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Immobilier de logements : léger sursaut d’ici 2027

Introduction : un redressement progressif mais encore fragile
Selon l'étude " L'immobilier de logements en France et en régions – Prix, transactions, opportunités : les perspectives sur les marchés de l'ancien et du neuf d'ici 2027 ", réalisée par Vincent Desruelles pour Xerfi, le marché résidentiel amorce un léger redressement après plusieurs exercices marqués par la contraction des volumes et l'ajustement des prix[2]. L'année 2025 marque un point d'inflexion : 275 000 logements neufs devraient être livrés, soit une progression de +5,4 %, tandis que le marché de l'ancien enregistrerait 945 000 transactions, porté par la stabilisation des prix et le retour progressif des acheteurs[2].
Ce mouvement reste toutefois modeste et inégal. Pour les experts de Xerfi, le marché du logement ne peut pas encore être considéré comme sorti de la crise[2].
Un environnement financier plus contraint
Si un plan de relance visant à stimuler l'offre locative a été présenté par le gouvernement, le contexte macroéconomique demeure incertain. Les tensions sur les taux longs, liées à l'instabilité politique et à l'absence de trajectoire crédible de réduction des déficits publics, pourraient conduire à un relèvement des taux immobiliers vers 4 %[2].
Dans ce scénario :
- les ventes dans l'ancien reculeraient en 2026 (–3,2 %) ;
- une nouvelle contraction interviendrait en 2027 (–2,2 %) ;
- un rebond ne serait attendu qu'en 2028[2].
Cette projection souligne un marché en phase de stabilisation plutôt que de reprise franche[2]. Des analyses récentes confirment une hausse progressive des taux, avec des prévisions à 3,55 % fin 2026 et 3,95 % fin 2027 selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA[3].
Le neuf : moteur principal du redressement
Une dynamique soutenue par la fiscalité
Contrairement à l'ancien, le compartiment du neuf devrait bénéficier d'une trajectoire plus favorable. Les ventes des promoteurs progresseraient de 9 % par an d'ici 2028, grâce à la mise en place d'un nouveau dispositif fiscal pour l'investissement locatif. Celui-ci devrait permettre de soutenir :
- l'accession à la propriété ;
- l'investissement locatif ;
- les ventes en bloc[2].
Cette mesure fiscale apparaît comme un levier central du redémarrage, malgré la fin programmée de la loi Pinel sans remplacement équivalent, qui pèse sur l'attractivité globale du locatif[1].
Des promoteurs en pleine reconfiguration
La reprise du neuf repose largement sur la capacité des promoteurs immobiliers à adapter leur offre face à la raréfaction des permis. Les acteurs majeurs comme Altarea, Nexity et Quartus ont réduit les surfaces, optimisé les circulations et revu les plans pour abaisser les coûts de revient. L'objectif consiste à proposer des logements plus abordables, en phase avec la capacité financière des accédants[2].
L'innovation des constructeurs individuels
Chez les constructeurs de maisons individuelles, la réponse est encore plus directe. Hexaom a lancé un modèle de 50 m² évolutif, commercialisé à moins de 100 000 euros hors terrain, conçu pour être agrandi ultérieurement. Cette approche modulaire permet :
- d'abaisser le ticket d'entrée ;
- d'accompagner l'évolution des ménages ;
- d'adapter l'investissement au cycle de vie[2].
Le Bail Réel Solidaire monte en puissance
Le Bail Réel Solidaire (BRS) s'impose progressivement comme un pilier des stratégies commerciales. Selon Xerfi, il pourrait représenter environ 9 % des ventes de détail en 2026 et la production engagée depuis 2020 serait multipliée par cinq. Ce mécanisme permet de dissocier le foncier du bâti afin de réduire le coût d'acquisition pour les ménages[2].
L'ancien : une reprise fragile et sélective
Le retrait marqué des investisseurs
Dans l'ancien, la reprise provient essentiellement des accédants à la propriété. Les investisseurs locatifs se retirent, freinés par la fiscalité, les interdictions liées aux passoires thermiques et le durcissement des loyers dans de nombreuses villes[1][2].
Malgré un léger reflux des prix (–0,5 % en 2026), les volumes devraient continuer de se contracter, avec une possible perte d'un million de logements locatifs d'ici 2027 due aux interdictions progressives (classe G en 2025, F en 2028)[1].
L'adaptation des réseaux d'intermédiation
Face à cette situation, les acteurs de la transaction immobilière ont modifié leurs modèles. Les réseaux de mandataires, moins coûteux que les agences traditionnelles, s'appuient massivement sur l'intelligence artificielle pour :
- affiner les estimations ;
- automatiser les descriptifs ;
- cibler plus finement les acquéreurs.
Des plateformes comme MeilleursBiens ont développé un matching intelligent, la signature électronique illimitée et l'optimisation technologique, qui devient un facteur clé de compétitivité[2].
Une fracture territoriale marquée
L'Île-de-France en reprise dès 2026
Après deux années d'ajustement, les prix en Île-de-France devraient repartir dès 2026 avec une progression de +2,4 % dans l'ancien. Entre 2022 et 2024, la correction y a été plus marquée qu'en régions, ce qui crée aujourd'hui un effet de rattrapage[2].
Sud-Est et Corse : pression persistante
Dans le Sud-Est et en Corse, la forte attractivité touristique maintient une pression sur les prix. Ces zones conservent un profil dynamique, soutenu par la demande résidentielle et secondaire[2].
Ouest : locomotive du neuf
La dynamique du neuf révèle également des disparités importantes. La Bretagne affiche une hausse de +35 % des permis en 2025, tandis que les Pays de la Loire progressent de +32 %. Ces territoires :
- attirent une population croissante ;
- favorisent des programmes compacts ;
- développent des logements familiaux adaptés aux mobilités interrégionales[2].
Bourgogne-Franche-Comté : reprise plus timide
En Bourgogne-Franche-Comté, la situation demeure contrastée. Si la Saône-et-Loire et l'Yonne bénéficient d'un effet de rattrapage, les mises en chantier reculent encore dans d'autres zones[2].
Une recomposition profonde du marché
Vers une nouvelle géographie du logement
Le marché du logement ne connaît pas seulement un cycle conjoncturel. Il traverse une transformation structurelle. Les acteurs réinventent leurs offres, adaptent leurs produits et modifient leurs modèles économiques. Ce mouvement redessine progressivement la géographie résidentielle française, entre métropoles ajustées, Ouest dynamique et territoires ruraux plus accessibles[2]. Des tendances régionales confirment des zones de résistance et de reprise potentielle[2][6].
Conclusion : un sursaut réel mais encore fragile
Le marché résidentiel français entre dans une phase de stabilisation progressive. L'année 2025 constitue un point d'inflexion avec une reprise modérée dans le neuf, une stabilisation temporaire dans l'ancien et une adaptation rapide des professionnels[2].
Toutefois, les perspectives restent conditionnées par l'évolution des taux d'intérêt, le contexte budgétaire et la capacité des acteurs à maintenir des offres abordables[2][3]. Le redressement est engagé, mais demeure fragile et territorialement contrasté[2].
À retenir
- Un sursaut du marché du logement est attendu d'ici 2027, mais il reste dépendant de l'évolution des taux et du contexte macroéconomique.
- Le neuf apparaît comme le principal moteur du redressement, porté par de nouveaux dispositifs fiscaux et par l'innovation des promoteurs et constructeurs.
- Le marché de l'ancien reste fragilisé par le retrait des investisseurs et par les contraintes liées aux passoires thermiques.
- Les disparités régionales se creusent, avec un Ouest dynamique, une Île-de-France en rattrapage et certaines régions en reprise plus timide.
- La recomposition en cours dessine une nouvelle géographie du logement, où l'accessibilité, la fiscalité et la qualité énergétique deviennent des critères centraux.
Conseil d'expert
En tant qu'expert en gestion de patrimoine, j'invite les investisseurs comme les accédants à raisonner à l'échelle du cycle 2025-2028 plutôt que sur une seule année. Dans le neuf, ciblez les opérations bénéficiant de dispositifs fiscaux lisibles (BRS, schémas d'accession encadrée) et de marchés locatifs profonds (grandes agglomérations régionales, Ouest dynamique). Dans l'ancien, privilégiez les biens avec un fort potentiel de revalorisation énergétique pour anticiper les contraintes sur les passoires thermiques et sécuriser la liquidité à la revente. Enfin, diversifiez vos expositions géographiques via des véhicules collectifs (SCPI, OPCI) afin de lisser les fractures territoriales mises en évidence par cette étude.
À propos de l’auteur
Jonathan Dhiver
J'ai fondé MeilleureSCPI.com, Meilleur-GF.com, Meilleur-GFV.com, et Epargne-Mensuelle.com. J'adore tout ce qui touche à l'épargne, l'éducation financière, et la fixation d'objectifs. Je pense qu'une des clés est de mettre de l'argent de côté dès le début du mois. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à me contacter (via le formulaire de contact) !