ÊTRE RECONTACTÉ(E)
Conformément à la loi « informatique et libertés » du 6 janvier 1978 modifiée en 2004, vous bénéficiez d’un droit d’accès et de rectification aux informations qui vous concernent, que vous pouvez exercer en vous adressant à MeilleureSCPI.com - Service Informatique et Liberté 62 rue Brancion, 75015 Paris ou à information [arobase] meilleurescpi [point] com
“Excellent”, 165 avis
Vendre une parcelle de terrain pour financer ses projets en 2025

Avant d'envisager un crédit ou un nouvel investissement, il est parfois judicieux d'observer les ressources déjà disponibles dans son patrimoine. Vendre une partie de son terrain peut ainsi permettre de financer un projet sans recourir à l'endettement, tout en optimisant la gestion de ses actifs. Cette démarche nécessite toutefois une réflexion stratégique : étude du cadre urbanistique, estimation de la valeur, anticipation des impacts fiscaux, et accompagnement par des professionnels (géomètre, notaire, fiscaliste).
Cet article propose un guide pratique pour comprendre les étapes clés, évaluer la rentabilité de l'opération et identifier les précautions à prendre avant de céder une parcelle de terrain, dans un contexte où les prix du foncier ont fortement évolué ces dernières années.
Pourquoi envisager la vente d'une parcelle de terrain ?
1. La recherche de liquidités
Lorsqu'un terrain est sous-exploité ou ne correspond plus aux usages prévus, sa division puis sa vente peut permettre de dégager des capitaux. Dans un marché où le prix moyen d'un terrain constructible en France tourne désormais autour de 175–180 €/m², avec des fourchettes allant d'environ 55 €/m² à plus de 9 500 €/m² selon les secteurs, l'enjeu financier peut être significatif.[1][2]
Le procédé peut permettre de financer :
- un investissement immobilier (résidentiel, locatif, etc.)
- un projet personnel (construction, succession, transition de vie)
- une diversification patrimoniale (par exemple via des SCPI de rendement ou des SCPI fiscales, selon son profil de risque et ses objectifs).
2. Une optimisation de l'actif foncier
Posséder un terrain de grande superficie ou en zone périurbaine peut constituer un actif mal mobilisé. Le fractionner pour vendre une partie peut représenter un moyen de valoriser cet actif en capitalisant sur la rareté foncière.
Entre 2008 et la fin des années 2010, le prix moyen du mètre carré de terrain constructible a déjà fortement augmenté, passant autour de 87 €/m², avec des niveaux bien supérieurs dans des régions comme l'Île-de-France ou la Provence-Alpes-Côte d'Azur.[4] Plus récemment, le prix d'achat moyen des terrains a encore progressé d'environ 5,5 %, avec une hausse de près de 9 % du prix au mètre carré, tandis que la superficie moyenne des parcelles a diminué.[5] Dans ce contexte, céder une partie de son terrain permet de " cristalliser " cette hausse de valeur.
3. La gestion patrimoniale et successorale
La vente d'une partie de terrain peut faire partie d'une stratégie patrimoniale : allègement de droits, transmission, répartition entre héritiers, etc. Elle peut aussi corriger une situation où le foncier est immobilisé mais peu rentable.
Dans une logique de planification successorale, la vente peut être couplée à une réallocation du produit dans des actifs générateurs de revenus réguliers (immobilier locatif direct, SCPI de rendement, contrat d'assurance-vie…), facilitant à terme le partage entre héritiers et la gestion des flux de trésorerie.

Les conditions à vérifier avant de vendre
Étude de faisabilité et urbanisme
Avant d'engager toute démarche, il convient de s'assurer que la subdivision du terrain est juridiquement et techniquement possible.
- Demander un certificat d'urbanisme opérationnel à la mairie pour vérifier la constructibilité ou la possibilité de division.
- Vérifier le plan local d'urbanisme (PLU), les règles de zonage, voir s'il existe des contraintes environnementales ou de servitude.
- Identifier si des autorisations ou des procédures d'aménagement sont nécessaires (déclaration préalable de division, permis d'aménager, etc.).
- Conseil d'expert : prendre le temps de regarder en détail le PLU et les servitudes avant d'engager des frais importants.
Les coûts et les délais
Voici un tableau récapitulatif des principales étapes, coûts et délais estimés (qui peuvent varier en fonction de la pression foncière locale et de la charge des services d'urbanisme) :
| Étape | Description | Délai moyen | Coût estimatif* |
|---|---|---|---|
| Certificat d'urbanisme | Demande à la mairie pour vérifier la faisabilité | 1 à 2 mois | Frais de dossier mairie |
| Géomètre-expert | Délimitation de la parcelle à diviser (bornage) | Quelques semaines à quelques mois | Honoraires du géomètre |
| Déclaration préalable de division | Dossier à déposer en mairie | Environ 1 mois | Frais éventuels + honoraires d'accompagnement |
| Viabilisation / raccordements (si requis) | Eau, assainissement, électricité, voirie | 2 à 6 mois selon le projet | Montant très variable selon la zone |
| Notaire + frais de mutation | Vente de la parcelle (acte authentique) | Instantané à la signature | Droits + notaire (souvent 7–8 % pour un terrain non constructible ; frais proches de l'ancien pour un terrain constructible) |
*Chiffres indicatifs ; chaque situation est spécifique et dépend de la valeur du terrain, de sa nature (constructible ou non), de la région et des éventuels travaux de viabilisation.
Les aspects fiscaux et financiers
- La vente de terrain peut engendrer une plus-value imposable si le bien n'est pas la résidence principale.
- La plus-value immobilière des particuliers est en principe soumise à l'impôt sur le revenu au taux de 19 %, auquel s'ajoutent les prélèvements sociaux au taux global de 17,2 %, avec des abattements pour durée de détention conduisant à une exonération totale d'impôt sur le revenu au bout de 22 ans, et d'environ 30 ans pour les prélèvements sociaux (régime à vérifier sur les textes en vigueur).
- Les frais de notaire et droits de mutation doivent être provisionnés.
- Si la parcelle est non constructible, les coûts de transaction peuvent être moindres mais la valeur également. Certains terrains de loisirs se négocient entre quelques dizaines de centimes et quelques euros par m² seulement.[7]
- Il convient également de vérifier l'impact sur l'endettement ou l'équilibre patrimonial, notamment si la vente conditionne un financement bancaire (apport dans une opération de construction, par exemple).

Étapes pratiques pour mener l'opération
1. Évaluer le terrain et la stratégie de division
- Identifier la partie du terrain à vendre et la partie à conserver.
- Estimer la valeur de la parcelle (via un professionnel, géomètre-expert ou notaire), en tenant compte des références locales : par exemple, un prix moyen de 176 €/m² au niveau national peut masquer de fortes disparités entre départements et grandes agglomérations.[2]
- Déterminer si la vente interviendra après viabilisation ou " à l'état ", et quel impact sur le prix. Dans certaines zones tendues, un terrain viabilisé se valorise nettement mieux et se vend plus rapidement.
- Bien préparer sa data room (plans, diagnostics, documents d'urbanisme, servitudes, historique de propriété) pour sécuriser la transaction et rassurer les acquéreurs.
2. Obtenir les autorisations nécessaires
- Demander le certificat d'urbanisme.
- Contacter un géomètre-expert pour la délimitation et le bornage.
- Déposer une déclaration préalable de division ou un permis d'aménager si requis.
3. Mettre en œuvre la division et la viabilisation (le cas échéant)
- Tracer la nouvelle parcelle et procéder au bornage officiel.
- Si la parcelle est vendue " à l'état ", le futur acquéreur assume souvent la viabilisation.
- Si la parcelle est livrée " viabilisée ", il faut intégrer les coûts dans le calcul de retour, en gardant à l'esprit que, dans la conjoncture actuelle, le terrain représente en moyenne près d'un tiers du coût total d'un projet de construction individuelle.[5][6]
4. Commercialiser la parcelle
- Rédiger un compromis ou une promesse de vente.
- Recueillir l'engagement de l'acheteur (souvent sous condition suspensive d'urbanisme).
- Signer l'acte authentique chez le notaire et régler les droits.
5. Utiliser le produit de la vente
- Affecter les fonds à un projet précis (construction, achat d'un immeuble, diversification…).
- Modifier si besoin la structure patrimoniale, éventuellement via une SCI ou un autre véhicule.
- Se garder une réserve de liquidités ou prévoir la fiscalité.
- Réallouer une partie du capital vers des SCPI de rendement (revenus complémentaires) ou des SCPI de plus-value (valorisation à long terme), selon les objectifs.

Avantages et problématiques à anticiper
Avantages
- Flexibilité : la part vendue est librement déterminée.
- Liquidités immédiates : la vente permet de dégager des capitaux sans emprunt.
- Valorisation : un terrain mal exploité peut générer de la valeur grâce à la division, d'autant que la tendance de fond des dernières années a été une hausse du prix au mètre carré, malgré quelques ajustements récents dans certaines zones.[4][5]
- Option de diversification ou de redéploiement patrimonial (immobilier locatif, SCPI de rendement, placements financiers…).
Inconvénients et précautions
- La procédure peut être longue et coûteuse, notamment si la viabilisation est nécessaire.
- Le marché des parcelles peut être moins liquide que celui de l'immobilier bâti.
- Risque de plus-value importante imposable si la parcelle n'est pas exonérée.
- Une erreur d'urbanisme ou de division peut bloquer la vente ou majorer les coûts.
Le fait de se séparer d'une partie du bien peut affecter l'équilibre patrimonial ou successorale et doit être anticipé dans une vision globale du patrimoine.

Exemple concret
Imaginons : un propriétaire détient un terrain de 1 000 m² à la périphérie d'une petite ville. Il n'utilise que 400 m² pour un jardin et un garage et décide de vendre les 600 m² restant pour financer la construction d'un appartement locatif.
- Le certificat d'urbanisme confirme que la division est possible.
- Le géomètre établit que la parcelle vendue aura une superficie de 600 m².
- La déclaration préalable de division est déposée et acceptée après un mois.
- Dans un contexte où le prix moyen du terrain constructible en France se situe autour de 176 €/m², mais où les petites villes ont parfois connu des hausses significatives du foncier ces dernières années,[2][5] le propriétaire négocie un prix tenant compte du marché local.
- Le prix convenu est de 120 000 € pour le lot de 600 m², soit 200 €/m², ce qui reflète une situation de marché dynamique pour ce secteur.
- Après les frais de notaire et droits, il reste environ 110 000 €.
- Le propriétaire investit ce montant dans un bien locatif ou dans un portefeuille diversifié de SCPI de rendement, générateur de revenus.
Cet exemple illustre le mécanisme : plutôt que de laisser 600 m² inactifs, une part du terrain est cédée pour activer un projet immobilier, dans un environnement où le coût du foncier pèse de plus en plus dans les budgets de construction.
Tableau comparatif : Vendre ou conserver la parcelle
| Critère | Vendre la parcelle | Conserver l'intégralité du terrain |
|---|---|---|
| Liquidités immédiates | ✅ Dégagement de fonds | ❌ Capital immobilisé |
| Gestion et coûts | ✅ Pas de charge future | ⚠️ Coûts d'entretien ou d'aménagement |
| Potentiel de valorisation | ✅ Possibilité de réaliser la valeur au prix du marché actuel | ✅ Potentiel à long terme mais incertain (exposition aux cycles immobiliers) |
| Complexité de l'opération | ⚠️ Procédures à suivre | ✅ Simplicité de conservation |
| Impact patrimonial | ⚠️ Modification de la structure | ✅ Structure non modifiée |
| Fiscalité | ⚠️ Possibilité de plus-value imposable | ✅ Aucun acte de vente, mais pas de gain réalisé |
Réallouer le produit de la vente avec MeilleureSCPI.com
Après la vente d'une parcelle, se pose naturellement la question de la meilleure utilisation des fonds disponibles. MeilleureSCPI.com accompagne dans la réallocation du capital vers un portefeuille diversifié de SCPI, permettant ainsi de générer des revenus complémentaires tout en maintenant une logique de placement patrimonial.
Selon le profil de l'investisseur et son horizon de temps, il peut s'agir de SCPI de rendement (orientées flux de loyers), de SCPI fiscales (pour optimiser l'imposition) ou encore de SCPI diversifiées, afin de mutualiser les risques sur plusieurs typologies d'actifs et zones géographiques. Grâce à une approche personnalisée, il est possible d'identifier les supports les plus adaptés à ses objectifs, qu'il s'agisse de rendement, de stabilité ou de diversification.
La vente d'une parcelle de terrain représente une solution pertinente pour mobiliser des liquidités en vue de nouveaux projets ou investissements. Avec une préparation rigoureuse et une bonne connaissance des règles d'urbanisme et de fiscalité, cette opération peut contribuer à optimiser le potentiel financier d'un patrimoine immobilier, notamment dans une période où le foncier représente une part croissante du coût global des projets.
Conclusion
La vente d'une portion de terrain constitue une option sérieuse pour dégager des fonds et permettre le financement d'un projet patrimonial ou personnel. Elle demande néanmoins une réflexion approfondie, une étude attentive du cadre urbanistique, une planification rigoureuse et une gestion des aspects fiscaux, dans un environnement de prix du foncier en moyenne élevés et contrastés selon les territoires.
Pour un propriétaire disposant d'un terrain partiellement exploité, la division puis la vente d'une parcelle peut représenter un moyen pragmatique de transformer un actif foncier latent en ressources mobilisables. Il reste prudent d'accompagner l'opération d'un expert (géomètre, notaire, fiscaliste) afin d'éviter les écueils, d'optimiser le montage et, le cas échéant, de préparer une réallocation efficace des fonds (immobilier direct, SCPI de rendement, SCPI fiscales, autres placements).
À retenir
- La vente d'une parcelle de terrain permet de dégager des liquidités sans recourir au crédit, dans un contexte de hausse du prix du foncier.
- Avant d'arbitrer, il est indispensable de vérifier le PLU, la constructibilité et les règles d'urbanisme, puis de chiffrer précisément coûts et délais.
- Une bonne pratique consiste à bien préparer sa data room (plans, diagnostics, documents juridiques) pour fluidifier la négociation.
- Les impacts fiscaux (plus-value, droits de mutation, frais de notaire) doivent être anticipés pour éviter les mauvaises surprises.
- Le recours à un notaire expérimenté, à un géomètre et, si besoin, à un conseil patrimonial permet de sécuriser l'opération et de réallouer intelligemment le capital, notamment via des SCPI.
Conseil d'expert
Avant de mettre en vente une parcelle, prenez le temps de constituer une data room complète (PLU, certificat d'urbanisme, plans, servitudes, diagnostics) : cela accélère les échanges avec les acquéreurs et les banques. Faites-vous accompagner par un notaire rompu aux divisions foncières, qui saura sécuriser l'acte et optimiser la fiscalité, et n'hésitez pas à analyser finement le plan local d'urbanisme pour identifier les meilleures options de valorisation (surfaces constructibles, emplacements réservés, contraintes environnementales).
À lire également :
Comment vendre un immeuble à la découpe en 2025 ?
Comment vendre un immeuble détenu en SCI en 2025 ?
À propos de l’auteur
Jonathan Dhiver
J'ai fondé MeilleureSCPI.com, Meilleur-GF.com, Meilleur-GFV.com, et Epargne-Mensuelle.com. J'adore tout ce qui touche à l'épargne, l'éducation financière, et la fixation d'objectifs. Je pense qu'une des clés est de mettre de l'argent de côté dès le début du mois. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à me contacter (via le formulaire de contact) !