur de lâimmobilier devrait bĂ©nĂ©ficier dâune demande plus dynamique, notamment en bureaux. MalgrĂ© une situation encore difficile dans lâimmobilier rĂ©sidentiel Ă Chypre, en France et en Italie, oĂč le marchĂ© poursuit son ajustement, lâinvestissement dans la construction devrait se redresser au 2Ăšme trimestre 2015 et sâaccĂ©lĂ©rer en 2016. La Commission constate que les perspectives de demande sont bien meilleures que les annĂ©es prĂ©cĂ©dentes et que la confiance dans le secteur de la construction a retrouvĂ© son niveau dâavant-crise dans la plupart des Etats membres de lâUnion.
* mĂ©canisme de rĂ©vision pĂ©riodique de la situation Ă©conomique dans lâUnion et des politiques macroĂ©conomiques des Etats membres au regard de la stratĂ©gie europĂ©enne.
** des personnes inactives, câest-Ă -dire non comptabilisĂ©es dans les statistiques du chĂŽmage, dĂ©cident de revenir sur le marchĂ© du travail, en sâinscrivant en tant que demandeurs dâemploi
Source : European Commission, European Economic Forecast, Winter 2015.
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