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Budget de la Sécurité sociale 2026 : ce qui va changer pour les retraites

Publié par Jonathan Dhiver
Mis à jour le 6 janv. 2026
8 min. de lecture
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Le budget de la Sécurité sociale 2026, adopté définitivement par l'Assemblée nationale le 16 décembre 2025 après un vote serré (247 pour, 232 contre, 90 abstentions), marque un tournant pour le système de retraites français. Ce projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) vise à réduire le déficit de la Sécu de 23 milliards d'euros en 2025 à 17,4 milliards en 2026, avec un objectif d'équilibre en 2029, tout en limitant la progression des dépenses de l'Assurance maladie à 1,6 % (270,4 milliards d'euros).[1][2][3]

Pour les retraités et futurs retraités, les changements portent principalement sur :

  • la suspension temporaire de la réforme des retraites de 2023,
  • une revalorisation modeste des pensions,
  • plusieurs ajustements fiscaux et sur le cumul emploi-retraite.

Ces mesures, issues d'un compromis politique tendu, soulignent les tensions démographiques – vieillissement de la population et baisse du nombre d'actifs – qui pèsent sur l'équilibre du système.[3] Comprendre ces évolutions est essentiel, mais comme le souligne un spécialiste de l'épargne, le plus important reste de se constituer une épargne retraite complémentaire pour sécuriser son avenir face à ces incertitudes budgétaires.

Suspension de la réforme des retraites : un sursis jusqu'en 2028

La mesure la plus marquante du PLFSS 2026 est la suspension jusqu'au 1er janvier 2028 du calendrier d'augmentation de l'âge légal de départ à la retraite, instauré par la loi du 14 avril 2023. Initialement, cet âge passait progressivement de 62 à 64 ans pour les générations nées à partir de 1968, avec une durée d'assurance requise augmentée.[1][2][3]

Désormais, il s'agit d'un décalage et non d'une suppression : l'âge applicable reste à 62 ans et 9 mois pour les personnes nées en 1964, au lieu de 63 ans comme prévu.[1] Les générations 1965 à 1968 verront leur âge de départ retardé d'un trimestre par rapport à la réforme initiale, tandis que la durée d'assurance est réduite d'un trimestre pour les générations 1964 à 1965 (mais maintenue à 172 trimestres, soit 43 ans, pour 1966 et suivantes).[2]

Cette suspension, qui a permis le vote du PS et l'abstention des Écologistes, concerne directement les assurés partant à la retraite en 2026-2027. Elle est financée par :

  • une moindre revalorisation des pensions en 2027,
  • une contribution accrue des complémentaires santé,

pour un coût estimé à 100 millions d'euros en 2026 et 1,4 milliard en 2027.[1][3] Les partenaires sociaux sont invités à négocier un nouvel équilibre d'ici 2028, dans un contexte où le gouvernement mise sur un retour à la réforme post-suspension.[1]

Revalorisation des pensions : de 0,9 % au 1er janvier 2026

Abandonnant l'idée initiale d'un gel des pensions – qui aurait économisé 2,7 milliards d'euros sur les retraites –, le PLFSS opte pour une revalorisation des pensions de base et des minima sociaux de 0,9 % au 1er janvier 2026, selon la règle légale d'indexation sur l'inflation.[1][2][4]

Cette hausse, modeste et en " demi-teinte " par rapport aux années précédentes où les pensions suivaient pleinement l'inflation, s'appliquera aux pensions prenant effet à compter de septembre 2026, après décrets d'application.[2] Le gel des autres prestations sociales a également été écarté.[2]

Cette mesure reflète les arbitrages parlementaires face à la pression budgétaire, limitant l'érosion du pouvoir d'achat des retraités sans alourdir excessivement les dépenses.

Changements fiscaux et sur le cumul emploi-retraite

Augmentation de la CSG sur le capital

L'une des mesures fiscales phares est l'augmentation de la CSG sur le capital : le taux passe de 9,2 % à 10,6 %, mais son périmètre est réduit, exonérant les revenus d'épargne financière (assurance-vie, PEL, revenus fonciers, plus-values immobilières).[1] Cela impacte moins les retraités dépendant de ces placements, même si la fiscalité globale du capital reste en hausse.

Réforme du cumul emploi-retraite à partir de 2027

À partir de 2027, un nouveau régime de cumul emploi-retraite sera instauré, avec un système progressif selon l'âge :

  • Avant l'âge légal (64 ans à terme) : cumul partiel avec écrêtement total de la pension (réduction égale au salaire perçu dès le 1er euro).[2]
  • Entre l'âge légal et 67 ans : cumul partiel avec écrêtement à 50 % des revenus supérieurs à un seuil (environ 7 000 € annuels).[2]
  • Après 67 ans : cumul intégral, avec droit à une seconde pension.[2]

Ce dispositif vise à encadrer davantage le cumul emploi-retraite, tout en laissant une marge de manœuvre aux seniors souhaitant prolonger leur activité.

Surtaxe sur les complémentaires santé

Le texte prévoit également une surtaxe sur les complémentaires santé : une taxe exceptionnelle d'1 milliard d'euros est votée, malgré un amendement – risquant la censure constitutionnelle – bloquant les hausses de tarifs des mutuelles.[1] Cette mesure pourrait, à terme, peser indirectement sur le coût de la complémentaire santé des retraités.

Conseils pratiques pour anticiper ces changements

Ces évolutions budgétaires rappellent la fragilité du système par répartition, confronté à un déficit structurel et à des reports récurrents de réformes. Comme le conseille un expert en épargne retraite, il est crucial de comprendre ces tenants et aboutissants, mais le plus important est de se constituer une épargne retraite complémentaire.

Pour préparer votre avenir financier, plusieurs solutions peuvent être combinées :

  • Le PER (Plan d'Épargne Retraite), qui permet de verser régulièrement et de bénéficier d'avantages fiscaux grâce à la déduction des cotisations de votre revenu imposable.
  • L'assurance-vie, outil souple pour diversifier vos placements et organiser une rente viagère ou des retraits programmés à la retraite.
  • Les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier), qui offrent des revenus potentiellement réguliers et indexés en partie sur l'immobilier, indépendamment des aléas du PLFSS.

Concrètement, vous pouvez :

  • mettre en place des versements programmés sur votre PER ou votre contrat d'assurance-vie,
  • évaluer votre bilan retraite via l'outil officiel info-retraite.fr pour identifier les écarts potentiels (nous avons fait un article à ce sujet),
  • consulter un conseiller en gestion de patrimoine pour définir une allocation d'actifs adaptée à votre horizon et à votre tolérance au risque.

Conclusion

Le PLFSS 2026 offre un répit temporaire aux retraités avec la suspension de la réforme des retraites et une revalorisation symbolique des pensions, mais au prix d'ajustements fiscaux et d'une maîtrise stricte des dépenses (Ondam stable à 266 milliards d'euros).[1][3]

Alors que le texte attend validation du Conseil constitutionnel avant publication au Journal officiel fin décembre 2025, il souligne l'urgence de diversifier ses sources de revenus. Se constituer une épargne complémentaire n'est pas une option, mais une nécessité pour préserver son niveau de vie face aux incertitudes futures. Agissez dès aujourd'hui pour une retraite plus sereine.

À retenir

  • Le budget de la Sécurité sociale 2026 réduit le déficit mais reporte une partie de la réforme des retraites à 2028.
  • L'âge légal de départ est temporairement figé (62 ans et 9 mois pour les natifs de 1964), avec une adaptation de la durée d'assurance.
  • Les pensions de base et minima sociaux sont revalorisés de 0,9 % au 1er janvier 2026, limitant partiellement la perte de pouvoir d'achat.
  • Des mesures fiscales (CSG sur le capital, surtaxe sur les complémentaires santé) et une réforme du cumul emploi-retraite modifieront les arbitrages des seniors.
  • Face à ces incertitudes, la mise en place d'une épargne retraite complémentaire (PER, assurance-vie, SCPI) devient un levier essentiel pour sécuriser sa retraite.

Conseil d'expert

En tant qu'expert en investissement immobilier et SCPI, je recommande de profiter de cette période de transition pour structurer une véritable stratégie de revenus complémentaires. Les SCPI peuvent jouer un rôle clé aux côtés du PER et de l'assurance-vie : elles permettent de mutualiser le risque locatif, d'accéder à l'immobilier professionnel avec un ticket d'entrée réduit et de percevoir des revenus potentiellement réguliers. Veillez toutefois à diversifier vos SCPI (secteurs, zones géographiques, styles de gestion) et à les intégrer dans une approche globale de votre patrimoine, en tenant compte de votre fiscalité et de votre horizon de placement. Un diagnostic retraite complet, associé à une simulation de revenus futurs issus de vos placements, est souvent le meilleur point de départ pour ajuster sereinement votre niveau d'épargne dès aujourd'hui.



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À propos de l’auteur

Jonathan Dhiver

Jonathan Dhiver

J'ai fondé MeilleureSCPI.com, Meilleur-GF.com, Meilleur-GFV.com, et Epargne-Mensuelle.com. J'adore tout ce qui touche à l'épargne, l'éducation financière, et la fixation d'objectifs. Je pense qu'une des clés est de mettre de l'argent de côté dès le début du mois. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à me contacter (via le formulaire de contact) !

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