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Droits de succession en France : barèmes, abattements et stratégies en 2026

En 2026, les droits de succession en France connaissent une évolution majeure avec le gel des abattements et barèmes jusqu'au 31 décembre 2028, tandis que les frais bancaires restent encadrés et que certaines exonérations temporaires sur les donations liées à l'immobilier et à la rénovation énergétique demeurent en vigueur[6].
Comprendre ces règles est essentiel, que vous soyez investisseur ou héritier potentiel, surtout avec ces mesures qui allègent les coûts pour les petites successions et les familles modestes, mais qui, en parallèle, augmentent discrètement la pression fiscale sur le patrimoine transmis.
Exonérations et conditions
Les exonérations en matière de droits de succession restent en place. Depuis 2007, le conjoint survivant et le partenaire de PACS sont totalement exonérés de droits de succession. De plus, les frères et sœurs cohabitant avec le défunt et répondant à certaines conditions spécifiques bénéficient également d'une exonération.
La loi de finances pour 2025 introduit une exonération temporaire de droits de donation pour les dons en numéraire, du 15 février 2025 au 31 décembre 2026, dans la limite de 100 000 € par donateur et 300 000 € par bénéficiaire, à condition que les sommes soient utilisées pour :
- l'achat d'un logement neuf (VEFA), ou
- des travaux d'économie d'énergie,
avec obligation de conservation en résidence principale pendant au moins 5 ans.
Les débats parlementaires de fin 2024 et 2025 ont confirmé la stabilité des abattements principaux, sans adoption des propositions d'ajustements pour les neveux et nièces ni la création d'un nouvel abattement pour les enfants du conjoint, même si les discussions se poursuivent autour des familles recomposées.
Abattements successoraux
Les abattements applicables en 2026 sont les suivants, gelés jusqu'au 31 décembre 2028[6] :
- 100 000 € pour chaque héritier en ligne directe (enfants, parents).
- 15 932 € pour chaque frère ou sœur.
- 7 967 € pour chaque neveu ou nièce.
- 1 594 € en l'absence d'un autre abattement applicable.
Les personnes en situation de handicap remplissant les conditions bénéficiaient d'un abattement supplémentaire de 159 325 €, mais celui-ci fait l'objet d'une suppression progressive en tant que réduction spécifique[6].
Ces abattements permettent de réduire la base taxable de la succession, offrant ainsi un allégement fiscal aux héritiers. Cependant, avec une inflation annuelle moyenne estimée entre 3 % et 4 %, le gel de ces abattements jusqu'en 2028 réduit mécaniquement leur valeur réelle de près de 10 à 15 % d'ici cette date[6].
Par ailleurs, pour les successions inférieures à 5 910 € (soldes de comptes et produits d'épargne), les frais bancaires sont totalement gratuits. À partir du 1er janvier 2026, ils sont plafonnés à 1 % du montant total pour les autres successions, dans la limite maximale de 857 €[7], ce qui réduit significativement le coût de traitement pour les familles.
Droits de succession selon le lien de parenté
Les taux applicables en 2026 varient en fonction du lien de parenté entre le défunt et l'héritier[1][2] :
- Héritiers en ligne directe : après application de l'abattement de 100 000 €, le barème progressif s'applique, avec des taux variant de 5 % à 45 % en fonction de la part nette taxable.
- Frères et sœurs : après un abattement de 15 932 €, le taux est de 35 % jusqu'à 24 430 €, puis de 45 % au-delà.
- Neveux et nièces : après un abattement de 7 967 €, un taux unique de 55 % est appliqué.
- Autres héritiers (parents jusqu'au 4ᵉ degré, personnes non parentes) : taux de 55 % pour les premiers et de 60 % pour les seconds, sans abattement spécifique.
Héritiers en ligne directe
| Tranche de part nette taxable | Taux applicable en 2026 |
|---|---|
Jusqu'à 8 072 € | 5 % |
De 8 073 € à 12 109 € | 10 % |
De 12 110 € à 15 932 € | 15 % |
De 15 933 € à 552 324 € | 20 % |
De 552 325 € à 902 838 € | 30 % |
De 902 839 € à 1 805 677 € | 40 % |
Au-delà de 1 805 677 € | 45 % |
Exemple concret : un père transmet un appartement estimé à 500 000 € à son fils unique. Après application de l'abattement de 100 000 €, la base taxable est de 400 000 €, générant environ 71 194 € de droits de succession[1].
Frères et sœurs
| Tranche de part nette taxable | Taux applicable en 2026 |
|---|---|
Inférieur à 24 430 € | 35 % |
Supérieur à 24 430 € | 45 % |
Droits de succession pour les parents jusqu'au 4ᵉ degré
La taxation s'applique à un taux unique de 55 %, sans abattement spécifique.
Droits de succession pour les héritiers non apparentés
Un taux fixe de 60 % est appliqué sur l'ensemble de la succession, ce qui rend indispensable une anticipation patrimoniale pour limiter la charge fiscale.
Débats et perspectives
En 2026, le gel des abattements et barèmes jusqu'au 31 décembre 2028 constitue une hausse silencieuse de la fiscalité successorale pour de nombreux foyers, sans modification officielle des taux[6]. Parallèlement, la suppression progressive de certaines réductions spécifiques, notamment pour les personnes handicapées, s'amorce.
Des discussions dans le cadre du projet de loi de finances 2026 portent sur une révision des niches fiscales comme :
- l'assurance-vie,
- le pacte Dutreil (exonération de 75 % pour les entreprises familiales),
avec l'objectif d'une progressivité accrue pour les grands patrimoines, tout en soutenant les transmissions modestes et les projets écologiques.
Ces évolutions reflètent une volonté d'adapter la fiscalité successorale aux réalités économiques, sociales et environnementales contemporaines, en cherchant un équilibre entre incitations et vigilance accrue. Dans ce contexte, préparer sa succession, ce n'est pas la faire subir à ses proches : c'est un véritable acte de gestion de patrimoine et de protection familiale.
Tableau récapitulatif des droits de succession en 2026
| Catégorie | Abattement | Taux de taxation |
|---|---|---|
Héritiers en ligne directe (enfants, parents) | 100 000 € par héritier (gelé jusqu'en 2028) | 5 % à 45 % selon la part nette taxable |
Frères et sœurs | 15 932 € par héritier (gelé jusqu'en 2028) | 35 % jusqu'à 24 430 €, puis 45 % au-delà |
Neveux et nièces | 7 967 € par héritier (gelé jusqu'en 2028) | 55 % |
Autres héritiers (jusqu'au 4ᵉ degré) | Aucun | 55 % |
Héritiers non-parents | Aucun | 60 % |
Informations complémentaires
- Exonérations : Le conjoint survivant et le partenaire de PACS restent exonérés de droits de succession, tout comme certains frères et sœurs cohabitants remplissant des conditions strictes.
- Évolutions : Gratuité des frais bancaires pour les petites successions (< 5 910 €), plafonnement à 1 % dès janvier 2026 dans la limite de 857 €, et exonérations temporaires sur les dons pour immobilier éco-responsable jusqu'au 31 décembre 2026.
- Gel des abattements : Les abattements et barèmes sont gelés jusqu'au 31 décembre 2028, ce qui réduit leur valeur réelle de 10 à 15 % en raison de l'inflation.
- Contrôles renforcés : Sur les dons et les niches fiscales comme l'assurance-vie ou le pacte Dutreil, avec une attention particulière portée aux grandes transmissions.
Conclusion
En 2026, les droits de succession en France conservent leurs taux nominaux en matière d'abattements et de barèmes, mais le gel de ces derniers jusqu'au 31 décembre 2028 constitue une hausse implicite de la fiscalité successorale. Parallèlement, les frais bancaires restent encadrés et certaines donations écologiques bénéficient d'exonérations temporaires. Des révisions des niches fiscales (assurance-vie, pacte Dutreil) restent en débat.
Il est donc recommandé de se tenir informé des évolutions législatives et de consulter un conseiller fiscal ou un conseiller en gestion de patrimoine pour une planification successorale adaptée à votre situation personnelle, notamment pour anticiper le gel des abattements et profiter des opportunités temporaires avant la fin 2026. Préparer sa succession, ce n'est pas la faire subir : c'est organiser, en amont, une transmission sereine et optimisée pour vos proches.
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À retenir
- En 2026, les abattements successoraux (100 000 € en ligne directe) et les barèmes restent nominalement inchangés mais sont gelés jusqu'au 31 décembre 2028.
- Le gel des abattements réduit leur valeur réelle de 10 à 15 % d'ici 2028 en raison de l'inflation, ce qui alourdit la charge fiscale à terme.
- Les frais bancaires de succession sont plafonnés à 1 % du montant total, dans la limite de 857 €, avec gratuité pour les petites successions.
- Une exonération temporaire de droits de donation s'applique aux dons en numéraire affectés à un logement neuf ou à des travaux d'économie d'énergie jusqu'au 31 décembre 2026.
- Le conjoint et le partenaire de PACS restent exonérés de droits de succession, tout comme certains frères et sœurs cohabitants.
- Les contrôles fiscaux sont renforcés sur les dons et certaines niches fiscales (assurance-vie, pacte Dutreil), d'où l'importance d'une anticipation et d'un accompagnement professionnel.
Conseil de l'auteur
En tant qu'expert en SCPI et en transmission de patrimoine, je constate qu'avec le gel des abattements jusqu'en 2028, l'inaction est devenue la pire des stratégies. Utilisez dès maintenant les donations, l'assurance-vie, l'immobilier (dont SCPI) et, si besoin, des pactes Dutreil pour structurer votre transmission. Conseil de l'auteur : préparer sa succession, ce n'est pas la faire subir à vos héritiers ; c'est organiser aujourd'hui une succession maîtrisée pour éviter demain une fiscalité subie et des conflits familiaux.
| Les points importants pour la SCPI Comète | ||
| Type de support
SCPI
Société Civile de Placement Immobilier |
Catégorie Diversifiée SCPI de rendement | Minimum de souscription 20 parts 250.00 € |
| SCPI Comète rendement 2025 | ||
À propos de l’auteur
Jonathan Dhiver
J'ai fondé MeilleureSCPI.com, Meilleur-GF.com, Meilleur-GFV.com, et Epargne-Mensuelle.com. J'adore tout ce qui touche à l'épargne, l'éducation financière, et la fixation d'objectifs. Je pense qu'une des clés est de mettre de l'argent de côté dès le début du mois. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à me contacter (via le formulaire de contact) !