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Qu'est-ce que la taxe foncière ?
La taxe foncière est un impôt local essentiel en France, prélevé annuellement sur les propriétaires ou usufruitiers de biens immobiliers bâtis ou non bâtis. Elle finance les services publics locaux comme l'entretien des voiries, l'éclairage public ou les écoles, et représente une charge significative impactant le rendement des investissements immobiliers, y compris en SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier).[1][3][5]
Comprendre son calcul, son évolution et ses implications est crucial pour éviter des surprises fiscales, surtout dans un contexte d'investissements où les projections doivent intégrer les hausses potentielles.[2][3]
Définition et principes de base
La taxe foncière frappe les propriétés foncières (bâties ou non bâties) et est due par le propriétaire ou l'usufruitier au 1er janvier de l'année d'imposition, indépendamment de l'occupation ou de la location du bien.[2][3][6]
Elle se divise en deux grandes catégories principales :
- Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) : appliquée aux logements, bureaux, commerces, parkings et installations industrielles. Elle inclut souvent la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM).[1][4][5]
- Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) : concernant les terrains nus, agricoles ou forestiers.[4][5]
Son montant varie selon la commune, car les taux sont votés annuellement par les collectivités locales (communes, départements, intercommunalités).[1][3][7] Contrairement à la taxe d'habitation (supprimée pour la plupart des résidences principales), elle reste à la charge du propriétaire, qui peut la refacturer au locataire dans les baux commerciaux ou professionnels.[1]
Comment est calculée la taxe foncière ?
Le calcul repose sur la valeur locative cadastrale, estimée comme le loyer annuel théorique que le bien pourrait générer sur le marché locatif. Cette valeur est révisée périodiquement par l'administration fiscale.[1][2][3]
Formule simplifiée de la TFPB :
(Valeur locative cadastrale × 50 % – abattements éventuels) × taux d'imposition communal et intercommunal [1][6]
- Valeur locative cadastrale : multipliée par 0,5 pour tenir compte des frais de gestion, entretien et assurances (abattement forfaitaire de 50 %).[1][2]
- Taux d'imposition : fixé localement, il peut atteindre plusieurs dizaines de pourcents et inclut des parts départementales ou régionales.[1][5]
- Pour les TFPNB, l'abattement est de 20 % sur la valeur locative.[5]
Exemple concret : pour un bien avec une valeur locative de 10 000 € et un taux communal de 30 %, la base imposable est de 5 000 € (50 %), soit une taxe de 1 500 €.[1] Le propriétaire doit déclarer toute modification (agrandissement, changement d'usage) pour ajuster la valeur cadastrale.[7]
Évolution de la taxe foncière : études et tendances récentes
La taxe foncière connaît une hausse constante, impactant lourdement les investisseurs. Selon des analyses récentes, elle a augmenté de +57 % en moyenne entre 2011 et 2023 pour les propriétés bâties, avec des pics à +100 % dans certaines communes dynamiques comme Paris ou Lyon, dues à la révision des valeurs locatives et à l'augmentation des taux locaux.[3]
(Note : données extrapolées de tendances observées jusqu'en 2025 ; les études soulignent une accélération post-2021 liée à l'inflation et aux besoins budgétaires des collectivités.[2])
- Impact sur l'immobilier tertiaire et SCPI : dans les bureaux et commerces, la TFPB peut représenter 20-30 % des charges locatives, avec des hausses annuelles de 3-5 % en moyenne depuis 2020, amplifiées par la crise sanitaire et les révisions cadastrales.[1]
- Prévisions 2025-2026 : les taux pourraient grimper de 2-4 % supplémentaires en raison de la suppression progressive de la taxe d'habitation et du transfert de charges aux propriétaires, selon les projections fiscales.[2]
- Études clés : une analyse de Cerfrance indique que cette évolution érode les rendements nets des SCPI de 1-2 points par an si non anticipée, transformant un investissement prometteur en déception.[3]
Attention aux simulations d'investissement : ne négligez pas l'évolution de la taxe foncière ! Intégrez une hausse annuelle de 3-5 % dans vos projections sur 10 ans pour éviter des mauvaises surprises. Par exemple, une SCPI avec un rendement brut de 5 % pourrait voir son net chuter à 3 % si la taxe augmente de 50 % sur la période.[3]
Exonérations, particularités et conseils pratiques
Plusieurs exonérations existent, mais elles sont limitées :
- Constructions neuves : exonération totale pendant 2 ans après achèvement.[4]
- Personnes âgées ou handicapées : décharge possible si revenus modestes (revenu fiscal de référence < 11 354 € en 2025 pour une personne seule).[8]
- Autres cas : biens vacants temporairement, terrains agricoles ou forêts (sous conditions).[3][9]
Conseils pour investisseurs en immobilier et SCPI
- Vérifiez la valeur locative sur votre avis d'imposition et contestez-la si vous l'estimez surévaluée via le service des impôts.
- Dans les baux, prévoyez une clause de refacturation à 100 % au locataire pour les biens tertiaires.[1]
- Simulez l'évolution : utilisez des outils fiscaux pour projeter +4 %/an ; une taxe initiale de 1 000 € pourrait doubler en 18 ans.
- Suivez les actualités fiscales : les réformes (comme la loi de finances 2025) pourraient ajuster les abattements et les bases de calcul.[2]
Conclusion
La taxe foncière, pilier des finances locales, est une charge incontournable pour tout propriétaire, dont l'évolution rapide menace les rentabilités si elle est mal anticipée. En intégrant études et tendances dans vos simulations – hausse moyenne de 3-5 % par an –, vous sécuriserez vos investissements immobiliers et SCPI contre les surprises fiscales. Consultez toujours un expert fiscal pour une analyse personnalisée.[1][2][3]
À retenir
- La taxe foncière est un impôt local récurrent dû par le propriétaire au 1er janvier, qu'il occupe ou non le bien.
- Son calcul repose sur la valeur locative cadastrale et des taux votés par les collectivités, avec abattement de 50 % pour les bâtis.
- Les hausses structurelles (3-5 % par an en moyenne) peuvent réduire sensiblement le rendement net des investissements, notamment en SCPI.
- Des exonérations ciblées existent (constructions neuves, profils modestes, certains terrains), mais restent encadrées.
- Intégrer la taxe foncière dans vos simulations à long terme et optimiser la rédaction des baux sont des leviers clés pour protéger votre performance.
Conseil de l'expert
En tant qu'expert de l'immobilier locatif , je vous recommande d'intégrer systématiquement une hypothèse prudente d'augmentation de taxe foncière dans vos business plans : 3 à 4 % par an sur 10 à 15 ans est un ordre de grandeur réaliste pour la plupart des zones urbaines. Lorsque vous comparez plusieurs villes, c'est ce qu'il s'est passé. Cette approche vous permettra de réaliser des business plan réalistes (simulation d'investissement locatif).
À propos de l’auteur
Jonathan Dhiver
J'ai fondé MeilleureSCPI.com, Meilleur-GF.com, Meilleur-GFV.com, et Epargne-Mensuelle.com. J'adore tout ce qui touche à l'épargne, l'éducation financière, et la fixation d'objectifs. Je pense qu'une des clés est de mettre de l'argent de côté dès le début du mois. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à me contacter (via le formulaire de contact) !