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Immobilier : quelles tendances à venir en 2026 ?
Immobilier : quelles tendances à venir en 2026 ?
Le marché immobilier français connaît actuellement une transformation majeure, portée par des dynamiques claires d'offre et de demande qui reflètent l'évolution des modes de vie, la transition énergétique et l'impact des technologies numériques. Au début de 2026, les fondamentaux du marché s'affichent nettement plus solides, avec des taux d'intérêt stabilisés autour de 3,10 % et une reprise progressive des transactions après deux années difficiles.
À quoi ressemblera le marché immobilier dans les prochaines années ? Sans sortir la boule de cristal, on peut au moins supposer que, comme tout marché, son destin restera intimement lié à la loi de l'offre et de la demande, mais aussi à la capacité du secteur à intégrer les enjeux climatiques, réglementaires et technologiques.
Une fiscalité incitative pour soutenir l'offre

En matière d'offre de logements, celle-ci reste structurellement fragile. Le marché du logement neuf demeure durablement fragilisé, avec une baisse des autorisations de construire, une hausse des coûts de production et un durcissement des normes environnementales qui limitent l'offre disponible. Cette contraction renforce mécaniquement le rôle central du marché de l'ancien, tant à l'achat qu'à la location.
Face à ce défi, l'État maintient son soutien au logement neuf, conscient que le besoin de construction en France reste estimé à 500 000 logements chaque année. Les avantages fiscaux liés à l'investissement locatif demeurent un élément clé de la stratégie gouvernementale pour dynamiser l'offre, même si des contraintes réglementaires comme l'encadrement des loyers et la hausse de la taxe foncière pèsent sur les investisseurs.
Du coup, il y a fort à parier que ces dispositifs fiscaux ne disparaîtront pas du jour au lendemain, mais qu'ils seront régulièrement ajustés pour concilier attractivité pour les investisseurs, protection des locataires et objectifs climatiques.
La demande de logements, entre stabilisation des taux et nouveaux besoins
D'un point de vue quantitatif, la demande de logements connaît un redémarrage significatif. Au cours des douze derniers mois, le nombre de candidats à l'achat a progressé d'environ 18 %, tandis que le volume de transactions dans l'ancien devrait franchir nettement le seuil des 900 000 ventes en 2026. Cette reprise est soutenue par la stabilisation des taux d'intérêt et par le retour de projets d'achat concrets, portés par des budgets mieux définis et des ménages plus engagés.
Cependant, l'offre, bien qu'en reconstitution avec une hausse d'environ 10 %, reste insuffisante pour rétablir l'équilibre, notamment en raison du déficit de logements neufs et de la rétention de certains propriétaires ayant acheté entre 2020 et 2022 à des prix élevés et à des conditions de crédit très favorables.
D'un point de vue qualitatif, plusieurs changements majeurs traduisent l'évolution des modes de vie et des priorités des acheteurs :
- La quête de maisons avec jardin et la fuite vers la province. Environ 64 % des acheteurs recherchent désormais une maison avec jardin, reflétant un changement profond dans les aspirations résidentielles. Le télétravail a accéléré une migration depuis les grandes métropoles vers la province. En Île-de-France, les prix stagnent avec une prévision de -0,5 à +0,5 % en 2026, tandis que les prix des maisons continuent de reculer. À l'inverse, des régions comme la Nouvelle-Aquitaine (Bordeaux, Pays basque) affichent des prévisions de +2,0 à +3,0 %, et l'Occitanie progresse autour de +3,5 %. Bordeaux, en particulier, attire fortement grâce à sa qualité de vie et au développement de l'offre de transport, tandis que les Hauts-de-France, avec Lille et Amiens, connaissent également une redynamisation (+1,5 à +2,5 %).
- L'efficacité énergétique comme critère décisif. La performance énergétique est devenue un élément central du marché immobilier. Les biens classés A ou B au diagnostic de performance énergétique (DPE) bénéficient d'une prime de l'ordre de +15 à +25 %, tandis que les biens classés E, F ou G subissent une décote pouvant aller de -5 à -15 %. Les investisseurs privilégient désormais les biens avec un DPE minimum C, et les panneaux solaires ou solutions d'autoconsommation représentent un investissement de plus en plus rentable.
- Des espaces verts, des toitures végétales et des fermes urbaines. Verdir les constructions reste essentiel, non seulement pour des raisons écologiques mais aussi pour les économies d'énergie que cela permet. Les toitures végétales et les fermes urbaines s'invitent sur les immeubles, tandis que les immeubles en bois gagnent en popularité. Ces aménagements améliorent l'isolation thermique, la qualité de l'air et la durée de vie des équipements.
- Moins de parkings mais la proximité des transports. L'autopartage et le covoiturage se développent, tandis que les citadins délaissent progressivement la voiture au profit des transports en commun. Les nouvelles constructions possèdent moins de parkings, mais ceux-ci sont équipés d'infrastructures de recharge pour voitures électriques. La proximité du tram, du métro ou du train reste un critère décisif pour les acheteurs.
- La flexibilité et la modularité. Face à la concentration des populations dans les grandes villes et à la hausse des prix, les logements doivent être plus modulaires. Une cuisine doit pouvoir se transformer aisément en salon, et un salon en chambre à coucher. Le vieillissement de la population conduit également à privilégier des aménagements permettant le maintien à domicile des personnes âgées (accessibilité, domotique, sécurité renforcée).
L'internet immobilier et la maison connectée

L'internet immobilier continue de croître et de transformer les pratiques de recherche. Les portails immobiliers en ligne demeurent les canaux privilégiés pour rechercher un bien, et l'arrivée de portails de niche (luxe, seniors, étudiants) se poursuit. La réalité virtuelle, déjà utilisée par certains professionnels, permet de visiter un lieu avec une vision à 360 degrés, révolutionnant l'expérience d'achat et de location.
Parallèlement, les villes intelligentes se développent en bardant immeubles et infrastructures urbaines de capteurs pour quantifier les flux d'énergie, de transport ou d'occupation. Les nouvelles technologies s'immiscent aussi dans les appartements et les maisons. Il est déjà possible de contrôler à distance son chauffage, de déclencher l'ouverture d'une porte ou d'un volet grâce à son smartphone, ou encore de piloter son éclairage et sa consommation d'énergie en temps réel.
Demain, tout sera connecté, de l'électroménager aux équipements de sécurité, créant des habitats intelligents, plus sûrs et plus économes en énergie. Dans ce contexte, les robots humanoïdes devraient progressivement trouver leur place dans l'immobilier : assistance à domicile pour les personnes âgées, maintenance des bâtiments, gestion automatisée de certaines tâches dans les résidences de services ou les immeubles tertiaires. Cette nouvelle génération de robots, couplée à l'intelligence artificielle, pourrait devenir un véritable relais des gestionnaires et des prestataires de services dans les années à venir.
Bref, l'immobilier va continuer de peser lourdement dans l'économie française. D'après une étude de l'Institut de l'épargne immobilière et foncière, l'immobilier est le cinquième employeur avec 2,1 millions de personnes travaillant dans le secteur. Face aux défis de l'offre insuffisante, de la transition énergétique et de l'évolution des modes de vie, le secteur immobilier français se réinvente pour répondre aux attentes d'une société en transformation.
Perspectives pour 2026
Selon les dernières perspectives publiées par plusieurs organismes, dont Fitch Ratings, l'évolution des prix immobiliers en France devrait osciller entre -1 % et +1 % en 2026, avec une hausse modérée attendue de l'ordre de 1,5 à 2 % en moyenne. Pour les appartements, la progression annuelle pourrait s'établir autour de 2 %, avec une hausse plus marquée en province qu'en Île-de-France.
Sur le marché des maisons, la hausse des prix reste plus modérée, autour de 1,2 %, mais suit la même trajectoire ascendante. Cette reprise s'accompagne d'une dynamique favorable pour les transactions dans l'ancien, qui devraient continuer d'augmenter en 2026, sauf dégradation majeure du contexte économique ou géopolitique.
Dans ce contexte, les investisseurs et les épargnants doivent intégrer plusieurs paramètres : la qualité énergétique des biens, la localisation (tension du marché local, attractivité économique, transports), l'évolution probable des taux d'intérêt et la capacité des actifs choisis (résidentiel, bureaux, logistique, santé, etc.) à s'adapter aux nouveaux usages (télétravail, e-commerce, vieillissement démographique).
À retenir
- Le marché immobilier français aborde 2026 avec des fondamentaux plus solides et des taux stabilisés autour de 3,10 %.
- L'offre reste contrainte, notamment dans le neuf, ce qui renforce le rôle du marché de l'ancien et des dispositifs fiscaux incitatifs.
- La performance énergétique et la qualité environnementale des biens deviennent des critères déterminants de valorisation.
- Les nouvelles technologies, la maison connectée et, demain, les robots humanoïdes, vont profondément transformer la gestion et l'usage des immeubles.
- Les perspectives de prix pour 2026 sont globalement modérées, avec des disparités régionales et un avantage croissant pour les biens bien situés et performants énergétiquement.
Conseil de l'auteur (expert en gestion de patrimoine)
Pour les prochaines années, privilégiez des actifs immobiliers bien situés, dotés d'une bonne performance énergétique et intégrant déjà des solutions connectées. Anticipez aussi l'arrivée des robots humanoïdes, qui vont, à mon sens, occuper une place croissante dans l'immobilier : assistance aux seniors, services dans les résidences gérées, optimisation de la maintenance et de la sécurité. Les biens et véhicules d'investissement (SCPI, OPCI, foncières cotées) capables d'intégrer ces évolutions technologiques et environnementales devraient mieux résister aux cycles de marché et offrir, à long terme, un couple rendement/risque plus attractif.
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SCPI
Société Civile de Placement Immobilier |
Catégorie Diversifiée SCPI de rendement | Minimum de souscription 20 parts 250.00 € |
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À propos de l’auteur
Jonathan Dhiver
J'ai fondé MeilleureSCPI.com, Meilleur-GF.com, Meilleur-GFV.com, et Epargne-Mensuelle.com. J'adore tout ce qui touche à l'épargne, l'éducation financière, et la fixation d'objectifs. Je pense qu'une des clés est de mettre de l'argent de côté dès le début du mois. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à me contacter (via le formulaire de contact) !