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Flat Tax 2026 : tout comprendre sur le PFU à 31,4 % et son impact sur vos placements
Depuis son instauration par la loi de finances pour 2018, la flat tax — officiellement appelée Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) — a profondément redessiné la fiscalité de l'épargne en France. À compter du 1er janvier 2026, une réforme majeure modifie la donne : le taux global du PFU passe de 30 % à 31,4 % sur la plupart des revenus du capital mobilier, en raison d'une hausse des prélèvements sociaux adoptée dans le cadre du PLFSS 2026 et confirmée par l'administration[1][3][5][8]. Mais tous les placements ne sont pas logés à la même enseigne.
Ce guide complet vous explique tout ce qu'il faut savoir sur la flat tax en 2026, ses mécanismes, les placements concernés, les stratégies d'optimisation et les cas particuliers — notamment pour les investisseurs en SCPI.
Qu'est-ce que la flat tax ?
Définition et principe fondamental
La flat tax, ou Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), est un impôt à taux fixe qui s'applique aux revenus du capital mobilier et aux plus-values de cession de valeurs mobilières. Contrairement au barème progressif de l'impôt sur le revenu — qui taxe davantage les tranches de revenus élevées —, le PFU applique un taux unique, identique pour tous les contribuables, quel que soit le niveau de leurs revenus[2][3][4][8].
Ce mécanisme a été introduit par la loi de finances pour 2018, avec l'objectif de simplifier la fiscalité de l'épargne, d'améliorer la lisibilité pour les investisseurs et de renforcer l'attractivité de la France pour les capitaux. Avant 2018, la taxation des revenus du capital reposait sur :
- des régimes fiscaux multiples selon les supports ;
- des abattements pour durée de détention complexes ;
- des barèmes spécifiques et des prélèvements sociaux variables.
Le PFU a mis fin à cette complexité en instaurant un taux unique et prévisible[2][3].
Les termes " flat tax " et " PFU " désignent exactement la même chose. Le premier est le terme anglais popularisé dans le débat public, tandis que le second est le terme juridique utilisé dans le Code général des impôts (CGI). Comparer " flat tax " et " PFU " n'a donc aucun sens : la vraie question est de savoir s'il vaut mieux opter pour le PFU ou pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu[2][3][4].
Composition du taux
Le PFU se décompose en deux volets distincts en 2026 :
- 1. L'impôt sur le revenu (IR) : 12,8 %
Cette composante reste inchangée depuis 2018 et n'a pas été modifiée par la réforme de 2026[2][3][4][6]. - 2. Les prélèvements sociaux : 18,6 % pour la majorité des revenus mobiliers
Depuis le 1er janvier 2026, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 relève le taux global des prélèvements sociaux sur de nombreux revenus du capital de 17,2 % à 18,6 %, en augmentant la CSG et en créant un financement supplémentaire affecté à la dépendance[1][3][5][8].
La décomposition des prélèvements sociaux pour les revenus concernés est désormais la suivante :
- CSG (Contribution Sociale Généralisée) : portée à 10,6 % sur les revenus mobiliers visés par la réforme[3][5] ;
- CRDS (Contribution pour le Remboursement de la Dette Sociale) : 0,5 % ;
- Prélèvement de solidarité : 7,5 %.
Le taux global du PFU passe donc à 31,4 % (12,8 % + 18,6 %) pour la majorité des revenus du capital mobilier (dividendes, intérêts, plus-values sur valeurs mobilières, gains sur crypto-actifs)[2][3][4][6][8].
Cependant, certains placements conservent des prélèvements sociaux au taux de 17,2 % et donc un PFU global à 30 %. Les analyses spécialisées citent notamment, parmi les produits restant au taux de 30 %, certains contrats d'assurance-vie et plans d'épargne (PEP, anciens PEL/CEL selon leur date d'ouverture)[3][6]. Les revenus fonciers restent, eux, imposés au barème progressif avec des prélèvements sociaux à 17,2 %.
Les revenus concernés par la flat tax
Revenus soumis au PFU
Le PFU s'applique de plein droit aux catégories de revenus suivantes[2][3][4][6][8] :
- Dividendes : qu'il s'agisse de dividendes versés par des sociétés françaises ou étrangères, ils sont soumis au PFU. En 2026, le taux global est de 31,4 %. Un acompte de 12,8 % (part IR) est prélevé à la source par l'établissement payeur, sauf dispense possible sous conditions de revenu[2][3][8].
- Intérêts : les intérêts de comptes à terme, livrets bancaires fiscalisés, obligations, comptes courants d'associés et produits de placements à revenu fixe entrent dans le champ du PFU à 31,4 % lorsqu'ils sont détenus hors enveloppe fiscale[2][3][6][8]. Les intérêts des livrets réglementés (Livret A, LDDS, LEP, livret jeune) restent totalement exonérés d'impôt et de prélèvements sociaux.
- Plus-values mobilières : les gains réalisés lors de la cession d'actions, d'obligations, de parts d'OPC (OPCVM, FCP, SICAV), d'ETF ou de tout autre titre financier détenu sur un compte-titres ordinaire sont soumis par défaut au PFU de 31,4 % en 2026. Les moins-values sont imputables sur les plus-values de même nature pendant 10 ans[2][3][6].
- Gains sur crypto-actifs : depuis la loi de finances pour 2019, les gains réalisés lors de la conversion de crypto-actifs en monnaie ayant cours légal ou en contrepartie d'un bien ou service sont soumis au PFU. En 2026, ces gains restent dans le champ du PFU au taux global de 31,4 %, sauf option pour le barème[3][4][6].
- Distributions d'OPC : les revenus distribués par les organismes de placement collectif (OPCVM, FCP, SICAV) sont soumis au PFU selon leur nature (dividendes, intérêts, plus-values), au taux de 31,4 % s'ils sont perçus en dehors d'une enveloppe type PEA ou assurance-vie[2][3][4].
- Revenus de certains investissements alternatifs : les revenus issus de l'immobilier fractionné ou de certains placements de crowdfunding traités comme revenus de capitaux mobiliers (RCM) entrent également dans le champ du PFU à 31,4 % en 2026[2].
Revenus exclus du PFU
Plusieurs catégories de revenus échappent au PFU et suivent des régimes fiscaux spécifiques[2][3][6] :
- Revenus fonciers : les loyers perçus en direct (y compris via des SCPI en détention directe) ne relèvent pas du PFU. Ils sont soumis au barème progressif de l'impôt sur le revenu, majoré de 17,2 % de prélèvements sociaux (taux qui n'est pas relevé à 18,6 % pour cette catégorie en 2026).
- Plus-values immobilières : elles sont soumises à un régime propre avec un taux d'impôt de 19 % et 17,2 % de prélèvements sociaux, assortis d'abattements pour durée de détention pouvant conduire à une exonération totale au bout de 22 ans pour l'IR et 30 ans pour les prélèvements sociaux.
- Produits des livrets réglementés : Livret A, LDDS, LEP, livret jeune restent totalement exonérés d'impôt et de prélèvements sociaux.
- Revenus du PEA après 5 ans : exonérés d'impôt sur le revenu ; seuls les prélèvements sociaux (au taux en vigueur à la sortie) sont dus. En 2026, certains acteurs retiennent un taux global de 18,6 % pour les gains soumis aux prélèvements sociaux, ce qui renchérit légèrement la fiscalité de sortie, même si l'avantage d'exonération d'IR reste très fort[3][6].
Ce qui change en 2026 : la hausse à 31,4 %
L'origine de la réforme
La partie " recettes " de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (PLFSS / LFSS 2026), adoptée fin 2025, confirme le relèvement de la flat tax de 30 % à 31,4 % sur les revenus du capital soumis au PFU[1][5][8]. La hausse résulte de l'augmentation des prélèvements sociaux, via un relèvement de la CSG sur certains revenus de capitaux mobiliers, portant le taux global de contributions sociales à 18,6 % et, par ricochet, le PFU à 31,4 %[3][5][8].
Quels placements sont concernés par la hausse ?
Les placements suivants voient leur taxation passer à 31,4 % de PFU en 2026[1][2][3][4][6][8] :
- Dividendes d'actions et parts sociales en compte-titres ;
- Intérêts d'obligations, de comptes à terme, de comptes-titres rémunérés et autres placements à revenu fixe détenus hors enveloppe ;
- Plus-values mobilières (hors PEA) sur actions, obligations, parts sociales, OPC, ETF, etc. ;
- Gains de cession sur crypto-actifs réalisés par les particuliers dans le cadre de la gestion de leur patrimoine privé.
En revanche, certains placements conservent un taux global de 30 % ou un régime distinct[3][6] :
- Assurance-vie : selon la date des versements, le montant total versé et l'ancienneté du contrat, les produits restent souvent soumis à un taux global de 30 % (12,8 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux) lorsque le PFU s'applique ;
- Certains produits d'épargne réglementés et anciens plans (PEP, PEL/CEL ouverts avant les dernières réformes) conservent leur fiscalité spécifique, assimilable à un PFU global à 30 % pour les produits imposables ;
- Revenus fonciers (y compris SCPI en direct) : barème progressif + 17,2 % de prélèvements sociaux, maintenus hors champ du nouveau taux à 31,4 % ;
- Plus-values immobilières : régime spécifique inchangé (19 % + 17,2 %).
Flat tax ou barème progressif : comment choisir ?
Le PFU s'applique de plein droit, mais vous pouvez opter pour le barème progressif en cochant la case 2OP de la déclaration 2042. Cette option est globale et irrévocable pour l'ensemble des revenus concernés de l'année (dividendes, intérêts, plus-values mobilières, gains sur crypto-actifs, etc.)[3][4][8].
Quand le barème progressif est plus avantageux
- TMI à 0 % ou 11 % : l'impôt sur le revenu est nul ou faible, et vous bénéficiez de l'abattement de 40 % sur les dividendes, ainsi que de la déductibilité partielle de la CSG (6,8 points) du revenu imposable. Dans ces tranches, le barème est souvent plus intéressant que le PFU pour les dividendes, voire pour certains intérêts[3][4].
- Dividendes importants : l'abattement de 40 % combiné à la CSG déductible (6,8 %) peut rendre le barème plus attractif, surtout si vos autres revenus sont modérés et restent dans les tranches à 0 % ou 11 %[3][4].
Quand le PFU est plus avantageux
- TMI à 30 % ou plus : le PFU permet de plafonner l'impôt sur le revenu à 12,8 % sur les revenus du capital, ce qui devient très avantageux pour les intérêts et plus-values qui ne bénéficient d'aucun abattement[3][4]. Plus votre tranche marginale est élevée (41 % ou 45 %), plus le PFU est compétitif sur les revenus mobiliers classiques.
| Tranche marginale | Intérêts au barème (global) | Option favorable |
| 0 % | 17,2 % | Barème |
| 11 % | 27,45 % | Barème |
| 30 % | 45,16 % | PFU |
| 41 % | 55,41 % | PFU |
| 45 % | 59,14 % | PFU |
Focus sur les principaux placements : fiscalité détaillée
- Assurance-vie : en 2026, les produits restent soumis, dans la plupart des cas, à un taux global de 30 % (12,8 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux) lorsque le PFU s'applique[3][6]. Après 8 ans, l'enveloppe conserve ses avantages : abattement annuel de 4 600 € / 9 200 € pour un couple sur la part taxable, et taux d'IR réduit à 7,5 % sur la fraction des produits correspondant à des versements inférieurs à 150 000 € (tous contrats confondus).
- PEA : après 5 ans, les gains sont exonérés d'impôt sur le revenu ; seuls les prélèvements sociaux sont dus lors des retraits ou à la clôture. Avec la hausse des prélèvements sociaux, nombre de spécialistes retiennent un taux cible de 18,6 % pour la taxation sociale des plus-values en 2026, ce qui rend le PEA toujours très compétitif pour l'investissement en actions européennes[3][6].
- Compte-titres ordinaire : tous les revenus (dividendes, intérêts, plus-values, gains sur crypto-actifs) sont soumis par défaut au PFU de 31,4 % en 2026, sauf option globale pour le barème. C'est l'enveloppe à privilégier pour des stratégies flexibles, mais il faut intégrer ce nouveau niveau de taxation dans les simulations[2][3][4].
- SCPI :
- en détention directe : les revenus de SCPI sont des revenus fonciers imposés au barème progressif de l'IR, majoré de 17,2 % de prélèvements sociaux ; ils restent donc en dehors du PFU, même après la réforme.
- via assurance-vie : les revenus de SCPI logées dans une assurance-vie ne sont pas imposés directement. La fiscalité n'intervient qu'au moment du rachat du contrat, selon le régime de l'assurance-vie : PFU (souvent 30 % sur les produits concernés) ou barème, avec abattements après 8 ans. Cette structuration permet de transformer des revenus fonciers lourds en revenus de capitaux mobiliers fiscalement adoucis.
- via contrat de capitalisation : le traitement suit celui de l'assurance-vie, avec en plus un intérêt marqué pour la transmission (donation ou succession).
Cas particulier : la flat tax et les SCPI
Les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier), placement immobilier collectif de long terme, occupent une place à part dans la fiscalité de l'épargne et de la " pierre-papier ".
- Revenus fonciers de SCPI en direct : les loyers encaissés par la SCPI et redistribués aux associés sont des revenus fonciers. Ils sont exclus du PFU et imposés au barème progressif de l'IR, majoré de 17,2 % de prélèvements sociaux, le taux de prélèvements sociaux sur les revenus fonciers n'ayant pas été relevé à 18,6 % dans le cadre de la réforme[3]. Pour un contribuable à TMI élevée, la facture peut être sensiblement supérieure à 31,4 %.
- SCPI logées dans une assurance-vie : les revenus ne sont pas imposés au fil de l'eau. La fiscalité n'intervient qu'au moment du rachat, selon la fiscalité de l'assurance-vie (PFU 30 % ou barème, avec abattements après 8 ans). C'est une solution efficace pour lisser et atténuer la fiscalité des SCPI, tout en profitant de la souplesse de rachat de l'assurance-vie.
- Plus-values de cession de parts de SCPI : elles relèvent du régime des plus-values immobilières (19 % + 17,2 % de prélèvements sociaux), avec abattements pour durée de détention. Cette fiscalité reste distincte du PFU de 31,4 % appliqué aux plus-values mobilières.
Stratégies d'optimisation fiscale
La hausse de la flat tax à 31,4 % rend encore plus importante la mise en place d'une stratégie patrimoniale structurée, articulant enveloppes fiscales et supports d'investissement (actions, obligations, SCPI, assurance-vie, PEA, PER, etc.).
- Hiérarchiser les enveloppes fiscales : privilégiez les supports offrant une fiscalité avantageuse :
- PEA pour les actions européennes, avec exonération d'IR après 5 ans et seuls les prélèvements sociaux à la sortie ;
- Assurance-vie pour la diversification (fonds en euros, unités de compte, SCPI, OPCVM), avec abattements après 8 ans et taux réduit sur une partie des produits, souvent dans un cadre assimilable à un PFU global de 30 % ;
- PER pour préparer la retraite, avec déduction des versements de votre revenu imposable (avantage particulièrement fort si vous êtes dans une tranche marginale élevée) ;
- Compte-titres pour la flexibilité, en acceptant la flat tax à 31,4 % sur les revenus mobiliers et plus-values[2][3][6].
- Imputer les moins-values : les moins-values mobilières sont imputables sur les plus-values de même nature pendant 10 ans. Un bon suivi de votre " stock " de moins-values sur votre compte-titres permet de réduire significativement votre base imposable au PFU[2][3].
- Utiliser l'option 2OP à bon escient : pour les contribuables à TMI faible (0 % ou 11 %), l'option pour le barème progressif peut être plus intéressante, notamment sur les dividendes grâce à l'abattement de 40 % et à la CSG déductible[3][4].
- Demander la dispense d'acompte : en dessous de certains seuils de revenu fiscal de référence (RFR), il est possible de demander à être dispensé de l'acompte de 12,8 % sur les intérêts et dividendes, ce qui améliore votre trésorerie sans modifier le montant final d'impôt[3][8].
- Arbitrer la localisation de vos SCPI :
- SCPI à revenus (de rendement) logées de préférence dans une enveloppe protectrice (assurance-vie, PER, contrat de capitalisation) pour limiter l'impact du barème + 17,2 % de prélèvements sociaux en détention directe ;
- SCPI logées en direct plutôt réservées aux investisseurs bénéficiant déjà d'optimisations (déficit foncier, démembrement de propriété, etc.).
Le barème de l'impôt sur le revenu 2026
Pour comparer le PFU avec le barème progressif, il est indispensable de connaître le barème de l'impôt sur le revenu 2026, publié chaque année et indexé sur l'inflation. Les dernières données disponibles pour 2026 confirment des seuils revalorisés, mais la structure des tranches demeure proche de celle des années précédentes[3][4] :
| Tranche (par part) | Taux |
| Jusqu'à 11 497 € | 0 % |
| 11 497 - 29 315 € | 11 % |
| 29 315 - 83 823 € | 30 % |
| 83 823 - 180 294 € | 41 % |
| Au-delà de 180 294 € | 45 % |
Ce barème sert de référentiel pour juger de l'intérêt ou non de renoncer au PFU via la fameuse case 2OP.
Comparaison internationale
Le niveau de la flat tax française reste dans la moyenne haute des pays européens en 2026 :
- France : 31,4 % sur la plupart des revenus du capital (hors produits restés à 30 % comme une partie de l'assurance-vie)[2][3][6][8] ;
- Italie : prélèvement de 26 % sur les revenus de capitaux mobiliers ordinaires (hors régimes spécifiques) ;
- Allemagne : prélèvement forfaitaire (Abgeltungsteuer) d'environ 26,4 % (25 % + surtaxes) sur les revenus du capital ;
- Belgique : taxation de nombreux revenus mobiliers autour de 30 %, avec des régimes variables selon la nature des produits.
La France reste donc fiscalement exigeante sur les revenus du capital, ce qui renforce l'enjeu de la " bonne enveloppe " (PEA, assurance-vie, PER, contrat de capitalisation) et du bon mode de détention pour les SCPI.
Erreurs courantes à éviter
- Oublier le caractère global de l'option : la case 2OP s'applique à tous les revenus concernés de l'année. Il est impossible de choisir le PFU pour certains revenus et le barème pour d'autres[3][4].
- Omettre la déclaration des crypto-actifs : les comptes sur plateformes étrangères doivent être déclarés (formulaire 3916-bis) et les gains imposés au PFU de 31,4 % ou au barème si vous avez opté pour ce dernier[3].
- Confondre PFU et prélèvement à la source : le PFU est un mode de taxation des revenus du capital, distinct du prélèvement à la source appliqué aux salaires et pensions[3][8].
- Penser que la CSG est déductible sous PFU : sous PFU, la CSG n'est pas déductible du revenu imposable, contrairement au barème où une fraction (6,8 points) reste déductible l'année suivante[3][4].
- Sous-estimer la fiscalité des SCPI en direct : les revenus fonciers de SCPI ne relèvent pas du PFU. Ils subissent le barème + 17,2 % de prélèvements sociaux, ce qui peut être nettement plus lourd qu'un PFU à 31,4 % pour un contribuable imposé à 30 %, 41 % ou 45 %.
Questions fréquentes
Les SCPI sont-elles soumises au PFU ?
Non, pas lorsqu'elles sont détenues en direct : leurs revenus sont des revenus fonciers imposés au barème progressif + 17,2 % de prélèvements sociaux. En revanche, des SCPI logées dans une assurance-vie ou un contrat de capitalisation sont fiscalisées selon le régime de cette enveloppe (PFU ou barème, avec avantages propres à l'assurance-vie).
La CSG est-elle déductible en cas de PFU ?
Non. Sous flat tax, la CSG n'est pas déductible du revenu imposable. La déductibilité partielle (6,8 points) ne joue que si vous optez pour le barème progressif, ce qui peut améliorer l'intérêt du barème pour certains contribuables dans les tranches basses à moyennes[3][4].
Conclusion
La flat tax à 31,4 % en 2026 renchérit la fiscalité des dividendes, intérêts et plus-values mobilières détenus hors enveloppe, et s'applique désormais à une large palette de revenus financiers (y compris crypto-actifs), tandis qu'une partie de l'assurance-vie, certains anciens plans d'épargne et les produits réglementés conservent des régimes plus favorables autour de 30 % ou de l'exonération[2][3][6][8]. Les revenus fonciers et les SCPI en direct restent à l'écart du PFU et continuent de relever du barème progressif + 17,2 % de prélèvements sociaux.
L'enjeu pour l'investisseur est de bien choisir entre PFU et barème selon sa tranche marginale d'imposition, la nature de ses revenus (dividendes, intérêts, plus-values, revenus fonciers) et l'enveloppe utilisée (compte-titres, PEA, assurance-vie, PER). Une allocation patrimoniale efficace passe par un arbitrage fin entre supports et enveloppes fiscales pour réduire la facture fiscale tout en respectant ses objectifs de rendement, de risque et de liquidité.
En cas de doute, il est recommandé de simuler les deux options (PFU et barème) sur l'ensemble de vos revenus mobiliers, d'intégrer l'impact des prélèvements sociaux à 18,6 % et d'évaluer la pertinence d'une détention de SCPI via assurance-vie ou contrat de capitalisation. L'accompagnement d'un expert en gestion de patrimoine ou d'un conseiller spécialisé en pierre-papier reste le meilleur moyen d'ajuster ces choix à votre situation personnelle.
À retenir
- Depuis le 1er janvier 2026, la flat tax sur les revenus du capital mobilier passe de 30 % à 31,4 % en raison de la hausse des prélèvements sociaux (CSG relevée à 10,6 %).
- Le PFU combine un impôt sur le revenu à 12,8 % et des prélèvements sociaux à 18,6 % pour la majorité des revenus mobiliers (dividendes, intérêts, plus-values, crypto-actifs).
- L'assurance-vie, certains anciens plans d'épargne et les revenus fonciers conservent une fiscalité plus favorable (PS à 17,2 % ou régime spécifique), sans basculer à 31,4 %.
- Le choix entre PFU et barème progressif (case 2OP) dépend de votre tranche marginale d'imposition et de la nature des revenus : le barème est souvent plus intéressant sous 30 % de TMI, notamment sur les dividendes.
- Les SCPI en direct ne sont pas soumises à la flat tax, mais à la fiscalité des revenus fonciers (barème + 17,2 %) ; logées dans une assurance-vie, elles bénéficient du régime de cette enveloppe, souvent plus favorable.
- Pour optimiser votre fiscalité, structurez vos placements entre PEA, assurance-vie, PER et compte-titres, et suivez vos moins-values pour les imputer sur vos plus-values.
Sources
- Loi de finances pour 2018 – instauration du Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU).
- Code général des impôts – dispositions relatives à la fiscalité de l'épargne et des revenus mobiliers.
- Doctrine administrative (BOFiP) – commentaires sur l'option pour le barème progressif (case 2OP) et la fiscalité des dividendes.
- Loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (LFSS / PLFSS 2026) – relèvement des prélèvements sociaux sur les revenus du capital.
- Comparaisons internationales des taux de prélèvements sur le capital (Italie, Allemagne, Belgique).
- Analyses et dossiers pédagogiques spécialisés sur la fiscalité de l'épargne et des SCPI, notamment sur meilleurescpi.com.
Conseil de l'expert
En tant qu'expert en gestion de patrimoine, je constate que la hausse de la flat tax à 31,4 % renforce l'intérêt d'une approche globale de votre épargne. Ne regardez plus vos placements un par un : raisonnez en allocation d'actifs et en allocation fiscale. Logez en priorité les actifs fortement taxés (obligations, fonds euros riches en intérêts, SCPI) dans des enveloppes fiscalement protectrices comme l'assurance-vie ou le PER, et réservez le compte-titres aux stratégies plus dynamiques (actions, ETF) pour lesquelles la flat tax reste compétitive.
Avant de cocher la case 2OP, simulez systématiquement l'impact sur l'ensemble de vos revenus mobiliers de l'année : une mauvaise option peut coûter plusieurs centaines, voire milliers d'euros. Attention notamment à l'effet de l'abattement de 40 % sur les dividendes — très puissant dans les tranches basses — et à l'absence de déductibilité de la CSG sous PFU, qui peut inverser le calcul selon votre situation.
Enfin, si vous détenez ou envisagez d'acquérir des SCPI, étudiez sérieusement leur détention via assurance-vie ou contrat de capitalisation : cette structuration permet souvent de lisser la fiscalité, d'éviter l'accumulation barème + prélèvements sociaux sur les revenus fonciers, et d'optimiser la transmission. Un bilan patrimonial personnalisé, intégrant votre TMI, vos projets (retraite, complément de revenus, transmission) et votre horizon de placement, reste le meilleur moyen d'ajuster ces choix à votre situation réelle.
À propos de l’auteur
Jonathan Dhiver
J'ai fondé MeilleureSCPI.com, Meilleur-GF.com, Meilleur-GFV.com, et Epargne-Mensuelle.com. J'adore tout ce qui touche à l'épargne, l'éducation financière, et la fixation d'objectifs. Je pense qu'une des clés est de mettre de l'argent de côté dès le début du mois. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à me contacter (via le formulaire de contact) !