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Règle 50/30/20 : comment bien gérer son budget en 2025

La règle des 50/30/20 s'impose aujourd'hui comme une méthode incontournable pour la gestion budgétaire. Popularisée en 2005 par Elizabeth Warren, sénatrice américaine et anciennement professeure de droit, elle repose sur une logique simple : répartir les revenus mensuels nets en trois grandes catégories[1]. Cette approche séduit de plus en plus de particuliers, mais elle est désormais en concurrence avec d'autres grilles de répartition comme la règle 70/20/10, davantage mise en avant pour les foyers dont les charges fixes ont explosé avec la hausse des loyers et des crédits immobiliers.
Dans un contexte marqué par une inflation nettement ralentie mais toujours présente en zone euro, et par des taux d'intérêt qui ont commencé à refluer après leurs plus hauts de 2023, la question n'est plus seulement " combien épargner ", mais comment adapter ces pourcentages à sa réalité financière.
Comprendre la règle des 50/30/20
Le principe de la règle du 50/30/20 est d'organiser son budget de manière claire et équilibrée[2]. La moitié du revenu net est destinée aux dépenses essentielles comme le logement, l'alimentation, le transport, l'énergie, les assurances ou certaines dépenses de santé[2].
Une seconde part, représentant 30 %, est allouée aux dépenses discrétionnaires, c'est-à-dire aux plaisirs et envies du quotidien comme les voyages, les sorties, les loisirs, les abonnements ou le shopping[2]. Enfin, les 20 % restants sont réservés à l'épargne et au remboursement des dettes, ce qui inclut la constitution d'un fonds de précaution, des placements financiers ou une préparation à la retraite[2].

Cette répartition a pour avantage d'être facilement compréhensible, même pour les personnes qui ne sont pas familières avec la finance. Elle donne une vision précise de l'usage de ses revenus et évite de perdre le contrôle sur ses dépenses.
En France, cette méthode reste une recommandation de bon sens souvent citée par les acteurs de l'éducation financière, même si elle ne tient pas compte de spécificités comme le poids important des cotisations et prélèvements déjà inclus dans les salaires nets.
Comment calculer la règle des 50/30/20 ?
Pour mettre en œuvre cette méthode, il est nécessaire de partir de son revenu net disponible, c'est-à-dire la somme perçue après impôts et prélèvements sociaux. Il peut s'agir :
- d'un salaire,
- de revenus indépendants,
- de pensions ou de rentes,
- de revenus fonciers, après déduction des charges et de l'impôt à la source.
Sur cette base, la règle recommande de consacrer :
- 50 % aux dépenses obligatoires,
- 30 % aux loisirs,
- 20 % à l'épargne ou au remboursement de dettes[2].
Prenons un exemple concret : une personne percevant 3 000 € nets par mois devrait, selon ce schéma théorique, répartir son budget de la manière suivante[2] :
| Catégorie | Pourcentage | Montant mensuel |
|---|---|---|
| Dépenses essentielles | 50 % | 1 500 € |
| Loisirs et dépenses discrétionnaires | 30 % | 900 € |
| Épargne et remboursement de dettes | 20 % | 600 € |
Dans la pratique, de nombreux ménages dépassent désormais les 50 % pour le poste " logement + charges fixes ", en particulier dans les grandes métropoles. Ils doivent alors réduire la part des loisirs ou de l'épargne, voire adopter temporairement une autre clé (par exemple 60/25/15 ou 70/20/10) le temps d'améliorer leur situation.

Avantages et limites de la règle 50/30/20
L'un des principaux atouts de cette méthode est sa simplicité. Elle ne demande pas de connaissances techniques et peut être appliquée par n'importe quel foyer.
Elle permet aussi une meilleure visibilité budgétaire, puisqu'elle met en évidence la répartition des dépenses et aide à repérer d'éventuels excès. En fixant des limites claires, elle contribue également à prévenir le surendettement et incite à placer une partie de ses revenus, favorisant ainsi la constitution d'un capital ou le remboursement plus rapide de dettes.
Enfin, sa flexibilité permet de l'adapter à chaque situation personnelle : certains conseillers recommandent, par exemple, de monter progressivement de 5 % à 10 %, puis 15 % et enfin 20 % d'épargne mensuelle plutôt que d'appliquer brutalement la règle.
Cependant, la règle a ses limites. Dans certaines grandes villes, le poids du logement peut dépasser largement les 50 % du revenu, rendant la répartition difficile à respecter. La hausse des taux des crédits immobiliers observée entre 2022 et 2023 a mécaniquement augmenté les mensualités de nombreux emprunteurs, même si la tendance est désormais à une légère détente des taux.
La règle peut également s'avérer compliquée pour les personnes ayant des revenus irréguliers (freelances, intermittents, indépendants) ou pour celles dont les charges familiales sont particulièrement élevées (familles monoparentales, foyers avec fortes dépenses de garde d'enfants). D'où l'émergence de variantes comme la règle 70/20/10, qui consacre 70 % aux dépenses courantes, 20 % à l'épargne et 10 % aux projets ou aux plaisirs, davantage adaptée aux budgets contraints.
Mettre en œuvre la règle au quotidien
L'application de la règle du 50/30/20 nécessite un suivi rigoureux. Il faut d'abord calculer son revenu net, puis déterminer précisément les montants à allouer à chaque catégorie.
Le suivi des dépenses est essentiel, que ce soit grâce à :
- un simple carnet,
- un tableur,
- ou une application de budgétisation.
Le recours aux agrégateurs bancaires, aux applications de suivi en temps réel proposées par les banques traditionnelles ou les néobanques, ainsi qu'aux outils de catégorisation automatique des dépenses, s'est d'ailleurs généralisé ces dernières années.
Si des écarts apparaissent, il est important d'ajuster son budget en réduisant certaines dépenses ou en cherchant à augmenter ses revenus (heures supplémentaires, missions ponctuelles, vente d'objets inutilisés, etc.).
Enfin, il est recommandé de revoir régulièrement sa répartition afin de l'adapter à l'évolution de sa situation financière, de sa situation professionnelle (changement d'emploi, chômage, passage en indépendant) et de ses objectifs (achat immobilier, arrivée d'un enfant, préparation de la retraite).

Les placements possibles pour la part épargne
La part des revenus consacrée à l'épargne, soit 20 % selon la règle, peut être orientée vers différents supports, en fonction de l'horizon de placement et du niveau de risque accepté.
Une épargne de précaution peut être constituée à travers :
- un Livret A,
- un Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS),
- ou encore des fonds monétaires.
Cette poche de sécurité doit, en général, représenter l'équivalent de 3 à 6 mois de dépenses courantes.
Pour un objectif de long terme, le Plan Épargne Retraite (PER) reste une option intéressante grâce à son avantage fiscal pour les contribuables imposés, tandis que l'assurance-vie conserve son statut de " couteau suisse " de l'épargne, avec un couple rendement/risque modulable entre fonds en euros sécurisés et unités de compte plus dynamiques.
L'immobilier locatif et les SCPI offrent quant à eux une diversification patrimoniale et la possibilité de générer des revenus potentiels[2]. Les SCPI permettent d'accéder à une diversification immobilière (bureaux, commerces, logistique, logements) avec une gestion professionnelle et un ticket d'entrée souvent bas (quelques centaines ou milliers d'euros), ce qui permet d'investir à votre rythme, mois après mois[2].
L'assurance-vie en unités de compte permet d'accéder aux marchés financiers (actions, obligations, ETF, immobilier papier), tandis que les investissements durables comme les fonds labellisés ISR, les fonds verts, les groupements forestiers ou les solutions axées sur la transition énergétique répondent à une logique de performance associée à un impact environnemental positif.
Les particuliers s'intéressent également davantage aux plans d'épargne en actions (PEA) pour investir en actions européennes, ou aux solutions de " micro-investissement " proposées par certaines fintechs, qui arrondissent les achats et investissent automatiquement les centimes collectés.

Autres astuces pour mieux épargner
Au-delà de la règle elle-même, certaines habitudes renforcent l'efficacité de la gestion budgétaire :
- L'automatisation des virements vers les comptes d'épargne, pour les considérer comme une dépense fixe prélevée en début de mois.
- La comparaison régulière des abonnements et contrats (énergie, télécoms, assurances, plateformes de streaming), qui peut générer des économies non négligeables.
- La négociation avec les banques ou les assureurs pour réduire les frais bancaires, les cotisations d'assurance habitation ou auto, ou encore les taux de crédit lors d'un rachat ou d'une renégociation.
Enfin, le recours à des applications de budget en temps réel aide à contrôler ses dépenses au quotidien, à recevoir des alertes en cas de dérive et à visualiser rapidement si l'on respecte, mois après mois, les proportions de la règle 50/30/20 ou de sa variante adaptée.
Les tendances de 2025 en matière d'épargne
L'année 2025 apporte de nouvelles perspectives pour la gestion de l'épargne. La décrue des taux directeurs des banques centrales, amorcée après les pics de 2023, redessine le paysage : certains placements sécurisés (livrets réglementés, fonds en euros, obligations d'État de maturité courte) restent attractifs, même si leurs rendements tendent à se normaliser.
Dans le même temps, les marchés actions ont retrouvé une certaine vitalité, incitant les épargnants à diversifier davantage entre supports prudents et supports dynamiques.
Les SCPI européennes permettent toujours d'accéder à une diversification immobilière avec des rendements potentiels compétitifs, mais le secteur a dû s'adapter à la hausse des taux et à la transformation du marché des bureaux, ce qui impose de bien analyser la qualité des actifs et la stratégie des sociétés de gestion.
Les investissements verts gagnent en popularité, notamment dans la transition énergétique, les forêts ou les terres agricoles, portés par les objectifs de neutralité carbone et les politiques publiques de soutien aux infrastructures durables.
Enfin, les solutions proposées par les fintechs continuent de se développer : épargne automatisée, arrondi des achats, assurance-vie 100 % en ligne, robo-advisors, plateformes de fractionnement de l'investissement immobilier ou d'accès simplifié aux obligations et aux ETF. Ces outils offrent aux particuliers des solutions de micro-investissement, de pilotage automatique du risque ou de suivi en temps réel, adaptées aux nouveaux usages numériques et particulièrement compatibles avec une mise en œuvre fine de la règle des 50/30/20.
Contexte économique et taux d'épargne en France
Il est important de noter que l'application de la règle des 50/30/20 doit tenir compte de la réalité française. En France, le taux d'épargne se situe autour de 17 %, ce qui est proche de l'objectif des 20 % recommandés par la règle[2].
Cependant, le taux d'épargne financière, calculé hors remboursement immobilier, est plus proche de 6 %[2]. Cette distinction est cruciale car elle montre que de nombreux ménages français considèrent le remboursement de leur crédit immobilier comme une forme d'épargne patrimoniale, ce qui explique pourquoi l'application stricte de la règle 50/30/20 peut s'avérer ambitieuse pour certains foyers.
Conclusion
La règle des 50/30/20 constitue une base solide pour organiser son budget et mieux contrôler ses finances personnelles. En répartissant ses revenus entre dépenses essentielles, loisirs et épargne, elle apporte clarté et discipline dans un environnement économique où les marges de manœuvre des ménages restent contraintes.
Toutefois, elle doit être adaptée à la réalité de chaque foyer, au niveau de vie local, à la structure des revenus et à l'évolution des prix et des taux. En l'associant à une stratégie d'épargne diversifiée incluant des placements tels que les livrets réglementés, l'assurance-vie, le PER, les SCPI ou les investissements durables, elle devient un véritable levier pour améliorer sa situation financière à long terme.
Pour certains ménages, notamment les plus exposés à la hausse du coût du logement, l'enjeu n'est plus d'appliquer la règle 50/30/20 au pied de la lettre, mais de s'en inspirer pour bâtir leur propre grille (60/25/15, 70/20/10…) et retrouver, progressivement, un équilibre entre contraintes, plaisir et préparation de l'avenir.
À retenir
- La règle des 50/30/20 offre un cadre simple pour répartir son budget entre dépenses essentielles, loisirs et épargne.
- Elle doit être adaptée à la réalité de chaque foyer (niveau de revenus, coût du logement, situation familiale).
- En France, le taux d'épargne global est proche de 17 %, mais l'épargne financière réelle tourne autour de 6 %.
- Pour l'épargne, la combinaison de livrets réglementés, assurance-vie, PER et SCPI permet de construire un patrimoine diversifié.
- Les fintechs et les outils de suivi en temps réel facilitent la mise en œuvre concrète de la règle au quotidien.
- En tant qu'expert en SCPI, je suis convaincu qu'il faut épargner au moins 20 % par mois, dès que possible, pour se donner de vraies marges de manœuvre à long terme.
Conseil de l'auteur (expert SCPI)
En pratique, visez dès que possible au moins 20 % d'épargne par mois, même si vous devez commencer plus bas et monter progressivement. Automatisez vos virements, sécurisez d'abord 3 à 6 mois de dépenses sur des supports liquides, puis orientez l'excédent vers des placements de long terme (assurance-vie, PER, SCPI diversifiées). Cette discipline régulière, même avec de petits montants, fait bien plus pour votre patrimoine que la recherche du " meilleur produit " sans stratégie globale.
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| Type de support
SCPI
Société Civile de Placement Immobilier |
Catégorie Diversifiée SCPI de rendement | Minimum de souscription 1 part 1135.00 € |
| Corum Origin (SCPI rendement) | ||
À propos de l’auteur
Jonathan Dhiver
J'ai fondé MeilleureSCPI.com, Meilleur-GF.com, Meilleur-GFV.com, et Epargne-Mensuelle.com. J'adore tout ce qui touche à l'épargne, l'éducation financière, et la fixation d'objectifs. Je pense qu'une des clés est de mettre de l'argent de côté dès le début du mois. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à me contacter (via le formulaire de contact) !