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Éducation financière 2026 : le déficit de culture financière s'aggrave
En 2026, un tiers des Français juge sa culture financière faible ou inexistante, tandis que 53 % ne s'intéressent pas aux investissements, un chiffre en hausse de 4 points par rapport à juin 2025. Selon le baromètre OpinionWay pour Nalo (mars 2026, 1 071 personnes), la démocratisation de l'éducation financière reste un chantier ouvert et urgent, aggravé par la volatilité des marchés et l'incertitude géopolitique. Les réseaux sociaux dominent chez les jeunes, devant les professionnels, et l'IA émerge comme outil, mais le déficit structurel persiste, comme le confirme la note de 12,82/20 des Français à l'OCDE en 2026.
1. Un intérêt pour l'épargne élevé, mais une fracture profonde avec l'investissement
L'enquête OpinionWay pour Nalo dresse un portrait contrasté du rapport des Français à l'argent en 2026. 81 % se déclarent intéressés par l'épargne — mise de côté pour un objectif ou une urgence —, mais la situation se dégrade pour les investissements financiers (actions, ETF, produits structurés, SCPI).
53 % des Français ne s'intéressent pas aux investissements, en hausse de 4 points versus juin 2025, dans un contexte de marchés volatils. Ce paradoxe révèle une volonté de protéger l'argent sans le faire fructifier :
- 78 % concentrent leur épargne sur les produits réglementés (Livret A, LDDS, LEP).
- 17 % détiennent des actions ou ETF.
- 7 % possèdent des cryptomonnaies.
Une étude Odoxa 2026 corrobore ces chiffres : 56 % des Français épargnent mensuellement, mais 64 % laissent leur argent " dormir " sur des supports peu rémunérateurs.
2. La culture financière des Français : un déficit qui stagne
L'auto-évaluation révèle un déficit structurel de culture financière. Les Français se répartissent de manière quasi symétrique entre faible et bonne culture, ce qui masque une stagnation préoccupante.
| Auto-évaluation de la culture financière (mars 2026) | Résultat |
| Inexistante (ne s'intéresse pas du tout) | 9 % |
| Très faible (ne comprend presque rien) | 10 % |
| Plutôt faible (quelques notions, souvent perdu) | 16 % |
| Moyenne (comprend les bases : budget, épargne, crédit) | 29 % |
| Plutôt bonne (à l'aise, gère son épargne autonome) | 27 % |
| Très bonne (maîtrise et s'informe régulièrement) | 7 % |
| Excellente (conseille entourage, investit activement) | 2 % |
| Total faible ou inexistante | 35 % |
| Total bonne ou excellente | 36 % |
Source : Sondage OpinionWay pour Nalo, mars 2026 — 1 071 personnes (méthode quotas, ISO 20252).
Ce chiffre est auto-déclaré et probablement surestimé, comme le montrent les travaux de Lusardi & Mitchell sur la littératie financière (capitalisation, diversification, inflation). 59 % des répondants se perçoivent dans la moyenne de leurs pairs, un biais cognitif qui explique en partie la stagnation de la culture financière.
3. Des investisseurs naturellement prudents — sauf chez les jeunes et les modestes
Les Français restent majoritairement aversion au risque : 80 % privilégient un risque faible et des gains modérés, tandis que seulement 18 % se déclarent attirés par un risque élevé.
La structure des produits détenus reflète cette prudence :
- 78 % : épargne sécurisée (livrets réglementés).
- 46 % : épargne long terme (assurance-vie, PER).
- 17 % : bourse (actions, ETF).
- 7 % : cryptomonnaies.
Deux exceptions se distinguent :
- 34 % des moins de 35 ans optent pour un risque élevé.
- 23 % des ménages aux revenus modestes adoptent également ce profil.
Ces publics cumulent souvent moindre culture financière et forte exposition aux réseaux sociaux, ce qui accroît leur vulnérabilité aux arnaques et aux produits inadaptés.
4. La bataille des canaux : la presse résiste, les réseaux sociaux progressent
La presse reste le premier canal d'information financière avec 55 % des citations, mais les réseaux sociaux poursuivent leur progression.
| Canaux d'information financière (mars 2026) | Résultat |
| Presse (papier/numérique) | 55 % |
| YouTube | 46 % |
| 42 % | |
| Sites/blogs/forums spécialisés | 42 % |
| 36 % | |
| 34 % | |
| Podcasts | 31 % |
| TikTok | 26 % |
| 26 % | |
| X (Twitter) | 21 % |
| Twitch/Telegram | 16 % |
| Au moins un réseau social | 60 % |
| Dont usage hebdomadaire | 40 % |
Source : OpinionWay pour Nalo.
Chez les 18-24 ans, la domination du numérique est écrasante : 91 % s'informent via au moins un réseau social (YouTube 82 %, Instagram 76 %, TikTok 68 %). On observe en parallèle un recul de Facebook (-3 points) et des sites spécialisés (-10 points) par rapport à 2025, signe d'une certaine méfiance après plusieurs scandales de désinformation.
5. La confiance : les experts restent en tête, l'entourage surprend, les influenceurs déçoivent
La hiérarchie de confiance en matière de conseils financiers reste dominée par les professionnels, mais l'entourage occupe une place inattendue, devant les médias.
| Confiance dans les conseils financiers (mars 2026) | Résultat |
| Professionnel du patrimoine (banquier, CGP...) | 69 % |
| Entourage (famille, amis) | 62 % |
| Média spécialisé (Les Echos...) | 47 % |
| Média généraliste (Le Monde...) | 42 % |
| Influenceur finance | 14 % |
| Influenceur généraliste | 11 % |
Source : OpinionWay pour Nalo.
L'entourage se situe quasiment au niveau des professionnels, ce qui pose la question de la propagation d'erreurs ou de biais familiaux dans la gestion de l'épargne. Les influenceurs restent peu crédibles : seulement 20 % des Français déclarent les connaître ou les suivre, et la confiance demeure faible, même si les plus jeunes y sont plus sensibles.
Les principaux facteurs de confiance envers un influenceur sont :
- une expertise vérifiable (45 %),
- la transparence sur les partenariats et rémunérations (43 %).
6. L'IA financière : un outil en pleine adoption, une confiance encore hésitante
27 % des Français utilisent déjà une IA financière pour comprendre des notions économiques, un taux qui grimpe à 52 % chez les moins de 35 ans. Le niveau de confiance moyen atteint 44 %, ce qui en fait un outil d'exploration plutôt qu'un conseiller de référence.
| Usage IA financière (mars 2026) | Usage | Confiance |
| Comprendre des notions | 27 % | 44 % |
| Comparer / recommander des produits | 23 % | 41 % |
| Aide à la décision épargne / investissement | 21 % | - |
| Suivi / optimisation des investissements | 19 % | - |
Source : OpinionWay pour Nalo (base 1 005).
Pour une large majorité de professionnels (69 %), l'IA doit rester un complément à l'expertise humaine et non un substitut, en particulier pour la gestion de patrimoine et les décisions engageantes (retraite, immobilier, transmission).
7. Ce que cela signifie pour les épargnants et les acteurs du conseil
Ce déficit structurel de culture financière a un coût concret pour les ménages. Un capital de 20 000 € placé sur un Livret A à 1,50 % plutôt que sur un fonds en euros d'assurance-vie à 2,50 % représente une perte de plusieurs centaines d'euros par an sur le long terme.
Pour progresser, les épargnants peuvent s'appuyer sur des ressources pédagogiques fiables :
- les contenus de l'AMF (Autorité des marchés financiers),
- les comparateurs et dossiers de MoneyVox,
- les analyses spécialisées de MeilleureSCPI.com, notamment sur les SCPI.
Les SCPI illustrent bien le paradoxe français : avec un rendement moyen de 4,91 % en 2025, un risque perçu modéré et un accès à l'immobilier professionnel dès quelques milliers d'euros, elles restent encore méconnues du grand public alors que 80 % des épargnants se déclarent prudents.
Pour les professionnels du conseil, la confiance de 69 % des Français constitue un atout mais aussi une responsabilité. Les acteurs les plus performants combinent désormais :
- un accompagnement humain personnalisé,
- des outils numériques (simulateurs, IA, vidéos pédagogiques),
- une pédagogie continue permettant de faire monter en compétence leurs clients.
Conclusion
Le baromètre 2026 alerte sur un déficit de culture financière qui s'aggrave, freinant la capacité des Français à faire fructifier leur épargne dans un contexte d'incertitude économique et de déficit public (-4,7 % du PIB). L'urgence est à la démocratisation de l'éducation financière, via des professionnels mieux formés, une IA régulée et des contenus pédagogiques accessibles.
Pour les épargnants, la priorité est de se former pour préserver leur pouvoir d'achat et préparer l'avenir. Pour les conseillers et sociétés de gestion, l'enjeu est d'investir dans l'éducation financière de leurs clients afin de construire une relation plus durable et plus responsable.
À retenir
- En 2026, plus d'un tiers des Français déclarent une culture financière faible ou inexistante, malgré un intérêt marqué pour l'épargne.
- La majorité privilégie des supports sécurisés, au prix d'un manque de rendement qui pèse sur le pouvoir d'achat à long terme.
- Les réseaux sociaux et l'IA montent en puissance comme canaux d'information, mais la confiance reste concentrée sur les professionnels du patrimoine.
- Les jeunes et les ménages modestes sont plus exposés au risque élevé et aux arnaques, faute de repères solides.
- L'éducation financière devient un enjeu stratégique pour les épargnants, les sociétés de gestion et les conseillers, afin de mieux orienter l'épargne vers des solutions adaptées comme les SCPI ou l'assurance-vie.
Sources
- Sondage OpinionWay pour Nalo, mars 2026 (2e vague, 1 071 personnes, méthode quotas, norme ISO 20252).
- Comparatif des données OpinionWay juin 2025 vs mars 2026 sur l'épargne et l'investissement.
- Travaux de Lusardi & Mitchell sur la littératie financière (capitalisation, diversification, inflation).
- Étude Odoxa 2026 sur les comportements d'épargne des Français.
- MeilleureSCPI.com — Bilan des rendements SCPI 2025 (rendement moyen 4,91 %), avril 2026.
Les informations présentées ont un caractère purement informatif et ne constituent pas un conseil en investissement personnalisé.
Conseil d'expert en gestion de patrimoine
Avant de chercher le " meilleur " placement, commencez par évaluer votre niveau de culture financière et clarifier vos objectifs (sécurité, revenu complémentaire, préparation de la retraite). Construisez ensuite un socle sécurisé (épargne de précaution, assurance-vie en euros), puis diversifiez progressivement vers des supports de long terme comme les SCPI ou les ETF, en vous faisant accompagner si nécessaire par un conseiller indépendant. Une heure de pédagogie aujourd'hui vaut souvent plusieurs milliers d'euros de gains ou d'erreurs évitées demain.
À propos de l’auteur
Jonathan Dhiver
J'ai fondé MeilleureSCPI.com, Meilleur-GF.com, Meilleur-GFV.com, et Epargne-Mensuelle.com. J'adore tout ce qui touche à l'épargne, l'éducation financière, et la fixation d'objectifs. Je pense qu'une des clés est de mettre de l'argent de côté dès le début du mois. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à me contacter (via le formulaire de contact) !