Crowdfunding immobilier : faut-il y croire ?

Publié le 31 janv. 2017 par - Mis à jour le 24 janv. 2019

 

Le crowdfunding immobilier promet des rentabilités alléchantes et les acteurs se multiplient. Quelles sont les règles à respecter pour réussir son investissement participatif ? On vous dit tout.

Vous connaissiez les plateformes de crowdfunding (littéralement, financement par la foule ou financement participatif) pour lancer le dernier album de punk rock de votre petit cousin ou bien pour financer une startups ayant inventé le dernier gadget à la mode ? Et s’il s’agissait en fait d’une opportunité en or pour investir autrement dans l’immobilier ?

 

Le b.a.-ba du crowdfunding immobilier

Le crowdfunding immobilier a fait son apparition il y a quelques années. Il permet à des particuliers d’acquérir des parts dans un projet de construction immobilière selon deux modèles différents. Dans le premier, l’investisseur achète des parts ou des obligations dans un holding qui détient lui-même une participation dans une société civile de construction vente (SCCV) spécialement créée pour l’occasion. Dans le second, le véhicule d’investissement est constitué par des parts dans une société par action simplifiée (SAS) lancée par des promoteurs immobiliers.

 

Les principaux acteurs du crowdfunding immobilier

De nombreux acteurs se sont déjà engouffrés dans la brèche : HEXAGONe, HelloCrowdfunding, Lymo, Immovesting, Crowfunding-Immo, Homunity, Canberra Immo, Wiseed, Crowdimo, Fundimo, ClubFunding, Propulss, Proximea, Raizers, Seed and Collect, Tributile, Weeximmo… Il y a l’embarras du choix. Toutes ces plateformes ne sont pas exclusivement dédiées à l’immobilier. Certaines financent aussi de jeunes entreprises dans des domaines aussi variés que l’alimentation, le digital ou encore l’assurance.

 

Crowdfunding immobilier : les pièges à éviter

Les rendements proposés sont alléchants, entre 7% et 12% avec une moyenne à 8,3% d’après un baromètre de la plateforme Buildeeg. Certaines plateformes promettent même un investissement accessible dès 1 000€. Il existe pourtant un certain nombre de règles à respecter.

Soucieuse de limiter les dérives qui ont déjà pu être mises au grand jour par quelques cas emblématiques, la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) a rappelé les points de vigilance et bonnes pratiques. Premièrement, la plateforme de crowdfunding doit mener un audit pour s’assurer de la solidité du maître d’ouvrage. Deuxièmement, elle doit analyser le caractère définitif des droits à construire et s’assurer que les fonds destinés au versement de l’opération sont versés sur un compte séquestre réservé à cette seule opération. Troisièmement, la plateforme doit vérifier la “capacité à construire” de l’opérateur (expérience, cohérence des coûts de construction…) ainsi que la cohérence des prix de vente avec le marché immobilier local. Autant de points qui doivent permettre d’écarter les propositions farfelues ou frauduleuses. La plateforme doit être en mesure de vous fournir ces informations.

Si une ou plusieurs de ces conditions ne sont pas réunies, alors il existe une possibilité (plus ou moins forte) pour que le bien ne se vende pas. Dans ce cas, il y a blocage et non remboursement. De quoi inciter les investisseurs à faire preuve de vigilance… sans s’interdire de bénéficier de cette nouvelle opportunité d’investir dans la pierre de façon intermédiée.

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