Cette actualité en 30 secondes
- Vérifiez la diversification géographique du GFI : éviter les zones les plus exposées est le premier levier pour réduire votre risque incendie à long terme.
- Privilégiez les GFI combinant feuillus et résineux, avec plans de gestion et entretien régulier : cela limite la propagation des feux et renforce la résilience des massifs.
- Assurez-vous qu’une couverture spécifique incendie est en place sur l’ensemble des forêts : elle complète la prévention et sécurise financièrement votre investissement.
- Demandez comment la société de gestion intègre les projections CNRS et climatiques dans la sélection des forêts : un GFI doit anticiper le risque à l’horizon 2100.
- Avant d’investir, confrontez le risque incendie, la liquidité et le risque de perte en capital à votre horizon et à vos objectifs patrimoniaux avec un conseiller indépendant.

Le risque incendie occupe désormais une place centrale dans la gestion des GFI, ou groupements forestiers d'investissement, en France. Face à la multiplication des feux de forêt et à l'allongement de la saison des incendies, les stratégies forestières évoluent pour permettre une meilleure résilience des massifs et une anticipation des événements extrêmes.
Dans ce contexte, la démarche de Vatel Capital se distingue par une approche structurée : diversification géographique, sélection des territoires, diversification des essences, entretien des peuplements, suivi de proximité et assurance prenant en charge le risque incendie. À ce jour, aucune forêt gérée par la société n'est concernée par les incendies en cours, ce qui illustre l'impact de cette politique prudente.
Aucune forêt de Vatel Capital touchée : une diversification géographique maîtrisée
Une implantation hors des zones les plus exposées
Les incendies actuellement observés sur le territoire français n'affectent, à ce jour, aucune des forêts gérées par Vatel Capital. Cette situation résulte d'une stratégie de diversification mise en œuvre à l'échelle nationale.
Le patrimoine forestier est réparti sur l'ensemble du territoire, à l'exception du sud-est et du sud-ouest de la France, deux zones identifiées comme particulièrement exposées aux feux. Cette orientation réduit la concentration du patrimoine dans des régions à risque élevé. Elle ne supprime pas le risque incendie, mais limite l'exposition directe aux zones historiquement les plus vulnérables.
Cette politique de diversification géographique s'inscrit dans une démarche d'adaptation au changement climatique, avec une attention portée aux territoires dont le niveau de vigilance est appelé à évoluer.
Diversification des essences et gestion technique des massifs
La stratégie de Vatel Capital ne repose pas uniquement sur la localisation des forêts. Elle intègre une diversification des essences, combinant feuillus et résineux. Cette association vise à renforcer la résilience des forêts face aux aléas climatiques et aux épisodes extrêmes.
Chaque forêt est gérée dans le cadre d'un plan simple de gestion, qui définit les interventions sylvicoles, les coupes, les opérations d'entretien et les objectifs de production. Les massifs font l'objet d'un suivi régulier par des gestionnaires forestiers présents à proximité du terrain, avec une surveillance renforcée lors des périodes à risque.
Cette approche permet d'agir sur plusieurs leviers :
- contrôle de la densité des peuplements ;
- gestion des sous-bois et des végétaux combustibles ;
- organisation des accès et des cloisonnements de coupe ;
- observation des signes de stress hydrique ou sanitaire.
En combinant diversification forestière, entretien et suivi, la gestion vise à limiter la propagation potentielle d'un feu et à maintenir des peuplements plus résilients.
Une couverture d'assurance dédiée au risque incendie
Toutes les forêts gérées par Vatel Capital bénéficient d'une assurance prenant en charge le risque incendie. En France, en 2026, l'incendie reste un risque assurable, distinct du régime des catastrophes naturelles (" Cat-Nat ").
Les travaux économiques sur la prévention soulignent l'intérêt d'un système articulant assurance privée, assureurs et réassureurs, afin de mutualiser le risque et d'accompagner les démarches de prévention. Dans le cas des fonds forestiers, l'assurance vient permettre une protection financière complémentaire aux mesures de gestion et de diversification.
Axe de prévention | Mise en œuvre dans le patrimoine |
|---|---|
Diversification géographique | Répartition sur le territoire national, hors sud-est et sud-ouest |
Sélection des acquisitions | Analyse de l'exposition actuelle et future des territoires |
Diversification forestière | Association de feuillus et de résineux |
Gestion des massifs | Plans simples de gestion et entretien régulier |
Surveillance | Suivi de terrain renforcé pendant les périodes à risque |
Assurance incendie forêt | Couverture de toutes les forêts, notamment contre l'incendie |
CNRS : une nouvelle cartographie du risque incendie
Une étude de référence publiée en mai 2026
Le CNRS a publié le 28 mai 2026 une étude intitulée Résilience des interfaces urbaines face aux incendies de végétation en contexte de changement climatique. Disponible sur le site du ministère de la Transition écologique, ce travail propose une analyse fine :
- de la transformation du risque incendie en France et en Europe ;
- des interactions entre espaces urbanisés et milieux naturels ;
- des solutions de prévention liées à la végétation, aux bâtiments, à la réglementation et à l'assurance.
Les conclusions éclairent les incendies ayant affecté plusieurs régions françaises au cours de l'année 2026, tout en apportant des projections jusqu'à la fin du siècle.
97 % des incendies européens d'origine humaine et pertes en forte hausse
L'un des enseignements majeurs de l'étude tient au rôle des activités humaines : 97 % des incendies en Europe sont directement ou indirectement d'origine humaine. Les départs de feu ne sont donc pas uniquement liés au climat, mais aussi à l'organisation des territoires et aux usages.
Les conséquences économiques suivent une trajectoire ascendante. Dans les pays membres de l'OCDE, les pertes économiques annuelles liées aux feux ont augmenté de 360 % entre 2015 et 2024. Cette progression témoigne de l'intensification des événements extrêmes et des dommages aux infrastructures, aux logements et aux ressources naturelles.
Une forêt française en expansion et des interfaces en hausse
La surface forestière française a été multipliée par deux depuis le XIXe siècle. Elle a encore progressé de 10 % au cours des 40 dernières années. Cette dynamique contribue à l'augmentation de la continuité forestière dans certains territoires, en particulier lorsque les activités agricoles et pastorales reculent.
Parallèlement, entre 2008 et 2024, l'urbanisation a consommé près de 300 000 ha d'espaces agricoles, naturels ou forestiers. L'étalement urbain et la déprise agro-pastorale modifient la configuration des territoires, en multipliant les zones où habitat pavillonnaire, friches et îlots de végétation se trouvent au contact direct des milieux naturels.
Les interfaces entre villes et espaces naturels jouent un rôle central dans la propagation des feux. Elles ne se limitent pas aux habitations situées en pleine forêt, mais englobent :
- zones commerciales ;
- infrastructures ;
- parcelles agricoles ;
- îlots de végétation ;
- habitat dispersé ;
- friches ;
- espaces issus de la déprise agricole.
Ces configurations, en expansion, concentrent populations, bâtiments, équipements et végétaux exposés. Un modèle unifié de cartographie est en cours de validation pour mieux évaluer le niveau global de risque à l'échelle nationale.
Donnée scientifique | Valeur |
|---|---|
Part des incendies européens d'origine humaine | 97 % |
Progression des pertes économiques entre 2015 et 2024 | +360 % |
Progression de la surface forestière française en 40 ans | +10 % |
Espaces agricoles, naturels ou forestiers consommés par l'urbanisation (2008-2024) | Près de 300 000 ha |
Augmentation projetée de la vigilance incendie annuelle | Plus de 20 jours par an |
Part du territoire métropolitain concernée par l'allongement de la saison des feux à +4 °C | 90 % |
Facteurs d'incendies extrêmes et allongement de la saison des feux
Combinaison de facteurs favorisant les incendies extrêmes
Plusieurs facteurs peuvent contribuer au déclenchement et à la propagation d'un incendie de végétation :
- concentrations de population ;
- densité des infrastructures ;
- épisodes de sécheresse ;
- continuité horizontale de la végétation ;
- continuité verticale des végétaux ;
- accumulation de matières combustibles ;
- évolution des conditions météorologiques.
De faibles variations dans la combinaison de ces paramètres peuvent faire basculer une prévision d'extinction rapide vers un événement de grande ampleur.
L'indice forêt-météo constitue en France une base opérationnelle pour apprécier le danger. Les recherches portent sur l'identification des situations où un incendie peut devenir extrême, avec l'enjeu d'anticiper ce basculement pour adapter les stratégies d'évacuation et de protection.
Conséquences écologiques, sociales et économiques durables
Le feu fait partie du fonctionnement de nombreux écosystèmes et a contribué à la structuration de certains milieux. Néanmoins, des incendies intenses ou répétés peuvent provoquer des effets durables :
- dégradation des sols ;
- phénomènes d'érosion ;
- altération durable des milieux ;
- pertes humaines ;
- répercussions sociales et économiques ;
- effets en cascade au-delà de la zone incendiée.
La portée d'un incendie dépasse donc largement les arbres détruits. Les impacts peuvent se prolonger dans le temps et sur des espaces plus vastes que le périmètre directement touché.
Plus de 20 jours supplémentaires de vigilance incendie d'ici la fin du siècle
Le changement climatique augmente la probabilité de grands incendies, y compris dans des régions jusqu'ici moins exposées. Les projections de l'indice forêt-météo anticipent une progression de la fréquence des événements extrêmes dans le nord de la France.
À la fin du siècle, la durée annuelle de vigilance incendie devrait augmenter de plus de 20 jours sur une grande partie du territoire. Avec une hausse de température de +4 °C, la saison des feux pourrait s'allonger sur 90 % du territoire métropolitain.
Les régions historiquement moins concernées pourraient donc connaître une hausse sensible de leur niveau de vigilance, ce qui renforce l'intérêt d'une diversification géographique et d'une actualisation des critères de sélection des forêts.
Des projections jusqu'à la période 2079-2098
Les projections scientifiques comparent deux périodes :
- 1979 à 1998 : climat historique de référence ;
- 2079 à 2098 : période située à la fin du siècle.

La première carte indique le nombre de jours annuels présentant un risque élevé d'incendie, avec un indice forêt-météo supérieur à 30. La seconde montre l'augmentation attendue du nombre de jours à risque dans un scénario sans réduction des émissions, avec plusieurs catégories :
- supérieure ou égale à +30 jours ;
- comprise entre +20 et +30 jours ;
- comprise entre +10 et +20 jours ;
- comprise entre +5 et +10 jours ;
- inférieure à +5 jours.
Ces projections structurent désormais les décisions d'investissement forestier à long terme.
Vatel Capital : une sélection des acquisitions orientée par les projections
Éviter les zones projetées comme sensibles pour les GFI et la Foncière Forestière
Les projections du risque incendie à l'horizon de la fin du siècle sont intégrées dans la sélection des forêts pour les GFI et la Foncière Forestière.
Vatel Capital prévoit d'éviter l'acquisition de forêts situées dans les zones cartographiées en jaune sur la carte de projection issue des travaux du CNRS. Ces secteurs sont identifiés comme plus sensibles en termes de fréquence et d'intensité des feux.
Cette orientation complète les critères déjà utilisés pour constituer le patrimoine :
- exposition actuelle au risque incendie ;
- caractéristiques climatiques locales ;
- continuité de la végétation et interfaces urbaines ;
- qualité sylvicole des peuplements.
L'intégration de ces données permet de tenir compte d'un risque évoluant dans l'espace et dans le temps, à l'échelle de plusieurs décennies.
Le rôle de l'altitude dans l'exposition au feu
Certaines forêts apparaissent en bordure des secteurs sensibles sur la cartographie nationale. Toutefois, leur altitude et leurs conditions climatiques locales peuvent limiter le risque.
Les peuplements situés en altitude bénéficient généralement de températures plus fraîches et de conditions plus humides. Leur exposition au risque incendie peut ainsi être plus réduite que ne le laisserait supposer une simple lecture de la carte.
L'analyse d'une forêt ne peut pas reposer uniquement sur sa position géographique apparente. Elle doit intégrer :
- altitude ;
- régime de précipitations ;
- typologie de la végétation ;
- organisation des interfaces avec les milieux urbanisés.
Cette grille de lecture est utilisée pour affiner la sélection des acquisitions et adapter la stratégie des fonds forestiers.
Prévenir le risque incendie : leviers sur la végétation, le bâti et l'urbanisation
Réduire et interrompre la continuité des combustibles
La gestion des combustibles végétaux consiste à diminuer régulièrement la quantité de végétaux susceptibles d'alimenter un incendie et à rompre leur continuité horizontale et verticale.
La distance de sécurité préconisée se situe entre 30 et 100 mètres, soit environ 1,5 à 3,5 fois la hauteur de la végétation. Cette largeur prend en compte le rayonnement thermique et la hauteur potentielle des flammes.
L'entretien des massifs et la réduction de la continuité des végétaux font partie des mesures de prévention identifiées, en cohérence avec les plans simples de gestion appliqués aux forêts gérées par Vatel Capital.
Adapter les bâtiments au risque incendie de forêt
L'évolution du bâti constitue un autre axe de prévention. Plusieurs actions peuvent être envisagées dans les zones exposées :
- utiliser des matériaux plus résistants au feu ;
- protéger les ouvertures (portes, fenêtres, aérations) ;
- éloigner les combustibles artificiels des façades et des abords ;
- installer, lorsque la situation le justifie, des dispositifs d'aspersion ;
- recourir à des retardateurs de feu lorsque cela est pertinent.
Ces mesures visent à limiter la vulnérabilité des constructions aux incendies de végétation, en cohérence avec les orientations des plans de prévention.
Encadrer l'urbanisation : rôle des PPRIF
Les Plans de prévention du risque incendie de forêt (PPRIF) imposent en France des règles relatives :
- à l'urbanisation ;
- à la sécurisation des constructions ;
- aux aménagements des abords.
Le suivi de leur mise en œuvre constitue un enjeu important dans les territoires où l'habitat et les infrastructures se développent à proximité des espaces naturels. Le respect de ces plans participe à la réduction du risque global.
Associer prévention et assurance
L'assurance complète les mesures de gestion forestière et d'aménagement.
Pour les forêts gérées par Vatel Capital, la couverture assurantielle vient s'ajouter :
- à la diversification du patrimoine ;
- à l'entretien des massifs ;
- au suivi de terrain par les gestionnaires forestiers.
Cette combinaison de prévention et d'assurance contribue à une approche intégrée du risque incendie forêt.
Une stratégie forestière appelée à évoluer
Adapter la gestion à un risque en transformation
L'évolution du risque incendie impose une adaptation progressive de la gestion forestière. La seule situation actuelle d'un territoire ne suffit plus pour apprécier son exposition sur plusieurs décennies.
L'approche retenue par Vatel Capital repose sur plusieurs leviers complémentaires :
- poursuivre la diversification géographique ;
- sélectionner les acquisitions en tenant compte des projections climatiques ;
- diversifier les essences forestières ;
- entretenir régulièrement les massifs ;
- maintenir un suivi de proximité par les gestionnaires forestiers ;
- conserver une couverture d'assurance ;
- éviter les zones projetées comme sensibles pour les futures acquisitions.
Le risque incendie ne peut pas être entièrement supprimé. Il peut cependant être anticipé, suivi et intégré aux décisions de constitution et de gestion d'un patrimoine forestier.
Les risques propres à l'investissement en GFI
Un placement de long terme exposé à plusieurs types de risques
L'investissement dans un fonds forestier via un GFI s'inscrit dans une perspective de long terme. Il comporte notamment :
- un risque de perte en capital ;
- un risque de liquidité lié à la nature des actifs forestiers.
D'autres facteurs peuvent également affecter un investissement forestier :
- aléas climatiques, dont les incendies ;
- risques sanitaires (ravageurs, maladies) ;
- évolution du marché du bois.
Chaque décision d'investissement doit être appréciée au regard de la situation personnelle, des objectifs patrimoniaux et du profil de risque de l'investisseur, dans le cadre d'un conseil adapté.
Cette information ne constitue ni une offre commerciale ni un conseil en investissement.
Conclusion – Ce qu'il faut retenir sur le risque incendie pour les GFI
À ce jour, aucune forêt gérée par Vatel Capital n'est touchée par les incendies en cours. La stratégie actuelle s'appuie sur une implantation diversifiée, hors du sud-est et du sud-ouest, sur la combinaison de feuillus et de résineux, sur l'entretien régulier des massifs, le suivi de proximité et une couverture d'assurance dédiée au risque incendie.
Les projections climatiques et les travaux du CNRS invitent néanmoins à élargir la vigilance : à la fin du siècle, le risque élevé d'incendie pourrait concerner davantage de régions et la durée annuelle de vigilance progresser de plus de 20 jours sur une grande partie de la France, avec une saison des feux susceptible de s'étendre à 90 % du territoire métropolitain.
Pour les futures acquisitions des GFI et de la Foncière Forestière, les zones apparaissant en jaune sur la projection scientifique seront évitées, tout en tenant compte du rôle de l'altitude et des conditions locales. La prévention repose ainsi sur une lecture croisée de l'évolution climatique, des caractéristiques territoriales et de la répartition globale du patrimoine forestier.
À retenir
Vatel Capital limite le risque incendie de ses GFI via une diversification géographique hors zones les plus exposées, une gestion forestière active (essences, entretien, interfaces) et une assurance dédiée, en s'appuyant sur les projections scientifiques du CNRS pour orienter ses futures acquisitions.
Sources
- Vatel Capital, " Incendies de forêt en France – Point d'information sur le patrimoine forestier de Vatel Capital ".
- CNRS, " Résilience des interfaces urbaines face aux incendies de végétation en contexte de changement climatique ", étude publiée le 28 mai 2026 sur le site du ministère de la Transition écologique.
Conseil d'expert
Avant d'investir en GFI, analysez la stratégie de gestion du risque incendie de la société de gestion : répartition géographique, choix des essences, dispositifs de prévention, niveau d'assurance et intégration des projections climatiques. Croisez ces éléments avec votre horizon de placement, votre tolérance au risque et la place de la forêt dans votre patrimoine global, en vous faisant accompagner par un conseiller en gestion de patrimoine indépendant.
À propos de l'auteur
J'ai fondé MeilleureSCPI.com, Meilleur-GF.com, Meilleur-GFV.com, et Epargne-Mensuelle.com. J'adore tout ce qui touche à l'épargne, l'éducation financière, et la fixation d'objectifs.





