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Immobilier 2025 : la reprise est là, portée par la valeur verte

Publié par Jonathan Dhiver
Mis à jour le 6 janv. 2026
7 min. de lecture
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Après deux années de fort ralentissement, le marché immobilier ancien en France amorce une reprise progressive en 2025, confirmée par le bilan annuel des Notaires de France présenté le 8 décembre 2025.[2][5] Cette dynamique s'améliore nettement, avec une hausse des transactions et une stabilisation des prix, mais reste fragile en raison d'un contexte économique et politique incertain.

Me Priscille Caignault, membre du bureau du Conseil supérieur du notariat, souligne que " les Français conservent une appétence certaine pour la pierre, mais restent très sensibles à la stabilité économique et politique ".[5] Parmi les facteurs clés, la valeur verte émerge comme un moteur particulièrement puissant, où la performance énergétique détermine désormais la valorisation des biens, influençant transactions et prix de manière décisive.[2]

Transactions immobilières : un net rebond en 2025

Le volume des transactions dans l'ancien repart à la hausse entre septembre 2024 et septembre 2025, marquant la sortie d'un cycle de repli initié en 2022.[2][5] Les chiffres révèlent :

  • 921 000 transactions sur 12 mois en France (hors Mayotte), en progression de +11 % sur un an après un point bas historique, un niveau proche de 2017 ou début 2024.[1]
  • Environ 929 000 ventes à fin octobre 2025 selon Meilleurs Agents, confirmant une reprise de 11 %.[1]

Cette dynamique s'enclenche fin 2024 et se poursuit en 2025, sans retrouver les niveaux records pré‑2022. Elle repose à la fois sur un effet de rattrapage post-crise des taux, mais aussi sur une normalisation durable, portée par une demande retrouvée proche des niveaux de 2021.[1]

Prix de l'immobilier : stabilisation et légère reprise

Les prix de l'immobilier cessent leur baisse après la correction de 2023‑2024, avec une évolution modérée :

  • Appartements anciens : +1,3 % sur un an en France métropolitaine, identique en province et en Île‑de‑France ; projections à +2 % début 2026.[1][2][5]
  • Moyenne nationale : +1,6 % sur un an, avec Paris à +2,9 %, Nice à +3,3 %, et Nantes en baisse de -3,9 %.[1]
  • Maisons anciennes : stabilité globale (0 %), province en légère hausse (+0,5 % T1 2025), Île‑de‑France en recul atténué (-1,1 %).[1][2][5]

Au T1 2025, les prix progressent de +0,5 % au niveau national (+0,7 % en province, -0,3 % en Île‑de‑France), tirés par les appartements (+0,7 %).[1] Pour 2026, une hausse de 2 à 3 % est anticipée dans de nombreuses villes.[7]

Pouvoir d'achat immobilier : un signal positif

Le pouvoir d'achat immobilier s'améliore tangiblement en 2025, revenant à son niveau de 2022 :

  • 81 m² finançables en moyenne (+5 % de capacité d'emprunt sur un an), dont 57 m² pour les appartements (+2 m²) et 98 m² pour les maisons (+5 m²).[3]
  • Explications : baisse des taux (de 4,2 % à environ 3,4‑3,5 % sur 20‑25 ans depuis le printemps 2025), hausse modérée des revenus et stabilisation des prix.[1][3]

Cette progression, pour la deuxième année consécutive, soutient la reprise de la demande et redonne de la marge de manœuvre aux ménages.[3]

Logement neuf et terrains : une reprise incomplète

Le logement neuf montre un frémissement (+2 % de ventes fin septembre 2025), mais reste environ 35 % sous les niveaux de 2023, pénalisé par :

  • la hausse des coûts de construction,
  • la raréfaction du foncier,
  • une incertitude réglementaire persistante.[2]

Les terrains à bâtir chutent encore (divisés par deux en deux ans), impactés par l'exclusion de la maison individuelle du PTZ.[2] Ce segment reste donc le point faible de la reprise.

Valeur verte : l'énergie, un critère déterminant de la reprise

La valeur verte accélère particulièrement la reprise en 2025, avec un impact croissant de la performance énergétique sur les prix et les volumes. Les premières conclusions de l'étude 2024 des Notaires montrent :

  • 40 % des logements anciens vendus classés E, F ou G (jusqu'à 65 % à Paris et en Île‑de‑France).[2]
  • Hausse des ventes de logements performants : classe D à 35 % (+2 points), classe C à 24 % (+2 points) en 2025.[3]
  • Impact prix : appartement classe A +16 % vs. D ; maison classe G -25 % vs. D.[2]

Avec l'interdiction progressive de louer les passoires énergétiques (classe G dès 2025, F en 2028), les acquéreurs privilégient les biens déjà rénovés, ce qui :

  • booste leur valeur patrimoniale,
  • améliore leur liquidité à la revente,
  • réduit le risque réglementaire pour les investisseurs.

En 2025, cette sélectivité verte dope la reprise, surtout pour les biens classés D‑C‑B, qui concentrent une part croissante des transactions.[2][3]

Premières tendances 2026 : prudence, sélectivité et valeur verte

Les projections notariales indiquent une poursuite de la reprise en 2026, avec des hausses modérées des prix (environ +2 %) et une forte dépendance au contexte macroéconomique : taux stabilisés autour de 3,5 %, politique monétaire prudente et croissance modérée.[1][2][5][7]

Dans ce scénario, la valeur verte devrait s'imposer davantage encore, en favorisant les biens énergétiquement performants dans un marché plus équilibré. Les logements mal classés devront être rénovés ou fortement décotés pour rester attractifs.

Lien avec l'investissement en SCPI

Pour les SCPI, ce contexte de reprise sélective est particulièrement opportun :

  • La stabilisation des prix facilite les acquisitions à bon prix, sans pression spéculative excessive.
  • La valeur verte valorise les SCPI engagées dans la rénovation énergétique et la montée en gamme des DPE (C‑B), en anticipant les normes RE2020 et les futures interdictions de location.
  • La reprise progressive soutient la rentabilité locative et le potentiel de plus‑value à long terme, tout en limitant le risque de bulle.

Une diversification par typologie d'actifs (immobilier vert, bureaux, commerces, résidentiel) reste idéale pour 2025‑2026, afin de lisser les cycles et de profiter des tendances structurelles de la transition énergétique.

Conclusion

En 2025, la reprise immobilière est confirmée (+11 % de transactions, prix stabilisés ou légèrement haussiers, pouvoir d'achat en hausse de 5 %), particulièrement portée par la valeur verte qui discrimine les biens les plus performants.[1][2][3][5]

L'année 2026 s'annonce constructive mais sélective, incitant investisseurs et acquéreurs à prioriser la performance énergétique et la diversification, notamment via des véhicules collectifs comme les SCPI, pour capter la création de valeur tout en maîtrisant les risques.

À retenir

  • Le marché immobilier ancien renoue avec la croissance en 2025, avec un net rebond des transactions et une stabilisation des prix.
  • Le pouvoir d'achat immobilier progresse grâce à la baisse des taux et à la modération des prix, redonnant de la capacité d'emprunt aux ménages.
  • La valeur verte devient un critère central : les biens performants en énergie se vendent mieux et plus cher, tandis que les passoires énergétiques sont pénalisées.
  • Le neuf et les terrains restent en retrait, freinés par les coûts de construction, le foncier rare et les évolutions réglementaires.
  • Pour les investisseurs, notamment en SCPI, la période est propice à une stratégie sélective et orientée vers les actifs verts et bien situés.

Conseil d'expert Immobilier

En immobilier, je recommande de privilégier les stratégies intégrant le verdissement du patrimoine. Audit énergétique, plan pluriannuel de travaux et suivi ESG deviennent des critères centraux de décision. La diversification des usages permet de lisser le risque locatif.



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À propos de l’auteur

Jonathan Dhiver

Jonathan Dhiver

J'ai fondé MeilleureSCPI.com, Meilleur-GF.com, Meilleur-GFV.com, et Epargne-Mensuelle.com. J'adore tout ce qui touche à l'épargne, l'éducation financière, et la fixation d'objectifs. Je pense qu'une des clés est de mettre de l'argent de côté dès le début du mois. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à me contacter (via le formulaire de contact) !

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