Cette actualité en 30 secondes
- Comprendre l’immobilier en partage pour adapter vos projets : passer de la simple propriété à l’usage, la flexibilité et la création de lien social.
- Réduire le risque d’obsolescence de vos actifs : intégrer dès la conception des espaces modulables, réversibles et centrés sur les usages réels.
- Faire évoluer votre business model immobilier : combiner immobilier et numérique pour co-concevoir des logements plus simples, abordables et désirables.
- Renforcer la valeur de vos actifs en centre-ville : miser sur mixité, densité assumée et qualité des espaces publics pour doper attractivité et flux.
- Piloter vos stratégies d’investissement : considérer l’utilisateur final comme futur co-gestionnaire de l’immeuble pour rester aligné sur les nouveaux usages.

La 7e édition de la conférence annuelle ULI France s’est tenue le jeudi 9 novembre 2017. Plus de 150 professionnels se sont rassemblés autour du thème « L’immobilier en partage, moins de biens, plus de lien ».
7e édition de la conférence annuelle ULI France
Cette conférence a mis en avant le fait que l’immobilier évolue et tend vers des pratiques de partage de l’espace et d’optimisation des usages. Elle a non seulement permis de mettre en relation les décideurs du secteur, mais aussi de leur fournir plus d’éclaircissement sur les enjeux auxquels répond l’immobilier en partage.
Michel Lussault a introduit la conférence en soulignant que le monde est actuellement marqué par une rupture fondamentale. Pour ce co-fondateur et éditorialiste de la revue « Tous Urbains », l’homme est le principal vecteur de changement. Individualisation, mobilisation, numérisation… ce sont ces nouvelles dynamiques sociales qui entraînent les mutations dans les sociétés. Les manières de penser de l’homme créent de nouvelles conceptions de l’espace et de l’aménagement du territoire.
Lors de cette conférence, deux tables rondes se sont tenues, à savoir les nouveaux Business Models et le droit à l’hyper-centre.
1​​​ table ronde : les nouveaux Business Models
Pour cette table ronde, plusieurs questions autour de l’immobilier en partage et les problématiques engendrés par celui-ci ont été débattues, entre autres les incidences sur les métiers de l’immobilier, les nouveaux modèles économiques à mettre en place et les business models qui émergent.
Inès Reinmann-Toper - Directrice associée en charge de l’immobilier, Edmond de Rothschild Corporate Finance - a évoqué la nécessité de créer des espaces qui répondent à l’usage, à la mobilité au cœur des changements, à la souplesse et à l’innovation.
Nathalie Palladitcheff - Vice-présidente exécutive et chef des finances, Ivanhoé Cambridge - a par contre souligné la difficulté de gérer l’obsolescence face à cette nécessité d’être souple et flexible sur des projets long terme. Rémi Feredj - Directeur général, La Poste Immo - a quant à lui proposé l’écoute et la capacité d’adaptation comme solutions pour rester attentif face à l’évolution des usages.
Pendant tout le débat, la notion d’espace public a aussi été soulevée. Pour les intervenants, il est nécessaire de réfléchir à la valeur des immeubles.
Pour Nathalie Palladitcheff, il faut avoir une vision ambitieuse du bien. Le bien doit rester structurant, principal. Elle a ajouté que c’est d’ailleurs la mission de L’ULI, de garder cette mission d’urbanisation et ensuite de bien attacher le lien derrière. Pour son intervention, Benjamin Delaux - Président de HABX – a tenu à expliquer comment s’est construit son business model. Pour lui, la rencontre entre le monde de l’immobilier et l’univers du numérique peut faire naître une façon plus simple et plus abordable de concevoir son logement.
Cette table ronde s’est terminĂ©e par l’affirmation que « tĂ´t ou tard, les utilisateurs seront un relais sur la gestion de l’immobilier ». Â

2e table ronde : le droit à l’hyper-centre
La seconde table ronde de la confĂ©rence Ă©tait axĂ©e sur l’avenir des centres-villes. Les acteurs prĂ©sents Ă la confĂ©rence ont tentĂ© de trouver comment faire du centre-ville un lieu de partage, de mixitĂ© et d’accessibilitĂ©. Â
Michel Lussault a d’abord tenu à signaler qu’il n’y a pas un seul mais des centres, en prenant Paris comme exemple, une ville constituée d’une quinzaine de centralités. Un avis qu’il partage avec François Leclerc qui pense aussi que ces centres reprennent un avantage comparatif puisqu’ils sont porteurs de valeur, de connexion et d’espace public. Il a d’ailleurs insisté sur la nécessité de réinventer ces villes. Pour Stéphane Theuriau - Président du Directoire d’Altarea Cogedim François Leclercq - il est nécessaire de réfléchir à de grandes opérations pour développer l’attractivité d’un lieu.
Par rapport à la demande croissante pour le centre-ville sur des espaces saturés, Karen Cook - Founding Partner, PLP Architecture - a souligné qu’il ne faut pas avoir peur de la densité. Elle a également ajouté qu’il faut créer plus d’espaces en se concentrant sur des espaces publics.
Pour Michel Lussault, l’immobilier et le foncier est la base de la production de valeurs. A titre d’exemple, il a évoqué Dubaï avec « des Skylines dans les centralités de grande hauteur qui attirent les investisseurs ».
Par ailleurs, quelques vieilles décisions de l’urbanisme ont été pointées du doigt par Stéphane Theuriau. Pour lui, il est nécessaire de construire plus rapidement et plus gros pour avoir une pertinence d’un point de vue de l’attractivité du territoire.
Pour conclure la conférence, il a été dit que l’urbanisme se construit autour des réseaux, que les biens devraient se construire avec des liens.
Source : Compte-rendu – conférence annuelle – ULI france
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