ÊTRE RECONTACTÉ(E)
Conformément à la loi « informatique et libertés » du 6 janvier 1978 modifiée en 2004, vous bénéficiez d’un droit d’accès et de rectification aux informations qui vous concernent, que vous pouvez exercer en vous adressant à MeilleureSCPI.com - Service Informatique et Liberté 62 rue Brancion, 75015 Paris ou à information [arobase] meilleurescpi [point] com
“Excellent”, 165 avis
Viabilité des retraites : 89 % des Français veulent investir par eux-mêmes
Le système de retraite par répartition en France fait face à une crise de confiance profonde. Selon un sondage OpinionWay pour Finary réalisé en janvier 2026 auprès de 2 500 personnes, 87 % des Français craignent que ce système ne soit plus viable pour eux, et 89 % estiment qu'il faut investir par soi-même pour assurer une retraite confortable. Pourtant, seuls 38 % des actifs ont réellement commencé à préparer la leur. Ce paradoxe entre conviction et action révèle une urgence pour les épargnants : diversifier ses revenus futurs n'est plus une option, mais une nécessité stratégique.
1. Un paradoxe français : tout le monde sait qu'il faut investir, personne ne le fait
Les résultats du sondage OpinionWay pour Finary (7-12 janvier 2026, méthode des quotas, norme ISO 20252) mettent en lumière une contradiction frappante. 89 % des actifs jugent nécessaire d'investir par soi-même pour une retraite confortable, et 88 % pensent qu'il faut commencer le plus tôt possible. Ces convictions sont quasi unanimes, transcendant genres, catégories socioprofessionnelles (CSP) et régions.
Dans les faits, l'action reste timide :
- 38 % des actifs seulement ont entamé une préparation financière (épargne, placements) ;
- 41 % y réfléchissent sans avoir encore agi ;
- 15 % estiment que ce n'est pas urgent.
Ce décalage s'explique par le biais d'inertie en économie comportementale : l'effort immédiat pèse plus lourd que le bénéfice futur, encore abstrait. Pour le contrer, des outils comme le Plan d'Épargne Retraite (PER), issu de la loi PACTE de 2019, imposent un blocage jusqu'à la retraite, ce qui favorise une forme de discipline d'épargne dans le temps.
2. La confiance dans le système par répartition s'effondre
La rupture est nette : 76 % des actifs ont le sentiment de cotiser pour un système dont ils ne bénéficieront pas, un chiffre grimpant à 83 % chez les 25-34 ans. 87 % sont inquiets de l'avenir des retraites en France, et 74 % anticipent un manque d'argent à la retraite. Les femmes (89 % d'inquiétude) et les 50-64 ans (90 %) sont les plus touchés.
Sur la pérennité du système de retraite :
- 72 % pensent que le système peut continuer, mais seuls 30 % le jugent vraiment viable à long terme ;
- 42 % lui accordent seulement quelques années ;
- 28 % estiment qu'il ne peut plus fonctionner (36 % chez les 35-49 ans).
Au total, 70 % des actifs voient le système intenable sur le long terme. Cette défiance générationnelle érode progressivement le contrat social intergénérationnel sur lequel repose la retraite par répartition.
| Opinions des actifs sur l'avenir des retraites | % d'accord | Profil le plus concerné |
| Investir par soi-même est nécessaire | 89 % | Toutes catégories |
| Il faut investir tôt | 88 % | Toutes catégories |
| Inquiet de l'avenir du système | 87 % | Femmes (89 %), 50-64 ans (90 %) |
| Cotiser pour un système dont on ne bénéficie pas | 76 % | 25-34 ans (83 %) |
| Manque d'argent anticipé à la retraite | 74 % | Femmes (81 %), CSP- (81 %) |
3. Une défiance politique massive : 88 % jugent que les élus ne savent pas investir
La méfiance culmine envers les responsables publics : 88 % des sondés estiment que les élus ne savent pas réaliser de bons investissements, et 85 % les jugent incapables de réformer les retraites de manière efficace. 55 % perçoivent un biais en faveur des retraités (75 % chez les 25-34 ans). 46 % adhèrent à toutes ces critiques simultanément.
Les 35-49 ans (90 %) et les CSP+ (87 %) sont les plus sévères, ce qui souligne une véritable crise de légitimité économique. Les retraités eux-mêmes résistent au changement : 74 % refusent une baisse de pension, même si cela permettrait de mieux sécuriser les générations futures.
4. L'âge de la retraite décente : 64,6 ans en moyenne, et 8 % pensent n'y jamais parvenir
Les actifs visent un départ à la retraite à 64,6 ans en moyenne pour obtenir une pension jugée décente, soit légèrement au-dessus de l'âge légal (64 ans depuis 2023). Dans le détail :
- 16 % citent 65 ans comme âge cible ;
- 15 % retiennent 64 ans ;
- 20 % évoquent 67 ans ou plus ;
- 8 % estiment ne jamais y parvenir (11 % chez les 50-64 ans, 15 % chez les inactifs).
Les femmes tablent sur 64,9 ans (contre 64,2 ans pour les hommes), ce qui reflète des carrières plus hachées et des salaires souvent inférieurs. Ce pessimisme frappe particulièrement les parcours professionnels non linéaires, ce qui renforce l'intérêt de solutions d'épargne retraite accessibles et flexibles.
5. Pension d'État, investissements, travail : comment les actifs imaginent-ils vivre à la retraite ?
Les retraités actuels dépendent à 86 % de la pension d'État. Les actifs, eux, anticipent une situation beaucoup plus diversifiée :
- 45 % seulement comptent encore sur la pension publique comme principale source de revenus ;
- 21 % misent sur les investissements (immobilier, marchés financiers, SCPI, etc.) ;
- 17 % envisagent un cumul emploi-retraite ;
- 6 % misent sur un héritage ;
- 5 % sur la vente de biens (résidence principale, immobilier locatif...).
Les 25-34 ans sont les pionniers de ce changement : 27 % d'entre eux citent les investissements comme principale source de revenus futurs. Ce virage vers une retraite multisource marque un véritable changement de paradigme : pour de nombreux actifs, la pension de base ne suffira plus à maintenir leur niveau de vie.
| Principale source de revenus à la retraite | Retraités actuels | Actifs (anticipation) |
| Pension d'État | 86 % | 45 % |
| Investissements | - | 21 % |
| Cumul emploi-retraite | - | 17 % |
6. Préparer sa retraite : l'urgence reconnue, l'action encore timide
58 % des actifs veulent mieux préparer leur retraite en 2026 (18 % " tout à fait ", 40 % " plutôt "). Les 25-34 ans sont les plus motivés, avec 74 % qui souhaitent passer à l'action. En parallèle, 61 % se sentent mal informés sur leur future pension (69 % des femmes, 74 % des personnes sans produits financiers). Un outil clé reste le relevé personnalisé disponible sur info-retraite.fr.
L'épargne globale des ménages atteint un record : environ 6 000 milliards d'euros en 2025, et 67 % des non-retraités épargnent (+11 points en 10 ans). Le potentiel de réorientation de cette épargne vers des solutions retraite dédiées est donc considérable.
7. Ce que cela change pour les épargnants : l'investissement complémentaire n'est plus optionnel
Face à ce constat, l'investissement complémentaire pour la retraite devient un passage obligé. L'enjeu est de choisir des véhicules adaptés à son horizon de temps, à son profil de risque et à sa situation fiscale.
Le Plan d'Épargne Retraite (PER)
- Avantage fiscal : les versements sont déductibles du revenu imposable (ex. : 1 000 € versés coûtent 700 € à un contribuable imposé à 30 %).
- Blocage jusqu'à la retraite (sauf cas de déblocage anticipé), ce qui favorise une épargne longue.
- Supports diversifiés : fonds en euros, unités de compte, ETF, SCPI, etc.
L'assurance-vie et les fonds en euros
- Rendement 2025 autour de 2,65 % en moyenne (avec des contrats dépassant parfois 3 %).
- Fiscalité avantageuse après 8 ans, particulièrement pour les retraits programmés.
- Possibilité d'investir en unités de compte, notamment en SCPI, pour chercher davantage de rendement à long terme.
Les SCPI, un outil de revenus complémentaires
Les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) constituent un outil de choix pour se créer des revenus réguliers à la retraite.
- Taux de distribution moyen de 4,91 % en 2025 (chiffres ASPIM), à comparer à 1,50 % pour le Livret A.
- Revenus trimestriels issus de loyers professionnels (bureaux, logistique, santé, commerces, etc.).
- Démembrement de propriété possible : acheter la nue-propriété pendant la vie active et récupérer l'usufruit à la retraite.
- Ticket d'entrée accessible, souvent quelques centaines d'euros, avec une gestion totalement déléguée.
En contrepartie :
- Capital non garanti : la valeur des parts peut fluctuer à la hausse comme à la baisse.
- Liquidité variable : horizon d'investissement recommandé de 8 à 12 ans.
- Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Conclusion
Le sondage OpinionWay pour Finary dresse un portrait alarmant : convictions fortes (89 % pour l'investissement personnel), actions encore limitées (38 % seulement ont commencé à préparer leur retraite). La défiance envers le système par répartition (87 % inquiets) et envers les politiques (88 % critiques) pousse naturellement les actifs vers des solutions de capitalisation.
Pour reprendre la main sur votre avenir financier, quelques réflexes s'imposent : vous informer via info-retraite.fr, démarrer tôt via un PER ou une assurance-vie, et envisager des SCPI pour compléter vos revenus. Cet article a une vocation informative et ne constitue pas un conseil personnalisé : pour toute décision, consultez un professionnel de la gestion de patrimoine. Les performances passées ne préjugent pas de l'avenir et tout investissement comporte un risque de perte en capital.
À retenir
- Crise de confiance : près de 9 Français sur 10 doutent de la viabilité du système de retraite par répartition et de la capacité des élus à le réformer.
- Paradoxe majeur : 89 % jugent nécessaire d'investir par eux-mêmes, mais seuls 38 % ont réellement commencé à préparer leur retraite.
- Retraite multisource : les actifs comptent de moins en moins sur la seule pension d'État et se tournent vers les investissements et le cumul emploi-retraite.
- Outils clés : PER, assurance-vie et SCPI permettent de structurer une épargne longue, avec des avantages fiscaux et des revenus potentiels complémentaires.
- Action progressive : l'essentiel est de commencer tôt, même avec de petits montants, et d'adapter sa stratégie avec l'aide d'un professionnel.
Sources
- OpinionWay pour Finary, enquête réalisée du 7 au 12 janvier 2026 auprès de 2 500 personnes, méthode des quotas, norme ISO 20252.
- ASPIM, statistiques 2025 sur les SCPI et taux de distribution moyen.
- Site officiel info-retraite.fr : relevés de carrière et simulation de retraite.
- Banque de France, données 2025 sur l'épargne des ménages et l'encours total (environ 6 000 milliards d'euros).
- Ministère du Travail, du Plein emploi et de l'Insertion, documentation sur la réforme des retraites 2023 et l'âge légal à 64 ans.
Conseil de l'expert en gestion de patrimoine
En tant que conseiller en gestion de patrimoine, je constate que la plupart des épargnants sous-estiment deux éléments clés : le temps et la diversification. Plutôt que de chercher le produit " parfait ", commencez par mettre en place un plan d'épargne automatique (sur PER ou assurance-vie) et diversifiez progressivement entre fonds en euros, unités de compte et, le cas échéant, SCPI. L'objectif n'est pas de tout optimiser dès le premier jour, mais de créer une dynamique d'investissement régulière. Faites un point au moins une fois par an avec un professionnel de l'épargne pour ajuster votre stratégie à votre situation (revenus, fiscalité, projets de vie). Plus vous démarrez tôt, plus l'effet de capitalisation travaille pour vous, et moins l'effort mensuel à fournir sera important.
À propos de l’auteur
Jonathan Dhiver
J'ai fondé MeilleureSCPI.com, Meilleur-GF.com, Meilleur-GFV.com, et Epargne-Mensuelle.com. J'adore tout ce qui touche à l'épargne, l'éducation financière, et la fixation d'objectifs. Je pense qu'une des clés est de mettre de l'argent de côté dès le début du mois. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à me contacter (via le formulaire de contact) !