ĂTRE RECONTACTĂ(E)
ConformĂ©ment Ă la loi « informatique et libertĂ©s » du 6 janvier 1978 modifiĂ©e en 2004, vous bĂ©nĂ©ficiez dâun droit dâaccĂšs et de rectification aux informations qui vous concernent, que vous pouvez exercer en vous adressant Ă MeilleureSCPI.com - Service Informatique et LibertĂ© 62 rue Brancion, 75015 Paris ou Ă information [arobase] meilleurescpi [point] com
âExcellentâ, 165 avis
Marché des bureaux : Une reprise attendue en 2026

Le marchĂ© europĂ©en des bureaux poursuit un cycle complexe marquĂ© par une alternance de signaux encourageants et de zones dâincertitude. Selon les derniĂšres donnĂ©es publiĂ©es par BNP Paribas Real Estate, lâactivitĂ© du troisiĂšme trimestre 2025 confirme une amĂ©lioration mesurĂ©e, mais encore insuffisante pour enclencher une reprise durable. Cette nuance est essentielle : le marchĂ© progresse, mais reste en attente dâun contexte Ă©conomique plus lisible pour amorcer un rĂ©el rebond. Comme lâexplique Etienne PronguĂ©, Head of International Investment Group :
« MalgrĂ© une hausse de la demande pour les emplacements les mieux situĂ©s, renforçant la pression sur les loyers et les rendements, le marchĂ© des bureaux a affichĂ© un 3Ăšme trimestre encourageant, mais il reste toujours en attente dâune rĂ©elle reprise. LâannĂ©e 2026 pourrait se montrer plus positive si le contexte Ă©conomique et financier sâĂ©claircit durablement. CĂŽtĂ© investissement, les volumes sont de nouveau orientĂ©s Ă la hausse ».
Une demande encore hésitante malgré un trimestre solide
AprĂšs deux trimestres particuliĂšrement dynamiques, le troisiĂšme trimestre 2025 marque une progression plus modeste, limitĂ©e Ă Â 2 %, avec un volume placĂ© globalement alignĂ© sur sa moyenne quinquennale. Le total atteint ainsi 5,95 millions de mĂštres carrĂ©s sur les 18 principaux marchĂ©s europĂ©ens Ă©tudiĂ©s. Cette tendance globale masque toutefois des rĂ©alitĂ©s trĂšs contrastĂ©es selon les gĂ©ographies. Plusieurs marchĂ©s se dĂ©marquent nettement, Ă commencer par Francfort qui enregistre la meilleure performance de son histoire sur les vingt derniĂšres annĂ©es, avec une progression de 63 % par rapport au troisiĂšme trimestre 2024. Cette dynamique rĂ©sulte en grande partie du retour dâopĂ©rations significatives portĂ©es par les grands acteurs du secteur financier, parmi lesquels Commerzbank au premier trimestre (73 000 mÂČ), KPMG au deuxiĂšme trimestre (33 400 mÂČ) ou encore ING-DiBa au premier trimestre (32 400 mÂČ).
Londres affiche Ă©galement une Ă©volution favorable, avec une hausse de 24 % sur un an, encouragĂ©e par une amĂ©lioration de la confiance dans plusieurs secteurs clĂ©s, mĂȘme si les transactions restent majoritairement de taille petite Ă moyenne. Barcelone et Dublin évoluent elles aussi au-dessus de leurs moyennes Ă cinq ans, avec respectivement une progression de 18 % et 14 % par rapport au troisiĂšme trimestre 2024. Ces dynamiques positives contrastent avec dâautres marchĂ©s oĂč la demande reste plus faible, crĂ©ant une lecture Ă plusieurs vitesses du marchĂ© europĂ©en.

Vacance : Un écart qui se creuse entre centres et périphéries
Lâanalyse de la vacance confirme Ă©galement une segmentation croissante du marchĂ©. Ă fin septembre, le taux de vacance moyen en Europe sâĂ©lĂšve Ă Â 9,3 %, soit une hausse de 60 points de base par rapport Ă lâannĂ©e prĂ©cĂ©dente. Cette augmentation sâexplique principalement par le dĂ©calage persistant entre une offre en progression et une demande encore sĂ©lective. Les centres-villes, en particulier les quartiers centraux dâaffaires, conservent des niveaux de disponibilitĂ© trĂšs limitĂ©s, notamment pour les immeubles modernes rĂ©pondant aux standards actuels. Dans ces zones, la vacance se situe Ă 5,4 %, soit seulement 20 points de base de plus quâun an auparavant.
La situation diffĂšre nettement dans les marchĂ©s secondaires oĂč la vacance atteint 10,9 %, en progression de 80 points de base. Barcelone illustre de maniĂšre frappante cette divergence : la vacance nây est que de 2,1 % dans le QCA, tandis quâelle approche 14 % dans les quartiers non centraux. Des disparitĂ©s importantes sont Ă©galement observĂ©es Ă Â Paris et Bruxelles, tandis que les marchĂ©s allemands affichent une distribution plus homogĂšne entre leurs diffĂ©rents sous-marchĂ©s.
La tendance gĂ©nĂ©rale est par ailleurs renforcĂ©e par le ralentissement des mises en chantier. Lâincertitude Ă©conomique, conjuguĂ©e Ă lâaugmentation de la vacance, pousse les promoteurs Ă diffĂ©rer une partie de leurs projets. Cette diminution des livraisons Ă venir pourrait contribuer Ă absorber progressivement lâoffre existante, en particulier pour les actifs correspondant au triptyque attendu par les utilisateurs : localisation, qualitĂ© et prix.

Loyers prime : Une hausse généralisée portée par la rareté
La pression observĂ©e sur les actifs les mieux situĂ©s continue dâalimenter une hausse des loyers prime dans la majoritĂ© des mĂ©tropoles europĂ©ennes. La faible disponibilitĂ© sur les marchĂ©s centraux et la prĂ©fĂ©rence nette des utilisateurs pour des immeubles haut de gamme accĂ©lĂšrent ce mouvement. Sur un an, les loyers prime progressent en moyenne de 4,1 %. Cette hausse nâest toutefois pas uniforme. Francfort enregistre une progression de 10 %, tandis que Milan et Londres Centre affichent chacune une hausse de 6 %. Ă Londres, le loyer prime dĂ©passe mĂȘme pour la premiĂšre fois les 2 000 âŹ/mÂČ, franchissant ainsi un seuil symbolique. Cette dynamique est soutenue par le fait quâun nombre croissant dâentreprises â en particulier dans la banque, les tĂ©lĂ©coms, lâautomobile et lâaĂ©ronautique â renforcent leurs politiques de prĂ©sence sur site. Ce phĂ©nomĂšne favorise naturellement les emplacements les plus centraux et les immeubles les plus qualitatifs, accentuant la segmentation du marchĂ© selon lâĂąge et lâĂ©tat du parc.

Investissement : Un mouvement haussier qui se confirme
Les volumes dâinvestissement tĂ©moignent Ă©galement dâune amĂ©lioration progressive. Entre janvier et septembre 2025, le marchĂ© europĂ©en de lâimmobilier dâentreprise totalise 113,2 milliards dâeuros, soit une hausse de 5 % par rapport Ă la mĂȘme pĂ©riode en 2024. Sur douze mois glissants, cette progression atteint 19 %, portant le volume total Ă Â 167,8 milliards dâeuros.
Le segment des bureaux suit cette tendance, avec prĂšs de 30 milliards dâeuros investis depuis le dĂ©but de lâannĂ©e, en progression de 6 %. Cette croissance est soutenue par plusieurs opĂ©rations de grande envergure rĂ©alisĂ©es dans des marchĂ©s clĂ©s tels que le Royaume-Uni, la France ou encore lâAllemagne. Parmi les transactions emblĂ©matiques figurent lâacquisition dâUpper West au sud-est de Berlin au premier trimestre et celle de Solstys dans le QCA parisien au troisiĂšme trimestre.
Les dynamiques nationales confirment cette embellie. La France, le Royaume-Uni et lâAllemagne affichent chacune une croissance dâenviron 13 %, pour un total de 16 milliards dâeuros. LâEspagne se distingue particuliĂšrement avec une accĂ©lĂ©ration de 105 % qui lui permet dâatteindre 1,7 milliard dâeuros, un niveau en ligne avec sa moyenne Ă cinq ans. Les Pays-Bas (+29 %) et lâItalie (+14 %) franchissent Ă©galement le seuil du milliard dâeuros investis.

Taux prime : Un plateau atteint aprĂšs le cycle de repricing
Lâenvironnement macroĂ©conomique contribue lui aussi Ă cette stabilisation. Lâinflation de la zone euro se situe autour de 2,1 % et la Banque centrale europĂ©enne semble arrivĂ©e au terme de son cycle dâassouplissement monĂ©taire. Depuis juin 2024, le taux de dĂ©pĂŽt a Ă©tĂ© abaissĂ© de 3,75 % Ă Â 2 %, ce qui marque la fin du cycle dâajustement des valeurs immobiliĂšres engagĂ© depuis mi-2022.
Les taux de rendement prime ont ainsi reculĂ© progressivement au cours des derniers mois. Les actifs situĂ©s dans les quartiers les plus centraux bĂ©nĂ©ficient dâune stabilisation des valeurs dĂ©jĂ amorcĂ©e, tandis que les immeubles en zone secondaire continuent de sâajuster. Les premiers signes de compression observĂ©s fin 2024 se confirment au troisiĂšme trimestre 2025, notamment Ă Paris, Londres et Milan, oĂč les taux prime se situent dĂ©sormais autour de 4 %. Selon Ătienne PronguĂ©, cette Ă©volution traduit une sĂ©lectivitĂ© accrue des investisseurs, qui privilĂ©gient dĂ©sormais les actifs premium, situĂ©s sur les marchĂ©s les plus liquides et les plus dynamiques.

Tableau récapitulatif des indicateurs clés
Indicateur | Valeur / Ăvolution |
Volume placĂ© T3 2025 | 5,95 M mÂČ |
Progression T3 2025 | +2 % |
Vacance moyenne Europe | 9,3 % |
Vacance QCA | 5,4 % |
Vacance zones secondaires | 10,9 % |
Loyers prime Europe | +4,1 % |
Loyers prime Francfort | +10 % |
Loyers prime Milan / Londres | +6 % |
Investissements 9M 2025 | 113,2 Md⏠|
Investissements 12 mois glissants | 167,8 Md⏠|
Investissements bureaux | ~30 Md⏠|
Croissance France / UK / Allemagne | +13 % |
Croissance Espagne | +105 % |
Taux prime (Paris, Londres, Milan) | ~4 % |
Source : CommuniquĂ© officiel de BNP Paribas Real Estate, intitulĂ© « MarchĂ© des bureaux en Europe : la reprise se dessine Ă lâhorizon 2026 »
Ă lire Ă©galement :Â
AccĂšs Valeur Pierre : Une distribution de 7,36 âŹ/part au 3T 2025
| Les points importants pour la SCPI Opus Real | ||
| Type de support
SCPI
Société Civile de Placement Immobilier |
Catégorie Bureau SCPI de rendement | Minimum de souscription 5 parts 1625.00 ⏠|
| Opus Real bulletin trimestriel | ||
Ă propos de lâauteur
Jonathan Dhiver
J'ai fondé MeilleureSCPI.com, Meilleur-GF.com, Meilleur-GFV.com, et Epargne-Mensuelle.com. J'adore tout ce qui touche à l'épargne, l'éducation financiÚre, et la fixation d'objectifs. Je pense qu'une des clés est de mettre de l'argent de cÎté dÚs le début du mois. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à me contacter (via le formulaire de contact) !