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“Excellent”, 165 avis

Baromètre MSCI 2026 : l'immobilier entre prudence et rééquilibrage

Publié par Jonathan Dhiver
Mis à jour le 20 juil. 2026
17 min. de lecture
barometre-msci-la-prudence-domine-le-marche-immobilier-en-2026

Le 39ᵉ Baromètre MSCI décrit un marché immobilier français à la recherche d'un nouvel équilibre, où le regain d'optimisme entrevu fin 2025 laisse place, mi‑2026, à davantage de prudence, à des arbitrages accrus et à une sélectivité renforcée des stratégies d'investissement.

Un cycle immobilier bousculé par le choc macroéconomique

Après plusieurs années structurées par des taux durablement bas, une abondance de capitaux et une forte appétence pour l'immobilier, le début de 2026 marque un véritable changement de régime.

La 39ᵉ édition du Baromètre MSCI, menée en mai 2026 auprès d'investisseurs institutionnels gérant plus de 300 Md€ d'actifs immobiliers, acte ce tournant : le marché ne se projette plus dans une reprise rapide, mais dans une phase de reconstruction progressive du cycle.

Le choc géopolitique au Moyen‑Orient, le retour de l'inflation et la remontée des taux directeurs et de l'OAT à 10 ans ont provoqué un resserrement des conditions de financement et comprimé la prime de risque immobilière, en particulier sur les bureaux prime parisiens.

Résultat : les volumes investis en immobilier d'entreprise au T1 2026 restent inférieurs à 2 Md€, et les anticipations de reprise sont révisées à la baisse.

Un environnement plus incertain pour le marché immobilier

Le début de l'année 2026 se caractérise par :

  • Un environnement géopolitique dégradé (conflit au Moyen‑Orient) pesant sur les anticipations d'inflation.
  • Une remontée des taux directeurs et des taux d'État (OAT 10 ans), réduisant l'écart de rendement entre immobilier et actifs obligataires.
  • L'ajustement de la prime de risque sur les bureaux prime parisiens, qui fragilise le positionnement de ce segment par rapport à d'autres classes d'actifs.

Ce contexte renforce l'attentisme : les investisseurs institutionnels, historiquement moteurs du marché, ralentissent leurs décisions d'allocation, privilégient la gestion du passif et réexaminent leurs modèles bâtis à l'ère des taux zéro.

Des anticipations de reprise revues à la baisse

Le Baromètre montre que le scénario de reprise esquissé fin 2025 – avec une remontée attendue des volumes – est désormais clairement recalibré.

  • Fin 2025, les investisseurs anticipaient 16,1 Md€ d'investissements en immobilier d'entreprise banalisé pour 2026.
  • Mi‑2026, cette prévision est ramenée à 13,3 Md€ pour 2026, avec une projection à 15,6 Md€ pour 2027.

Cette trajectoire traduit :

  • Non pas une reprise " en V ", mais une normalisation lente, où 2027 est perçue comme une année d'amélioration graduelle plutôt qu'un redémarrage franc.
  • La prise en compte d'un environnement de taux durablement élevé, qui modifie les équilibres de valorisation et les stratégies d'endettement.

Le premier trimestre 2026 illustre ce mouvement : les volumes investis en immobilier d'entreprise reculent de 48 % par rapport au T1 2025, confirmant que le choc macroéconomique s'est traduit immédiatement en baisse d'activité.

Une allocation immobilière sous pression

Pour la première fois depuis juin 2024, une part significative des investisseurs institutionnels prévoit de réduire la part de l'immobilier dans leurs portefeuilles au profit des actions et des obligations.

Évolution anticipée de l'allocation immobilière en 2026

  • 50 % des répondants anticipent une allocation immobilière stable.
  • 46 % anticipent une diminution.
  • 4 % seulement envisagent une augmentation.

Ce basculement est emblématique :

  • Les modèles d'allocation, calibrés dans un environnement de taux bas, sont remis en cause.
  • Le coût du capital remonte, les obligations redeviennent une alternative crédible, et la prime immobilière doit être reconstruite.

Dans ce cadre :

  • Une partie des flux est réorientée vers les infrastructures, les matières premières ou la dette privée, perçues comme des actifs offrant un couple rendement/risque adapté au nouveau régime de taux.
  • Pour les investisseurs immobiliers, la logique n'est plus seulement d'augmenter l'exposition, mais de requalifier et diversifier le risque.

La diversification, premier moteur de l'investissement immobilier

Le Baromètre montre une évolution nette des motivations à l'investissement en immobilier non coté.

Principaux facteurs d'allocation en immobilier non coté en 2026

Motivation

Part des répondants

Diversification dans une stratégie multi‑actifs

31 %

Rapport performance/risque

21 %

Rendement

19 %

Protection contre l'inflation

18 %

Recherche d'investissements responsables

11 %

Deux inflexions majeures se dégagent :

  • La diversification devient le premier moteur, devant le rendement pur et la protection contre l'inflation, signe que l'immobilier est désormais appréhendé comme un outil de stabilisation des portefeuilles multi‑actifs.
  • La montée des critères ESG et responsables, qui pèsent pour 11 % des répondants, montre que, même dans un contexte plus difficile, la durabilité reste intégrée à la décision.

Pour les SCPI et les véhicules non cotés, ce repositionnement est crucial : il confirme que leur proposition de valeur doit articuler diversification géographique, sectorielle et ESG.

Des volumes d'investissement attendus en baisse en 2026

Les anticipations de volumes d'investissement témoignent d'un ajustement à la baisse, cohérent avec le choc de taux et l'incertitude macroéconomique.

Évolution des anticipations de volumes en immobilier d'entreprise banalisé

Période

Prévision

Fin 2025 pour 2026

16,1 Md€

Mi‑2026 pour 2026

13,3 Md€

Prévision pour 2027

15,6 Md€

Ce recalage reflète :

  • Un stress test des business plans sous un scénario de taux plus élevés.
  • Une prudence accrue sur la capacité des marchés locatifs à absorber de nouveaux développements.

Dans le même temps, les chiffres du premier trimestre 2026 – volumes inférieurs à 2 Md€ et contraction de 48 % sur un an – suggèrent que le marché a déjà intégré une partie de la correction. L'enjeu pour les prochains trimestres sera de distinguer les segments capables de redémarrer rapidement de ceux appelés à rester en retrait.

Les taux d'intérêt, principal frein à l'investissement

Les principaux freins identifiés par les investisseurs pour 2026 confirment le rôle central des taux :

  • Remontée des taux d'intérêt : 35 % des répondants, premier obstacle cité.
  • Dégradation de l'environnement économique et du marché locatif : 25 %.
  • Écart entre vendeurs et acquéreurs (" bid/ask ") : 14 %.
  • Resserrement des conditions de financement : 12 %.
  • Incertitude sur la collecte : 5 %.
freins

Trois observations structurantes :

  • Le coût de la dette et la perspective de nouvelles hausses de taux de la BCE pèsent directement sur les valeurs, les taux de capitalisation et les premiums immobiliers.
  • Les écarts de valorisation entre vendeurs et acquéreurs restent un frein majeur : le marché n'a pas encore complètement absorbé l'ajustement de prix.
  • Le resserrement des conditions de financement oblige les acteurs à davantage de discipline : baisse des LTV, exigence accrue des banques, tri plus strict des dossiers.

Ce contexte pénalise particulièrement les acteurs les plus endettés et les véhicules dont le passif est le moins flexible.

Stratégies d'investissement : un marché plus sélectif et plus arbitré

Des ventes forcées en hausse

Les investisseurs interrogés anticipent une augmentation des ventes forcées, reflet des tensions sur le refinancement et les besoins de liquidité.

  • 69 % des répondants estiment que les ventes forcées devraient progresser en 2026.
  • 65 % anticipent une hausse en 2027.

Les principales causes identifiées :

  • Difficultés de refinancement : 48 %.
  • Besoins de liquidité des fonds : 41 %.
  • Travaux de rénovation trop importants : 11 %.

Cela signifie :

  • Un risque accru de déleveraging contraint pour certains portefeuilles, particulièrement sur les actifs obsolètes ou mal situés.
  • Un flux de transactions opportunistes, où des acquéreurs disposant de capitaux propres ou de financement sécurisé peuvent capter des actifs à prix décotés.
  • Un enjeu majeur autour des capex de rénovation (notamment énergétique) : les actifs nécessitant des travaux lourds sont plus susceptibles d'être cédés sous contrainte.

Des intentions de cession en forte progression

Le marché 2026 est clairement un marché d'arbitrages.

Type d'opération

Augmenter

Stable

Réduire

Acquisitions

38 %

31 %

19 %

Cessions

58 %

38 %

4 %

En d'autres termes :

  • Les investisseurs restent acheteurs, mais la priorité va à la rotation de portefeuille.
  • Le moteur du marché n'est plus l'expansion des encours, mais la recomposition : cessions d'actifs non‑core, repositionnement vers des classes d'actifs jugées plus résilientes.

Dans ce contexte, le " bid/ask gap " et les conditions de financement restent des facteurs de friction, susceptibles de ralentir la concrétisation des deals malgré un volume important d'intentions.

Un nouvel équilibre sectoriel : logistique en tête, bureaux sous contrainte

La logistique, classe d'actifs la plus recherchée

L'édition 2026 réorganise la hiérarchie des classes d'actifs en termes d'intentions d'acquisition :

Cette configuration traduit :

  • L'attrait pour des actifs portés par des tendances structurelles : e‑commerce et logistique, tourisme, besoins résidentiels et santé.
  • Une montée des classes d'actifs alternatives aux bureaux traditionnels, en ligne avec les stratégies de diversification mises en œuvre par de nombreuses SCPI européennes.

Hôtellerie, résidentiel et santé en haut de cycle

Le Baromètre souligne plusieurs segments à perspectives favorables :

  • L'hôtellerie est le secteur pour lequel les investisseurs anticipent la progression la plus marquée des volumes d'investissement, portée par la reprise du tourisme et l'ajustement des valorisations.
  • Le résidentiel classique conserve une place centrale dans les stratégies, reflet du besoin structurel de logements et de la résilience des revenus locatifs.
  • L'immobilier de santé (cliniques, établissements médico‑sociaux, hôpitaux privés) reste recherché pour sa visibilité sur les flux de loyers et son alignement avec les tendances démographiques.

Un marché des bureaux de plus en plus polarisé

Les bureaux ne sont plus appréhendés comme un bloc homogène :

  • Les bureaux à Paris restent parmi les principales intentions d'acquisition, soutenus par la profondeur du marché et la qualité des actifs prime.
  • Les bureaux en Île‑de‑France hors Paris et en régions sont les seuls segments pour lesquels une majorité d'investisseurs anticipe une baisse des volumes d'investissement.
  • Les bureaux de première couronne apparaissent comme l'un des segments les plus cités dans les intentions de cession, pénalisés par la hausse du taux de vacance et des capex de remise aux normes énergétiques.

Le message est clair : le marché des bureaux est polarisé entre actifs prime bien situés et actifs plus fragiles, soumis à des risques de vacance, de décote et de coûts de mise à niveau ESG.

Les acteurs du marché : gestionnaires de fonds, SCPI et capitaux français en première ligne

Les gestionnaires de fonds non cotés en tête

Le Baromètre identifie les gestionnaires de fonds non cotés comme les intervenants attendus les plus actifs en 2026, devant :

  • Les gestionnaires de SCPI et d'OPCI.
  • Les compagnies d'assurance.
  • Les fonds souverains.
  • Les foncières cotées.
  • Les autres investisseurs institutionnels.

Cela reflète le rôle central des plateformes de gestion non cotées (fonds core, value‑add, opportunistes) dans le portage des actifs, les arbitrages et les opérations complexes (repositionnements, restructurations).

Les SCPI retrouvent une dynamique favorable

Le Baromètre souligne que les gestionnaires de SCPI et d'OPCI bénéficient :

  • De la reprise de la collecte, après les tensions de 2023‑2024 liées aux réajustements de valeurs et aux changements réglementaires.
  • Du développement de nouvelles SCPI diversifiées, souvent pan‑européennes, multi‑sectorielles et plus fortement orientées vers la logistique, le résidentiel, l'hôtellerie et la santé.

Cette dynamique confirme le rôle des SCPI comme vecteur d'accès des épargnants particuliers à des stratégies de diversification géographique et sectorielle.

Le retour des investisseurs français

Le Baromètre met également en avant une évolution de l'origine des capitaux :

  • Les investisseurs français retrouvent une place prépondérante, devant les investisseurs internationaux.
  • Certains acteurs étrangers adoptent une approche plus prudente sur le marché français, en raison des incertitudes macro, des coûts d'énergie et des ajustements réglementaires.

Ce retour des capitaux domestiques redonne une forme de stabilité au marché, les investisseurs français ayant une connaissance fine des marchés locaux et une vision de long terme.

L'international : une préférence affirmée pour l'Europe du Sud

Des investissements hors de France ciblés

Les investisseurs continuent de regarder au‑delà des frontières françaises, mais avec une géographie cible plus sélective.

Zone

Part des intentions

Espagne / Portugal

24 %

Italie

19 %

Allemagne

16 %

Royaume‑Uni

10 %

Pays nordiques

9 %

Benelux

7 %

Europe centrale et orientale

6 %

Ce tropisme pour l'Europe du Sud s'explique par :

  • Des rendements plus attractifs et des valorisations parfois moins tendues.
  • Un potentiel de croissance porté par la dynamique démographique, le tourisme et certaines politiques de soutien à l'investissement.

Les SCPI européennes déjà positionnées sur ces marchés – Espagne, Portugal, Italie – s'inscrivent dans ces tendances de diversification géographique.

Perspectives à cinq ans : montée des actifs alternatifs

Au‑delà du court terme, le Baromètre interroge les classes d'actifs jugées les plus prometteuses à cinq ans. 

Les segments les plus cités :

  • Résidentiel géré (coliving, résidences étudiantes, seniors, résidences services).
  • Data centers.
  • Self‑stockage (self‑storage).
  • Cliniques et hôpitaux.

Ces choix illustrent l'intérêt pour des actifs répondant à des évolutions structurelles : digitalisation de l'économie, besoins en infrastructures numériques, vieillissement de la population, changements d'usages résidentiels.

Pour les SCPI, ces segments représentent des axes de développement : plusieurs véhicules se sont déjà spécialisés ou ont renforcé leurs allocations sur le résidentiel géré, la santé et, plus récemment, les data centers via des stratégies paneuropéennes.

ESG : des stratégies de décarbonation maintenues

Les critères ESG restent intégrés aux décisions

Malgré la montée des incertitudes, l'ESG ne recule pas :

  • En moyenne, 57 % des portefeuilles des investisseurs interrogés sont alignés sur une trajectoire de décarbonation compatible avec les objectifs de 1,5 °C ou 2 °C.
  • Seuls 3 % des investisseurs déclarent ne pas intégrer de critères ESG dans leurs décisions.

Les principales démarches retenues :

  • Poursuivre les programmes de rénovation des immeubles (efficacité énergétique, matériaux, systèmes techniques).
  • Adapter les actifs existants, par des travaux d'optimisation, de flexibilité des usages et d'amélioration des performances environnementales.
  • Céder progressivement les actifs les plus émetteurs de carbone, souvent les plus coûteux à remettre à niveau.

Cela confirme que l'ESG est désormais une contrainte structurelle du marché immobilier : les capex de rénovation et la décarbonation sont au cœur des décisions d'arbitrage, et expliquent notamment certaines ventes forcées.

Le marché locatif des bureaux en Île‑de‑France

Le Baromètre consacre un focus au marché locatif des bureaux franciliens, qui reste sous tension.

  • La demande placée de bureaux en Île‑de‑France a atteint 1,7 million de m² en 2025.
  • Les investisseurs anticipent environ 1,4 million de m² en 2026, puis 1,5 million de m² en 2027.

Par ailleurs, le délai théorique d'écoulement des bureaux en Île‑de‑France atteint 4 ans au T1 2026, contre 3,3 ans un an plus tôt.

Cette évolution traduit :

  • Un marché locatif sous contrainte, avec une absorption plus lente et une polarisation entre actifs prime bien situés et immeubles secondaires en difficulté.
  • Un impact direct sur les stratégies : accentuation de la sélectivité, arbitrages en faveur des marchés les plus liquides (Paris intra‑muros), cessions en première couronne et régions.

Les principaux enseignements du Baromètre MSCI 2026

Les tendances clés mises en évidence par le Baromètre peuvent être résumées ainsi :

  • Allocation immobilière : plus grande prudence, avec 46 % des investisseurs prévoyant de réduire leur allocation en immobilier en 2026.
  • Volumes d'investissement : révision à la baisse des prévisions pour 2026 (13,3 Md€ contre 16,1 Md€ anticipés fin 2025) et contraction de 48 % des volumes au T1 2026.
  • Arbitrages : progression marquée des intentions de cession (58 % envisagent d'augmenter leurs cessions) et anticipation d'une hausse des ventes forcées liées au refinancement et aux besoins de liquidité.
  • Classes d'actifs privilégiées : montée en puissance de la logistique, de l'hôtellerie, du résidentiel classique et de l'immobilier de santé, au détriment d'une partie des bureaux.
  • Investissements hors de France : intérêt marqué pour l'Europe du Sud (Espagne, Portugal, Italie) comme vecteur de diversification géographique.
  • ESG : maintien des stratégies de décarbonation, avec une majorité de portefeuilles alignés sur les trajectoires climatiques 1,5–2 °C.
  • Marché des bureaux : activité toujours contrainte en Île‑de‑France, polarisation accrue et hausse du délai d'écoulement.

Conclusion – Un marché en transition vers un nouvel équilibre

Le 39ᵉ Baromètre MSCI (en association avec BPCE Solutions immobilières) décrit un marché immobilier français en transition, où les acteurs cherchent un nouvel équilibre entre rendement, risque, ESG et contraintes de financement.

Trois messages se détachent :

1. Plus de prudence, mais pas de retrait massif

Les investisseurs révisent à la baisse leurs anticipations de volumes et la place de l'immobilier dans leurs allocations, sans quitter l'actif : ils privilégient la rotation de portefeuille, la réduction de l'effet de levier et la diversification vers d'autres classes d'actifs.

2. Une recomposition sectorielle et géographique

La logistique, l'hôtellerie, le résidentiel et la santé deviennent les segments les plus recherchés, en cohérence avec les stratégies de nombreuses SCPI européennes. L'Europe du Sud s'impose comme zone privilégiée pour les investissements hors de France, offrant des rendements attractifs et une diversification des risques.

3. L'ESG et le refinancement comme lignes de fracture

Les ventes forcées anticipées, les arbitrages plus fréquents et la polarisation des bureaux illustrent l'impact des contraintes de refinancement et des capex ESG sur les portefeuilles. Les gestionnaires de fonds non cotés, les SCPI et les investisseurs français apparaissent comme les principaux acteurs de cette phase de recomposition.

En somme, le Baromètre MSCI 2026 ne décrit pas un marché à l'arrêt, mais un marché qui réorganise profondément ses équilibres, avec davantage de sélectivité, de diversification et de discipline financière.

À retenir

  • Le cycle immobilier français entre dans une phase de reconstruction progressive, marquée par des volumes d'investissement en baisse et des anticipations plus prudentes.
  • La diversification devient le premier moteur d'allocation en immobilier non coté, devant le rendement, avec une montée en puissance des actifs logistiques, hôteliers, résidentiels et de santé.
  • Les taux d'intérêt élevés et les écarts de valorisation freinent les transactions, augmentent les ventes forcées et imposent une gestion plus disciplinée du levier et du refinancement.
  • Les stratégies ESG restent centrales : rénovation, décarbonation et arbitrage des actifs les plus émetteurs structurent les décisions d'investissement et de cession.
  • Les SCPI, les gestionnaires de fonds non cotés et les capitaux français jouent un rôle clé dans la recomposition du marché, en France comme en Europe du Sud.

Sources

  • Baromètre MSCI – BPCE Solutions immobilières, 39ᵉ édition, juin 2026.
  • Analyses de marché internes BPCE Solutions immobilières.
  • Études sectorielles sur les SCPI et l'immobilier non coté (meilleurescpi.com et publications professionnelles).

Conseil de l'expert

Dans ce cycle chahuté, priorisez une diversification réelle (logistique, santé, résidentiel géré, Europe du Sud) et vérifiez la qualité du passif de vos véhicules (niveau de dette, échéances, couverture de taux). Privilégiez les SCPI et fonds capables de financer leurs capex de rénovation sans dégrader leur bilan : c'est la clé pour traverser la phase de recomposition tout en préservant le rendement à long terme.


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Jonathan Dhiver

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J'ai fondé MeilleureSCPI.com, Meilleur-GF.com, Meilleur-GFV.com, et Epargne-Mensuelle.com. J'adore tout ce qui touche à l'épargne, l'éducation financière, et la fixation d'objectifs. Je pense qu'une des clés est de mettre de l'argent de côté dès le début du mois. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à me contacter (via le formulaire de contact) !

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