Tout savoir sur le crowdfunding immobilier

Publié le 7 janv. 2015 par - Mis à jour le 24 janv. 2019

Crowdfunding immobilier : eldorado ou miroir aux alouettes ?

 

Le financement participatif gagne la promotion immobilière avec des rendements annoncés de 8% à 12%. Un investissement « alternatif » qui n’est pas sans risque.

Le « crowdfunding » commence à compter dans le paysage financier. Or, après les prêts, les dons et le capital risque (« crowdequity »), voilà que le « financement par la foule » (littéralement) gagne la promotion immobilière.

 

 

Des plateformes de financement participatif comme Lymo.fr, Wiseed ou Anaxago proposent aux internautes d’investir dans des projets immobiliers. Il peut s’agir de résidences, de lots de maisons individuelles, de bureaux ou de logements sociaux. Une fois le programme livré et commercialisé, le particulier récupère dans une hypothèse favorable, son capital auquel s’ajoute un intérêt.

 

Plusieurs modes d’investissement

  • Le véhicule d’investissement peut être des parts ou des obligations (créances) d’une holding qui détient elle-même une participation dans une Société Civile de Construction Vente (SCCV) spécialement créée pour le projet.
  • Cela peut aussi passer par des obligations émises par une Société par Action Simplifiée (SAS) lancée par des promoteurs immobiliers.

Les rendements annoncés sont élevés, de l’ordre de 8% à 12%. Bien plus donc que le Livret A à 1% ! Toutefois, contrairement au livret réglementé, la performance n’est pas garantie dans le crowdfunding immobilier. Le « crowdfunder » s’expose à une moins-value, voire à une perte totale de son capital investi.

Des dangers inhérents à l'investissement immobilier

Premier risque : l’envolée des coûts de construction. Certes, il est toujours possible de se « rattraper » au moment de la vente. Cependant, rien n’est moins sûr. A fortiori, en cette période d’atonie du marché immobilier du logement. Justement, le plus grand danger de ce type d’investissement est que le bien ne se vende pas. Il y a alors bloquage et non remboursement.

Il faut aussi savoir que ce type d’investissement dit « alternatif » comporte des frais. Les plateformes perçoivent une commission sur les fonds collectés ou un pourcentage sur le montant de la vente du bien. Elles peuvent donc toucher un intéressement si les objectifs de rentabilité sont dépassés.

Dans tous les cas, l’investisseur particulier a tout intérêt à limiter sa mise et à privilégier les plateformes disposant du statut de Conseiller en Investissement Participatif (CIP). Instauré par une ordonnance du 17 septembre 2014, cet agrément est délivré aux acteurs du crowdfunding justifiant d’un diplôme et d’une expérience professionnelle conséquente. Enfin, comme pour tous placements, il est conseillé de diversifier les investissements et les plateformes.

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