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Impôt sur la fortune improductive abandonné : ce qui change (et ne change pas) pour votre IFI en 2026-2027

Depuis début février 2026, l'Impôt sur la Fortune Improductive n'a pas été adopté et reste un projet abandonné dans le cadre de la loi de finances pour 2026, votée définitivement via l'usage du 49.3 malgré les débats parlementaires. L'entrée en vigueur, initialement envisagée pour l'année fiscale 2026 sur le patrimoine détenu au 1er janvier 2026, n'a donc pas eu lieu, l'IFI actuel demeurant pleinement applicable sans modification.
Le gouvernement avait visé, avec ce dispositif, à recentrer l'imposition sur les actifs peu ou non contributifs à l'économie réelle : certains biens immobiliers, liquidités excédentaires, contrats d'assurance-vie en fonds euros, cryptoactifs et biens de luxe, tout en épargnant les placements productifs comme les SCPI, les OPCI ou l'immobilier locatif, davantage tournés vers l'économie réelle.

Un changement d'esprit : Du patrimoine immobilier à la fortune " improductive "
Le dispositif, successeur potentiel de l'Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) instauré en 2018, ciblait le patrimoine improductif net des dettes, en élargissant la notion d'"improductivité" à des actifs jugés peu contributifs :
- biens immobiliers non loués ou non productifs ;
- liquidités dormantes sur les comptes bancaires ;
- fonds en euros d'assurance-vie surpondérés ;
- cryptomonnaies et autres actifs numériques ;
- biens meubles de luxe (œuvres d'art, bijoux, yachts, véhicules de collection, etc.).
L'objectif était d'inciter les grands patrimoines à réorienter leurs actifs vers l'économie réelle : entreprises opérationnelles, locations durables, investissements productifs comme la pierre-papier, contribuant au financement de l'activité et à la transition énergétique.
Les grandes lignes du dispositif 2026 abandonné
Le projet d'Impôt sur la Fortune Improductive, adopté en première lecture à l'Assemblée nationale le 31 octobre 2025 puis modifié par le Sénat le 28 novembre 2025, prévoyait des évolutions majeures par rapport à l'IFI, mais ces propositions ont finalement été écartées dans la loi de finances pour 2026 :
- L'IFI devait devenir un Impôt sur la Fortune Improductive, passant d'une logique centrée sur l'immobilier à une assiette fondée sur les actifs "improductifs" ;
- Le seuil d'entrée, maintenu à 1,3 million d'euros de patrimoine net taxable par l'Assemblée, était relevé à 2,57 millions d'euros par le Sénat afin de cibler les vrais hauts patrimoines et de limiter l'effet des hausses de prix immobiliers ;
- Le barème progressif (0,5 % à 1,5 %) devait être remplacé, dans la version Assemblée, par un taux unique de 1 % appliqué sur la fraction de patrimoine net taxable au‑delà du seuil ;
- L'assiette devait être élargie aux actifs jugés improductifs :
- biens immobiliers non professionnels ou non locatifs productifs (résidences principales et secondaires, logements vacants, biens en jouissance personnelle) ;
- liquidités (comptes courants, livrets, dépôts) peu investies dans l'économie réelle ;
- contrats d'assurance-vie en fonds euros non investis en unités de compte productives ;
- actifs numériques (cryptomonnaies, tokens, etc.) ;
- biens meubles de valeur (œuvres d'art, bijoux, voitures de collection, yachts, jets privés, etc.).
- Les biens productifs devaient rester exonérés : immobilier professionnel, pierre-papier (SCPI, OPCI), assurance-vie diversifiée, PEA, PER et autres supports d'investissement en entreprises, en particulier dans la version sénatoriale ;
- Une exonération était prévue pour certains logements loués au moins un an, avec des critères sociaux (loyers modérés) et énergétiques (performance écologique), afin de soutenir à la fois le logement abordable et la rénovation énergétique ;
- L'abattement de 30 % sur la résidence principale devait, selon la version Assemblée, être supprimé et remplacé par un abattement fixe de 1 million d'euros applicable à un bien immobilier au choix (résidence principale ou secondaire), tandis que le Sénat proposait de maintenir l'abattement de 30 % sur la résidence principale.
Tableau comparatif : ancien IFI vs projets d'impôt sur la fortune improductive 2026 (abandonnés)
Rubrique | IFI d'origine (2018) | Projet Assemblée (oct. 2025) | Projet Sénat (nov. 2025) |
|---|---|---|---|
Objet | Imposition du patrimoine immobilier net des dettes | Imposition du patrimoine improductif net des dettes | Contribution des hauts patrimoines sur les actifs improductifs |
Seuil d'assujettissement | 1 300 000 € | 1 300 000 € | 2 570 000 € |
Base imposable (assiette) | Biens et droits immobiliers détenus directement ou indirectement au 1er janvier (immeubles bâtis et non bâtis, parts de sociétés immobilières, etc.) | Ensemble des biens improductifs : biens immobiliers non productifs, liquidités, fonds euros d'assurance-vie, cryptoactifs, biens meubles de luxe | Actifs improductifs : résidences principales/secondaires (avec abattement de 30 %), logements vacants, terrains nus, liquidités ; exclusion de l'immobilier locatif, des SCPI et d'une large partie de l'assurance-vie, PEA, PER, OPCVM |
Biens exclus de l'assiette | Biens immobiliers affectés à l'activité professionnelle du redevable Titres de sociétés opérationnelles dont les biens immobiliers sont affectés à l'exploitation | Biens productifs (professionnels, investissements en économie réelle) ; logements locatifs sociaux et énergétiquement performants | Immobilier locatif, pierre-papier (SCPI, OPCI), assurance-vie (fonds euros et UC), PEA, PER, OPCVM et autres supports d'investissement jugés productifs |
Déduction des dettes | Déductibles si elles existent au 1er janvier et sont directement liées à un bien imposable | Principe similaire, mais limité aux dettes afférentes à des biens qualifiés d'"improductifs" | Principe similaire, adapté à une assiette recentrée sur certains actifs improductifs |
Taux d'imposition | Barème progressif à partir de 1,3 M€ (0,5 % à 1,5 %) | Taux unique de 1 % sur la fraction de la valeur nette taxable du patrimoine excédant 1,3 M€ | Taux de l'IFI (0,5–1,5 %) potentiellement maintenus, ou convergence vers un taux unique de 1 % selon l'arbitrage final |
Exonérations principales | Biens professionnels ou affectés à une activité économique réelle Forêts et bois sous conditions Abattement de 30 % sur la résidence principale | Biens productifs (actifs affectés à une activité économique réelle, participations dans des entreprises, etc.) Exonérations ciblées pour les logements loués à long terme dans des conditions sociales et énergétiquement performantes Abattement fixe de 1 M€ sur un bien immobilier au choix | Biens productifs élargis (locatif exclu de l'assiette, SCPI et autres supports d'investissement) Abattement de 30 % sur la résidence principale maintenu |
Traitement de la résidence principale | Abattement de 30 % sur la valeur | Disparition de l'abattement de 30 % au profit d'un abattement forfaitaire de 1 million d'euros applicable à la résidence principale ou à un autre bien immobilier choisi par le foyer | Abattement de 30 % sur la résidence principale maintenu |
Une assiette élargie à tous les actifs jugés " improductifs " (projet abandonné)
L'assiette projetée de l'impôt sur la fortune improductive s'étendait à une grande variété de biens et placements "dormants". Outre les biens immobiliers non productifs, étaient visés :
- Les sommes d'argent et liquidités conservées sur les comptes courants, livrets et dépôts qui ne participent que marginalement au financement direct de l'économie ;
- Les valeurs de contrats d'assurance-vie, en particulier les fonds en euros, lorsque ces placements ne sont pas investis en unités de compte orientées vers des entreprises, des projets productifs ou l'économie réelle ;
- Les actifs numériques tels que les cryptomonnaies et autres jetons numériques ;
- Les biens meubles de valeur : œuvres d'art, bijoux, véhicules de collection, yachts, jets privés, etc.
À l'inverse, les biens dits "productifs" restaient exclus de l'assiette, en particulier dans la version sénatoriale : il s'agit des actifs affectés à une activité économique réelle (professionnelle, agricole, industrielle, commerciale, artisanale ou libérale), ainsi que des participations dans des entreprises ou supports d'investissement clairement identifiés comme contribuant au financement de l'économie réelle, notamment les SCPI, OPCI, PEA, PER et certains contrats d'assurance-vie diversifiés.

Une fiscalité simplifiée (projet non retenu)
Dans la version Assemblée, le projet substituait au barème progressif de l'ancien IFI un taux unique de 1 %, appliqué sur la fraction du patrimoine net taxable supérieure au seuil (1,3 M€ dans cette version). Cette simplification visait à rendre la fiscalité plus lisible, en concentrant l'effort sur la définition de l'assiette (ce qui est "improductif" ou non) plutôt que sur la complexité du barème. La progressivité restait assurée par le seuil d'entrée et par le fait que seul le patrimoine net excédant ce seuil était taxé.
Dans la version Sénat, les taux de l'IFI actuel (0,5 % à 1,5 %) pouvaient être maintenus, avec une assiette plus restreinte mais un seuil plus élevé (2,57 M€). Au final, ces schémas n'ont pas été retenus et l'IFI existant demeure intégralement applicable pour le patrimoine au 1er janvier 2026 et au‑delà, dans l'attente d'une éventuelle nouvelle réforme.
Des exonérations incitatives (projet abandonné)
Le projet introduisait plusieurs mesures d'allégement destinées à orienter les comportements patrimoniaux :
- Abattement immobilier :
- côté Assemblée, un abattement de 1 million d'euros que le foyer pouvait appliquer à la résidence principale ou, au choix, à tout autre bien immobilier (par exemple une résidence secondaire de plus forte valeur), offrant une souplesse d'optimisation accrue ;
- côté Sénat, maintien de l'abattement de 30 % sur la résidence principale, dans la continuité du régime actuel de l'IFI.
- Logements loués à des conditions sociales et énergétiquement performantes : ces biens devaient bénéficier d'une exonération incitative, afin de soutenir simultanément la transition énergétique du parc résidentiel et l'accès à un logement abordable. Les critères précis (durée minimale de bail, niveau de loyer, classe énergétique, etc.) devaient toutefois être clarifiés par les textes d'application.
Déduction des dettes : mêmes principes, champ limité (projet)
Les dettes déductibles restaient, en principe, celles existant au 1er janvier, à condition qu'elles soient liées à un bien imposable. Mais, conformément à la logique du nouvel impôt, seules les dettes afférentes à des biens qualifiés d'improductifs devaient être prises en compte dans le calcul du patrimoine net taxable. Les dettes relatives à des biens productifs ou à des actifs exclus de l'assiette n'auraient donc pas pu être imputées, ce qui renforçait l'incitation à orienter son patrimoine vers des supports productifs. Ce mécanisme n'a finalement pas été mis en œuvre.
Une transition confirmée : maintien de l'IFI sans changement
Malgré l'adoption en première lecture à l'Assemblée (31 octobre 2025) et au Sénat (28 novembre 2025), aucune version n'est devenue définitive, le texte final de la loi de finances pour 2026 écartant toute réforme de l'IFI via le 49.3. Les divergences portaient notamment sur :
- le seuil d'entrée (1,3 M€ côté Assemblée, 2,57 M€ côté Sénat) ;
- la définition des actifs improductifs et le sort de l'immobilier locatif, des SCPI et de l'assurance-vie ;
- les abattements (1 M€ au choix vs maintien des 30 % sur la résidence principale) ;
- les critères d'exonération applicables aux logements loués ;
- les modalités de déclaration, de valorisation et de contrôle des différents biens.
La loi de finances rectificative pour 2026 n'a pas non plus retenu ces mesures, confirmant le maintien intégral de l'IFI pour 2026 et au‑delà en l'absence de nouveau projet de loi. À ce stade, aucun nouveau calendrier n'est acté, même si une réflexion fiscale pour 2027 pourrait revenir sur la table.
En résumé
Éléments clés | Ancien IFI (2018) | Projets 2026 (Assemblée / Sénat, abandonnés) |
|---|---|---|
Seuil | 1,3 M€ | Entre 1,3 M€ (Assemblée) et 2,57 M€ (Sénat) |
Taux | Progressif (0,5–1,5 %) | Taux unique de 1 % (Assemblée) ou barème progressif maintenu (Sénat) |
Assiette | Immobilier uniquement | Actifs improductifs : immobilier non productif, liquidités, fonds euros, cryptoactifs, biens de luxe ; assiette recentrée et locatif exclu dans la version Sénat |
Exonérations | Abattement de 30 % résidence principale ; biens professionnels | Abattement 1 M€ sur un bien immobilier au choix (Assemblée) ou 30 % sur la résidence principale (Sénat) ; exonération des biens productifs (SCPI incluses côté Sénat) et des logements loués à des conditions sociales et énergétiquement performantes |
Nouvelle mesure | – | Recentrage sur l'"improductif", élargissement de l'assiette à l'épargne dormante, protection accrue des investissements productifs ; projets écartés dans la loi finale |
À retenir
Les projets d'Impôt sur la Fortune Improductive conservaient un seuil d'assujettissement compris entre 1,3 et 2,57 millions d'euros, envisageaient un taux simplifié de 1 % au‑delà du seuil dans la version Assemblée, et élargissaient l'assiette à l'ensemble des actifs jugés improductifs (immobilier non productif, liquidités, fonds euros, cryptoactifs, biens de luxe), tout en protégeant les actifs productifs comme les SCPI, l'immobilier locatif ou les placements en entreprises, surtout dans la version Sénat.
Cependant, ces propositions ont été abandonnées : l'IFI actuel demeure en vigueur sans changement et reste centré sur l'immobilier, sans extension aux actifs financiers. La version finale de la loi de finances pour 2026, adoptée via le 49.3, confirme ce statu quo, en attendant d'éventuelles réflexions pour 2027.
À retenir – Synthèse pratique pour les contribuables
L'Impôt sur la Fortune Improductive n'est pas en vigueur : pour les patrimoines au 1er janvier 2026 et au‑delà, c'est toujours l'IFI inchangé qui s'applique. La réforme avortée visait à taxer davantage les actifs improductifs (immobilier non productif, liquidités, fonds euros, cryptoactifs, biens de luxe) tout en épargnant les investissements productifs (immobilier locatif, SCPI, assurance-vie diversifiée, PEA, PER...).
Les visions de l'Assemblée (seuil à 1,3 M€, taux unique de 1 %, abattement de 1 M€ sur un bien au choix) et du Sénat (seuil à 2,57 M€, maintien du barème IFI et de l'abattement de 30 % sur la résidence principale, exclusion renforcée de la pierre-papier de l'assiette) ont été écartées. Il est néanmoins judicieux d'anticiper en cartographiant ses actifs sous le régime IFI actuel, en renforçant la part de patrimoine productif et en suivant les évolutions fiscales futures, notamment en vue d'un éventuel projet pour 2027.
Et pour 2027 ?
À ce stade, aucun nouveau texte n'a été déposé pour 2027, mais le débat sur la taxation de la fortune improductive pourrait ressurgir dans les prochaines lois de finances. Les pistes déjà discutées (élargissement de l'assiette, meilleure prise en compte de l'épargne productive, traitement spécifique des SCPI et de la pierre-papier) constituent un réservoir d'idées dans lequel le législateur pourrait puiser.
Dans cette perspective, il est pertinent de préparer dès maintenant un patrimoine plus orienté vers l'économie réelle : immobilier locatif de qualité, SCPI bien sélectionnées, investissements en entreprises via PEA, PER ou assurance-vie diversifiée. Une telle orientation permet non seulement de renforcer le rendement à long terme, mais aussi de se placer dans le sens des futures incitations fiscales potentielles.
Conseil d'expert en gestion de patrimoine
Dans l'attente d'éventuelles futures réformes, utilisez ce temps pour cartographier finement votre patrimoine : distinguez clairement vos actifs productifs (locatif, SCPI, entreprises, PEA, PER, assurance-vie diversifiée) de vos actifs imposables à l'IFI (résidences de jouissance, immobilier non professionnel).
En pratique, la stratégie consiste à optimiser sous le régime IFI actuel, sans précipitation mais avec un plan pluriannuel. Faites réaliser des simulations IFI afin d'identifier les points de tension et les marges d'optimisation (arbitrages assurance-vie, recours à la pierre-papier, structuration professionnelle de certains biens).
Conseils de l'auteur : plutôt que de sanctionner, je trouve qu'on devrait favoriser ceux qui placent leur argent dans l'épargne productive, telle que les SCPI et autres supports finançant directement l'économie réelle. Enfin, gardez en tête que les choix patrimoniaux doivent rester cohérents avec votre tolérance au risque, vos besoins de liquidité et vos objectifs de transmission, la fiscalité n'étant qu'un paramètre parmi d'autres.
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| Type de support
SCPI
Société Civile de Placement Immobilier |
Catégorie Diversifiée SCPI de rendement | Minimum de souscription 25 parts 204.00 € |
| SCPI Iroko Zen rendement 2025 | ||
À propos de l’auteur
Jonathan Dhiver
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