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Revenus fonciers : comment bien les déclarer en 2026 ?
Revenus fonciers : comment bien les déclarer en 2026 ?
Vous devez faire figurer sur votre déclaration de revenus vos salaires ou pensions de retraite, vos revenus de valeurs mobilières mais aussi les loyers ou revenus de SCPI que vous avez perçus l'an dernier. S'y ajoutent, le cas échéant, les revenus issus de locations meublées, imposés non plus comme revenus fonciers mais comme bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Mettre à jour pour 2026. Conseils de l'auteur : faites-vous accompagner si vous n'êtes pas à l'aise.

Des abattements spécifiques lorsque les loyers annuels sont inférieurs à 15 000 €
Si, en 2024, vous avez loué des logements vides ou perçu des revenus de SCPI pour un montant total inférieur ou égal à 15 000 €, vous relevez par principe du régime micro-foncier. Un abattement forfaitaire de 30 % est alors pratiqué sur les revenus locatifs bruts que vous avez encaissés, sans que vous ayez à détailler vos charges. Au-delà de 15 000 € de loyers bruts annuels, vous basculez automatiquement au régime réel[1][2][3][5].
Si vous avez loué des logements meublés, vous relevez du régime des BIC, avec deux options principales : le micro-BIC (régime de droit commun simplifié) ou le réel. Les seuils de recettes et les taux d'abattement ont été revalorisés au fil des années.
Pour les locations meublées classiques non classées, le micro-BIC s'applique tant que vos recettes annuelles n'excèdent pas un plafond (revalorisé ces dernières années) et ouvre droit à un abattement forfaitaire de 50 % sur vos loyers bruts.
Les loueurs de gîtes ruraux, de meublés de tourisme classés ou de chambres d'hôtes bénéficient d'un plafond de recettes plus élevé et d'un abattement renforcé de 71 % sur leurs loyers bruts, sous réserve du respect des conditions de classement et de réglementation locales.
En contrepartie de ces abattements " micro ", vous ne pouvez déduire aucune charge réelle (intérêts d'emprunt, travaux, frais de gestion, assurance, etc.) de vos revenus locatifs. Les régimes micro-foncier et micro-BIC s'appliquent automatiquement dès lors que le total de vos recettes ne dépasse pas les maxima fixés par la loi, sauf option expresse de votre part pour un régime réel.
Si vos charges (emprunt important, travaux de rénovation lourds, frais de gestion significatifs, etc.) excèdent 30 % de vos loyers bruts pour les locations nues, ou 50 % ou 71 % pour les meublés selon la catégorie, vous avez intérêt à renoncer au régime " micro " et à opter pour le régime réel. Vous pourrez alors déduire un grand nombre de dépenses et ainsi réduire le montant de vos loyers taxables. Attention : l'option pour un régime réel d'imposition vous engage pour plusieurs années (en pratique, au moins deux ans pour les BIC, reconduite tacitement, et trois ans pour les revenus fonciers), ce qui impose d'anticiper vos charges des années à venir avant de vous décider.
| Micro-foncier et dispositifs de défiscalisation |
|---|
| Le micro-foncier incompatible avec le Malraux ! |
| Si vous avez réalisé un investissement locatif en direct ou via l'achat de parts de SCPI vous ouvrant droit à certains régimes d'incitation (anciens dispositifs Robien, Borloo, Scellier, Malraux, puis plus récemment Pinel, Denormandie, etc.), vous ne pouvez pas, dans la plupart des cas, bénéficier du micro-foncier et relevez obligatoirement du régime réel. |
| En pratique, les dispositifs contemporains de réduction d'impôt (comme Pinel et dérivés) sont conçus pour fonctionner avec le réel et donner lieu à une déclaration détaillée des charges. Certains régimes plus récents d'investissement locatif intermédiaire ont succédé au Duflot, désormais éteint, mais la logique reste similaire : la défiscalisation s'articule, pour l'essentiel, avec un régime réel, et le micro-foncier n'est alors pas ouvert. |
| Les parts de SCPI avec déduction par amortissement relèvent également du réel via la déclaration 2044[1]. |
Avec les régimes réels d'imposition, de nombreuses dépenses déductibles.
Vous relevez des régimes réels d'imposition si vos loyers dépassent les maxima permettant d'accéder aux régimes " micro ", si vous avez renoncé volontairement à ces derniers ou encore si vous avez bénéficié de certains dispositifs d'investissements locatifs qui excluent le micro-foncier.
Il n'y a pas d'abattement forfaitaire dans les régimes réels, mais la possibilité de déduire des loyers la quasi-totalité des dépenses engagées pour l'acquisition et la gestion du bien :
- intérêts de l'emprunt contracté pour financer votre investissement locatif ou l'achat de parts de SCPI ;
- dépenses d'entretien et d'amélioration, grosses réparations ;
- frais de gestion et de syndic ;
- primes d'assurance ;
- taxes non récupérables sur le locataire…
Pour les locations meublées au réel, vous pouvez en plus pratiquer l'amortissement du bien et du mobilier sur leur durée d'utilisation, ce qui réduit fortement le résultat imposable[1][6].
Si le résultat foncier (ou le résultat BIC) est positif, vous devez le réintégrer à vos revenus imposables. Il est alors soumis au barème progressif de l'impôt sur le revenu (dont les tranches ont été régulièrement revalorisées et vont, pour la tranche la plus élevée, au-delà de 40 %) et supporte les prélèvements sociaux (dont le taux global a été ajusté au fil des réformes).
Si vous constatez un déficit foncier, celui-ci peut, dans la limite légale (déficit foncier imputable sur le revenu global à hauteur de 10 700 € par an hors intérêts d'emprunt, le solde étant reportable sur vos revenus fonciers des années suivantes), venir réduire votre revenu imposable, ou être imputé uniquement sur vos loyers futurs selon sa nature.
Choisir la bonne déclaration sans se tromper
- Vous louez des logements nus ou possédez des parts de SCPI
Si vous relevez du micro-foncier (loyers bruts n'excédant pas 15 000 € et absence d'incompatibilité avec un dispositif de défiscalisation), il vous suffit de déclarer le montant brut de vos revenus locatifs directement sur votre déclaration n°2042, dans la case 4BE (et 4BK si nécessaire), rubrique dédiée aux revenus fonciers. L'administration applique automatiquement l'abattement de 30 %[2][3].
Si vous êtes soumis au régime réel, vous devez remplir la déclaration n°2044 (ou la 2044 spéciale si vous relevez de certains régimes d'investissement locatif, type Pinel, Malraux, etc.), détailler vos loyers et vos charges, puis reporter le résultat net (bénéfice ou déficit) sur la déclaration n°2042, à la rubrique " Revenus fonciers ". La 2044 reste le formulaire central pour les revenus de locations nues, y compris pour les revenus de SCPI[1][2][4][7].
- Vous louez des logements meublés
- Vos recettes sont imposées dans la catégorie des BIC.
Si vous relevez du micro-BIC, vous indiquez le montant brut de vos recettes de location meublée sur la déclaration complémentaire n°2042 C (ou 2042 C PRO), dans la rubrique des revenus industriels et commerciaux. L'abattement (50 % ou 71 % selon la nature du meublé) est calculé automatiquement par l'administration.
Si vous avez opté pour le régime réel BIC (souvent conseillé lorsque vous supportez des charges importantes ou pratiquez l'amortissement), vous devez souscrire la liasse BIC correspondante (formulaires professionnels) et reporter le résultat sur votre déclaration 2042 C/2042 C PRO. Le régime réel implique la tenue d'une comptabilité et, en principe, une inscription sous un statut de loueur (non professionnel ou professionnel selon le niveau de recettes et les autres critères).
La date butoir de déclaration de revenus varie selon si vous choisissez la déclaration papier ou la déclaration sur internet.
La déclaration des revenus fonciers 2024 (déposée en 2025) intervient en même temps que l'ensemble de votre déclaration annuelle. La déclaration en ligne est désormais le mode de déclaration de droit commun : sauf exception (absence d'accès internet, handicap, personnes âgées dans certaines situations, etc.), vous devez télédéclarer sur le site de l'administration fiscale.
Les calendriers sont publiés chaque année par l'administration, avec :
| Numéro de département | Date butoir de la déclaration sur internet |
|---|---|
| Déclaration papier | Date limite nationale courant mai |
| Départements 01 à 19 | Échéance en ligne généralement fin mai |
| Départements 20 à 54 | Échéance en ligne entre fin mai et début juin |
| Départements 55 à 974/976 et non-résidents | Échéance en ligne début juin |
| Par exemple, pour 2025, le service en ligne a ouvert le 10 avril et l'échéance en ligne était fixée au 22 mai pour certains départements[9]. | |
| Les dates précises et les éventuels ajustements (ouverture du service de télédéclaration en avril, reports exceptionnels, modalités pour les non-résidents, etc.) doivent être vérifiés chaque année directement sur le site des impôts. Le principe reste cependant le même : un service en ligne ouvert au printemps, une date butoir papier avancée et des échéances en ligne graduées selon le département de résidence. | |
À retenir
- En dessous de 15 000 € de loyers nus ou SCPI, vous relevez en principe du micro-foncier (abattement de 30 %), mais ce régime est exclu par la plupart des dispositifs de défiscalisation.
- En location meublée, le choix se fait entre micro-BIC (abattement 50 % ou 71 %) et réel avec possibilité d'amortir le bien et le mobilier.
- Au régime réel, de nombreuses charges (intérêts d'emprunt, travaux, frais de gestion, assurances, taxes) sont déductibles et peuvent générer un déficit foncier imputable dans certaines limites.
- Le bon formulaire est clé : 2042 (micro-foncier), 2044 (réel foncier), 2042 C/2042 C PRO et liasse BIC pour les locations meublées.
- Les dates limites de déclaration changent chaque année : vérifiez toujours le calendrier officiel sur le site des impôts.
- En 2026, la réglementation reste technique : si vous hésitez, faites-vous accompagner par un professionnel pour sécuriser votre déclaration.
Conseil de l'auteur
La fiscalité des revenus fonciers et des locations meublées est plus subtile qu'il n'y paraît : un mauvais choix entre micro et réel peut vous coûter cher sur plusieurs années. En tant qu'expert en gestion de patrimoine, je vous recommande de simuler vos impôts sur plusieurs exercices (en intégrant travaux, emprunts et projets futurs) avant de trancher, et de vous faire accompagner par un professionnel si vous n'êtes pas parfaitement à l'aise avec ces notions.
À propos de l’auteur
Jonathan Dhiver
J'ai fondé MeilleureSCPI.com, Meilleur-GF.com, Meilleur-GFV.com, et Epargne-Mensuelle.com. J'adore tout ce qui touche à l'épargne, l'éducation financière, et la fixation d'objectifs. Je pense qu'une des clés est de mettre de l'argent de côté dès le début du mois. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à me contacter (via le formulaire de contact) !